Haïti-Sécurité : Des regroupements de religieux exigent la libération des missionnaires

Securite
Typographie

 

 

La Conférence haïtienne des religieux (CHR) exige la libération immédiate et inconditionnelle des missionnaires parmi lesquels deux français enlevés le weekend écoulé. Dans une note publiée le 12 Avril, l’archevêque de Port-au-Prince, Mgr Max Leroy Mésidor qualifie de lamentable et révoltante la situation sécuritaire actuelle. Dans l’intervalle, la Conférence des évêques de France ainsi que la Conférence des Religieux et religieuses de France se sont solidarisées avec la CHR tout en invitant les preneurs d'otages à ne pas ajouter de la haine là où se trouve déjà la pauvreté.

 

Une descente aux enfers de la société haïtienne, c’est la lecture faite de la situation actuelle du pays par l’Archevêché de Port-au-Prince environ 24 heures après l’enlèvement des religieux par les membres de 400 Marozos. Tandis que la violence des bandits prend de la proportion sans que les autorités ne puissent contrer leurs actions, l’archevêché de Port-au-Prince demande aux autorités de l’Etat de s’assurer que les personnes séquestrées soient le plus rapidement relâchées sans versement de rançon. Un retour au calme et l’amélioration du climat sécuritaire sont également souhaités par l’archevêque métropolitain de Port-au-Prince, Mgr Max Leroy Mésidor.  

 

Joint au téléphone ce lundi, le curé de la Paroisse Universitaire Notre Dame de l’Immaculée Conception, le Révérend Père Frantzy Petit-Homme dit rester positif bien qu’aucune nouvelle des otages ne leur soit parvenue dans la matinée du lundi 12 Avril 2021. « Les prêtres, les missionnaires ont consacré leur vie à œuvrer pour le bien-être de leurs prochains. Nous souhaitons que les ravisseurs puissent entendre raison en procédant à la libération de nos frères et sœurs haïtiens et étrangers.», a-t-il déclaré, confiant que tout va bien se passer. Toutefois, il regrette que des secteurs ne réagissent que lorsque l’un des leurs est frappé par ce phénomène qui gangrène la société. Selon lui, les autorités doivent faire œuvre qui vaille afin d’éviter l’effondrement total de l’Etat haïtien.

 

Les kidnappeurs ne sont pas à leur coup d’essai en prenant des religieux pour cibles. Après ce cas impliquant également l’enlèvement des étrangers,  l'Église catholique continue d’élever sa voix contre ces actes répréhensibles. Criant sa colère et son désarroi,  l’archevêché de Port-au-Prince  dénonce par la même occasion la complaisance et la complicité des autorités ainsi que l’irresponsabilité des fournisseurs d’armes et de munitions aux malfrats.

 

Dans un élan de solidarité, la Conférence des évêques de France et la Conférence des Religieux et religieuses de France assurent leur soutien et leurs prières aux catholiques d’Haïti tout en réclamant la libération des otages. A rappeler que le père Michel Briand, l’un des français kidnappés, est un missionnaire breton de 67 ans appartenant à la Société des prêtres des Saint-Jacques de Guiclan, une commune située dans le département du Finistère dans l’Hexagone. 

 

 

Marvens Pierre



 

Inscrivez-vous via notre service gratuit de courriel d'abonnement pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles .

HPN Sondages