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Haïti: Test cognitif avec des personnes handicapées en vue du prochain recensement national

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Un nouveau module a été ajouté dans le questionnaire élaboré pour le prochain recensement national. Celui visant à identifier les personnes handicapées. Cette partie du document est actuellement soumis à un test cognitif auprès d'un échantillon de la population grâce au support de l'Organisation des Etats Américains, pour en vérifier la clarté et la concision.

 

 

Réunies en atelier focus groupe dans les locaux du Bureau du Secrétaire d’Etat à l’Intégration des Personnes Handicapées (BSEIPH), 10 personnes handicapées ont travaillé sur la terminologie du questionnaire "Fonctionnement et activités", élaborée en plusieurs points tels que le profil de l’enquêté, son niveau d’étude, sa situation par rapport à l’emploi, son revenu, ses problèmes de santé, ses outils d’aide au fonctionnement, entre autres. D’autres ateliers sont organisés dans différents départements à travers le pays avec d’autres personnes en situation de handicap.

Plusieurs séances de travail ont précédemment été réalisées entre le BSEIPH, l’Institut Haïtien de Statistique et d'Informatique (IHSI) et Sophie Mitra pour la conception du document. Mme Mitra est professeur d’économie à  Fordham aux Etats-Unis et spécialiste dans les questions liées aux thèmes handicap. Elle a mis son expertise au service du BSEIPH et de l’IHSI et a travaillé sur la finalisation du module "Fonctionnement et Activités" du questionnaire du recensement.

« Notre souci est de nous assurer que le questionnaire sera complètement compréhensible aux personnes à qui il sera adressé », a fait savoir Ilionor Louis, sociologue, responsable du test cognitif. « C’est l’occasion de découvrir la représentation que se font les personnes de leur maladie ou de leur handicap. Une chose impressionnante est de constater qu’un aspect mystique est fortement attribué aux causes du handicap », a continué M. Ilionor.

Les participants du groupe sont majoritairement illettrés et vivent avec un handicap moteur, physique, ou sensoriel. L’échantillon a été identifié conjointement avec le BSEIPH. Pendant les séances de travail, les questions sont lues et la compréhension des participants est vérifiée, les réponses des participants présentant le type de handicap en débat sont ensuite collectées. Il leur est aussi demandé si la question peut se poser à d’autres personnes.

S’il n’est pas nécessaires de réaliser d’importantes adaptations dans le module, ces échanges sont des plus riches et sont d’un grand apport dans la finalisation du document, a expliqué dit le sociologue et professeur à l’Université d’Etat d’Haïti. Il a pris comme exemple les interactions autour de la question " Eske w wè ? ". « Pour la première fois depuis qu’on a commencé le travail un participant a mentionné que ne pas savoir lire est pour lui un handicap l’empêchant de voir ». Plus loin, à la question "Eske w itilize linèt ?", un participant a fait la surprenante remarque de spécifier le type de lunettes. « On devrait clairement préciser le type des lunettes pour que l’enquêté ne confond pas verres et lunettes de soleil ou autre type », a suggéré le participant.

 

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