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Haïti-Société : des métiers trompe-chômage, mais utiles

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Les petits métiers, très souvent pratiqués par des gens en quête de survie en Haïti, sont dévalués. Cependant, ils rendent pas mal de services à leurs pratiquants immédiats mais aussi à la société.  Haïti Press Network a rencontré Ti Jean, cireur de bottes depuis tantôt 10 ans, originaire de Kenscoff.

Les pratiquants des petits métiers tels que : aiguiseur d’armes blanches, vannier-chapeliers, rempailleurs de chaises, cireurs de bottes pour ne citer que ceux-là, se trouvent dans les grandes comme dans les villes secondaires du pays. Ils fonctionnent dans l’indifférence des uns et des autres. Pourtant, leurs activités constituent une part tout aussi importante dans la vie socio-économique de la République.

Ces petites activités marginales, fruits parfois de l’imagination rendent de grands services. Le cas de Ti Jean en est un.

Ti Jean accompagne sa petite boite et sa cloche servant à annoncer son passage depuis 10 ans. Il arpentait les rues de Port-au-Prince lorsqu’il ne fait pas escale devant des institutions, endroits stratégiques où trouver plus facilement des éventuels clients.

Dans l’angoisse, le mépris et la désillusion, Ti Jean exerce ce métier de survie depuis environ une décennie. Mais il parvient malgré tout, à tirer les épingles du jeu. Car dans ce métier qui ne rapporte que rarement quelques sous, Ti Jean met quand même au monde, en complicité avec sa femme Nadine, deux enfants qui mangent et boivent aux frais de la petite boite qu’il traine avec lui à longueur de journée.

À côté de ses soucis familiaux, ce machin lui a permis d’acheter une motocyclette qui offre des services de taxi dans la capitale. En plus, il en trouve également de quoi s’occuper de ses jardins à Kenscoff, pratiquement tous les ans, nous raconte-t-il.

« Je fais ce métier de cireur de bottes depuis 2004. Il ne m’offre pas grand-chose mais il m’a quand même aidé à assurer une certaine survie avec ma famille », déclare Ti Jean à un reporter de HPN.

« Je laisse ma maison tous les matins vers 5 heures. Je rentre parfois chez moi à 7 heures du soir. Mes journées me rapportent parfois 200, 250, 300 gourdes. Avec mes économies, j’ai fini par m’acheter une motocyclette », se félicite notre interlocuteur.

Le métier de cireur de bottes est surtout pratiqué par des hommes qui viennent de différentes régions du pays. Ils sont très utiles à la société surtout lorsque les chaussures sont barbouillées de boue en saison pluvieuse et/ou de poussière en période de sécheresse.

Les petits métiers semblent de plus en plus faire l’objet d’un passage obligé de subsistance et de production dans une société haïtienne où les emplois sont difficiles et les ressources, d'une énorme précairité.

Alix Laroche

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