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Haïti-République Dominicaine : Les marchés transfrontaliers, un vrai casse-tête (Reportage)

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Le mode de fonctionnement des marchés transfrontaliers haïtiano-dominicains constitue un vrai casse-tête. Les conditions dans lesquelles s’effectuent la traversée des commerçants et des commerçantes haïtiens vers la République Dominicaine ne font pas du tout honneur aux deux pays, constate un reporter de Haïti Press Network.

 

La manière dont nos compatriotes tiennent leur négoce à la frontière Malepasse/Jimani nous avait déjà laissé une image désolante et révoltante à l’esprit. Néanmoins, notre visite à la frontière Ouanaminthe/Dajabòn la semaine dernière, nous a permis de constater encore pire.

Arrivés à la frontière Ouanaminthe/Dajabòn, nous avons été plongés d'emblée dans un univers bruyant, animé de marchés désordonnés où, constate-t-on, les commerçants (tes) haïtiens montent un calvaire presqu’au quotidien.

Les femmes sont les plus remarquées en ces lieux. Venant notamment de tout le grand Nord, sur toute la route, juchées sur des camions, en équilibre précaire, ou entassées comme des sardines au-dessus des sacs de marchandises, elles parcourent des centaines de kilomètres pour atteindre l’autre bout de l’île, au péril de leur vie.

La traversée de la frontière Ouanaminthe/Dajabòn, observe-t-on, est très difficile pour nos compatriotes. Pour atteindre les marchés ou même certaines villes de la République voisine, ils font des tentatives pour traverser la frontière en jouant au chat et à la souris avec les douaniers dominicains.

Un habitué de la zone nous explique que, dès l’aube, quelques-uns d’entre eux (hommes et femmes) tentent vainement de passer par la rivière Massacre où les militaires dominicains montent la garde et sont aux aguets . Contraints par les soldats étrangers, ils sont donc obligés de revenir bredouille sur leurs pas, attendant l’ouverture de la barrière frontalière qui conduit à Dajabòn.

A l'ouverture de la barrière, débute une véritable cohue pour la traversée. Les commerçants se bousculent littéralement, évidemment au risque de se faire frapper par les forces de l’ordre.

« Ceux qui arrivent à franchir les villes dominicaines pour écouler leurs produits, sont souvent rembarqués vers Haïti par les militaires de la République voisine après avoir vu leurs marchandises confisquer», raconte notre interlocuteur.

De l’avis d’une commerçante, déjà victime de cette situation de « sauve qui peut », le système d’échange à la frontière défavorise les petits commerçants haïtiens. Ils sont obligés, fait-elle savoir, de payer deux taxes, une à l'entrée et l'autre à la sortie des produits.

Plusieurs de ces débrouillards, notamment les femmes souhaitent un accord commercial entre les deux pays afin d'améliorer la situation des commerçants.

« Ce qui nous empêcherait de subir des exactions », espèrent-ils, avant d’appeler les autorités des deux États à se pencher particulièrement sur les conditions matérielles des marchés transfrontaliers.


Alix Laroche

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