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Haïti-politique: En 2013, Michel Martelly prendra-t-il le chemin de la raison ?

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Alors que les années passent c’est sans doute maintenant que le président Martelly commence à prendre conscience des enjeux de la présidence. Passés les premiers moments de confrontation avec la presse et les longs bras de fer avec le Parlement, le président est, au virage de sa troisième année au pouvoir, en train de corriger le tir.


(contribution : Markendy Simon  )

 

 

De moins en moins artiste, un peu plus cohérent, le président semble vouloir entrer en 2013 avec des gants qui lui vont. Le président sait enfin que la route est longue et semée d’embuches, qu’il faut économiser son souffle. L’horizon quinquennal est à 2015.

En se dépouillant peu à peu de son chauvinisme, le voilà en train de revenir à l’essentiel, ce pour quoi il a été élu et sur quoi il sera jugé : Les réformes.

Les débuts d’émeutes qui se sont succédé, ont, en quelque sorte, permis au chef de l’Etat de voir les choses en grandeur réelle. Quoique jusqu’à présent, il avait rarement montré le profil d’un homme susceptible d’admettre ses erreurs.
Surtout quand il fait des succès des autres les siens.

Mais certains de ses conseillers préfèrent fermer les yeux sur la réalité, d’autres prétendent que le chef de l'Etat détient un pouvoir blindé et lui souhaitent qu’à lui un second mandat. Cependant, il faut revenir sur les promesses de campagne et répondre à l'immense espoir soulevé par l'élection de l'animateur musical à la première magistrature de l'état.
Aujourd’hui, Haïti est reconnu comme Super puissance de la pauvreté. Il nous faudra faire beaucoup d'efforts, faire face au défi de gagner une place dans la mondialisation et par-dessus stopper la dégradation du pays.

Tout bouge autour de nous (Non dans le sens du roman de Dany Laférrière). Les pays émergents, Brésil et consorts, maitrisent des techniques, créent une place aux technologies de pointe, laissant derrière eux l’urgence des matières premières et des céréales de base. Ils produisent et épargnent.

Pour éviter au peuple mobilisé lors des élections à coups de promesses une grosse désillusion, le président avait choisi de cacher la vérité de la rigueur, choisissant de préférence l’anesthésie des chiffres.


Hélas, le monde en crise économique, la récession américaine, la mission des Clinton en Haïti, le commerce de la misère par certaines ONG, les exigences de la MINUSTAH le ramènent à la raison.

Les tentatives d’ouvertures de sa politique "à gauche" aura été une stratégie quand à droite le président n'a pas trouvé le soutien qu'il était en droit d'espérer. a-t-il répété à maintes reprises depuis son arrivée au pouvoir.

Après la liste des "E" de son programme quinquennal, fallait-il en inventer d'autres ?, le président a décidé de créer de nouvelles taxes sans l'aval du Parlement. Après la sensation crée autour du programme d’éducation gratuite et universelle pour tous, après la mise en place de programmes sociaux, tels Ti manman cheri ou Ede Pèp, il est clair qu’il a fallu moins de deux ans pour comprendre que les réformes réelles étaient oubliées. La justice, l'état de droit, la lutte contre la corruption...

Comme pour échapper à la sentence finale, en Décembre 2013, son excellence Monsieur le Président de la république, entouré de son cabinet ministériel, se livrera à un exercice de contrition sans précédent. Mea culpa!


"Mea Culpa, Maxima Culpa", aura dit le chef de l’Etat. En ce jour là, l’humilité sera "excuse" et les aveux officiels "porte de sortie".  

Pour le chef de l’Etat qui, dès  son arrivée au pouvoir le 14 mai 2011, avait fait choix de laisser peu d’espace politique aux partis politiques, il sera plus équitable de partager les blâmes.    dira t-il avec un air contrit.

Michel Martelly abordera la troisième année de son quinquennat avec une détermination forte mais sans racines. Il s’économisera sur le plan médiatique et exigera mieux de son équipe.

En 2013, Michel Martelly devra arrêter de faire campagne, de partir en vadrouille, de promettre l’irréalisable.


L’un de ses mérites, impalpable mais puissant, restera d’avoir montré à la soit disant classe politique haïtienne, toute la véracité de l’aphorisme d’Aristote, la nature a horreur du vide.

 

Markendy Simon   - Journaliste- Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

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