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Haïti-Société : La Fête-Dieu et la dévotion populaire

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À l’occasion de la Fête-Dieu, en Haïti comme dans d’autres pays de la planète, de nombreux croyants ont toujours tenu à manifester leur foi religieuse. Dans une ambiance de piété populaire, un mélange de tradition et de foi s’observe à l’église comme dans les processions de rue, a constaté Haiti Press Network.



Ce jeudi 7 juin marque la Fête-Dieu. Tôt ce matin, le décor était déjà planté devant plusieurs maisons aux façades transformées en reposoirs qui embellissaient quelques artères de la capitale, a constaté un reporter de Haiti Press Network.

Il était 9 heures 30 du matin, des processions en provenance des paroisses différentes s’étiraient déjà dans plusieurs rues de Port-au-Prince. Des milliers de fidèles munis de leurs Bibles, de livres de chants et de chapelets, entonnent, le long du parcours, des cantiques liés à la Fête-Dieu.

Si certains avaient l’air quelque peu éprouvés par l’intense chaleur de l’été, tous cependant extériorisaient la joie de célébrer la fête du Tout-puissant. Des scouts, comme à l’accoutumée, assuraient le bon déroulement de la parade de laquelle n’ont pas cessé de s’approcher des curieux tentant d’identifier des parents ou amis parmi les participants.

Dans les rue de Martissant et de Fontamara, une foule en procession a été également remarquée ce jeudi. Mais cette fois, le décor était un peu différent par rapport à celui observé à la Grand’rue. Les gens, pour la plupart étaient vêtus presqu’entièrement de blanc. De plus, un char équipé de quelques haut-parleurs créait l’animation sonore en plus d’une chorale interprétant des cantiques et des hymnes d’une simplicité majestueuse propre à la tradition de la Fête-Dieu. Tout au long de la procession, on a constaté ainsi une alternance de prières, de musique et de chants.

Une tradition de vieille date

Depuis des siècles, la Fête-Dieu donne lieu à des démonstrations de ferveur. La fête du très saint sacrement appelée, dans la langue liturgique, la fête du corps du Christ et, dans langue populaire, la Fête-Dieu est l’occasion où l’église, notamment catholique rend les honneurs publics et solennels au seigneur Jésus-Christ dans la sainte eucharistie. Cette fête date du XIIIe siècle.

Les préparatifs pour recevoir Dieu
De véritables tapis de pétales de roses sont répandus dans les rues et à l’entrée de certaines maisons, dont la devanture est ordinairement couverte de draps blancs et de feuilles de cocotier ou de palmier utilisées pour la circonstance. En outre, les chapelles paroissiales sont ornées de draps tendus et de bouquets de fleur. De petits autels sont dressés pour la dévotion des fidèles.

Le rituel de la procession
À la fin de la messe célébrée dans la matinée, l’assemblée se regroupe en cortège devant le presbytère pour la procession du saint sacrement. Fixée à une hampe, la croix ouvre le chemin. Traditionnellement, le défilé requiert la participation de diverses associations à caractère religieux, dont les membres portent le dais abritant le prêtre et le saint sacrement.

La procession prend souvent une allure fastueuse avec le prêtre sous le dais, l’ostensoir doré, la longue file d’enfants de chœur, les bannières et les chants des fidèles guidés par les prélats. Sur leur passage, les portes et les fenêtres s’ouvrent, les gens se signent et applaudissent la procession.   

Selon une source religieuse contactée à ce sujet, l’on organise une procession solennelle le jour de la Fête-Dieu pour sanctifier et bénir, par la présence spirituelle de Jésus-Christ, les rues et les maisons des villes et des villages.

Les processions du saint sacrement exposé dans l’ostensoir ont commencé après l’institution de la Fête-Dieu. Néanmoins, avant cette époque, il existait des processions à travers lesquelles on transportait le saint sacrement enfermé dans un tabernacle.

D’après certains historiens, ce n’était pas le saint sacrement en tant que tel qu’on voulait honorer, mais plutôt Jésus-Christ lui-même, considéré tel qu’il était dans quelques-unes des circonstances de sa vie terrestre. Par exemple, dès le VIIe siècle, dans certaines églises, on portait le saint sacrement à la procession destinée à honorer l’entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem, le jour des rameaux.



Alix Laroche
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Photo: Jonas Laurince

 

 

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