La Direction de la Police Nationale d’Haïti a présenté mardi un comité de suivi chargé d’assurer la sécurité des convois humanitaires destinés aux victimes du tremblement de terre du grand Sud, a annoncé la Direction de la police nationale.

 

Ce comité est composé de : L’Inspecteur Général Joseph Smith Peyo, la Commissaire Divisionnaire Jeannette Bateau ; le Commissaire Divisionnaire Jacques Joël Orival ; le Commissaire Divisionnaire Pierre Louis Canger et Yves Stark.

 

Cette structure vient après que des individus avaient attaqué et pillé plusieurs camions de l’Organisation Food For The Poor contenant de l’aide humanitaire pour les familles victimes du tremblement de terre dans le département de la Grand-Anse. L’organisme avait dénoncé cette attaque en appelant les autorités compétentes à assumer leur responsabilité. Food For The Poor n’est pas la seule à se plaindre de cette situation.

 

D’autres groupes ont subi le même sort et ont appelé au secours des autorités compétentes. Le Gouvernement d’Ariel Henry avait condamné les dernières attaques contre les convois humanitaires dans les zones de Camp-Perrin, de Duchity, de la Rivière Glace. Des aides qui étaient destinées aux mairies de Jérémie, d’Abricots, de Pestel et des Îles Cayemites, dans le cadre de l’assistance aux victimes du tremblement de terre du 14 Août 2021, ont été pillées par des malfrats sur la route. Ce comité de suivi de la PNH met un numéro disponible à toutes fins utiles en composant le 122.

 

Yves Paul LEANDRE 

 

 

 Plus de 130 agents de l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO) dans le Nord ont été transférés dans d’autres départements géographiques du pays.

 

Une décision prise par le directeur général a.i de la PNH Leon Charles. Il est reproché à ces policiers d’avoir été notamment trop passifs lors des actes de vandalisme et de violence perpétrés dans la deuxième ville du pays en marge des funérailles de l’ex-président Jovenel Moïse.

 

Des entreprises dont la succursale de Valerio Canez au Cap-Haïtien avaient été pillées et incendiées.  

 

Le haut commandement de la Police Nationale d’Haïti réfléchissait déjà à transférer ces policiers depuis l’attaque contre le groupe Sweet Micky par des individus non-identifiés, à l’occasion des festivités du carnaval national organisé en 2020 dans la Cité Christophienne,  où l’ex-président Michel Martelly avait été sauvé de justesse.

 

 

 

Des organisations syndicales évoluant dans le secteur du transport en commun se disent révoltées par le nouveau drame survenu le jeudi 5 août dernier sur la route nationale numéro deux à hauteur de Martissant.

 

Au moins deux personnes ont été tuées ce jour-là et plusieurs autres blessées suite à une fusillade dont un autobus du transport en commun a été la cible. Le chauffeur et l’un des passagers ont été tués et plusieurs autres passagers sont sortis blessés.

 

Il n’est pas normal que le tronçon de Martissant/Fontamara, sur la RN2, soit livré aux groupes armés qui s’affrontent dans la 3e circonscription de Port-au-Prince, s’est indigné Duclos Bénissoit, le coordonnateur Le du Mouvement Unifié des Transporteurs Haïtiens (MUTH).

On ne peut pas accepter que les gangs rivaux qui s’affrontent y sèment le deuil et font régner la terreur, a-t-il dit, précisant que cette situation dure depuis plus de deux mois.

Le syndicaliste appelle à un soulèvement général pour contraindre les autorités à assumer leurs responsabilités.

Pour sa part, le porte-parole de l’Association des Propriétaires et Chauffeurs Haïtiens (APCH), Petrus Lerice, a précisé que ce sont plusieurs véhicules du transport en commun qui ont été attaqués jeudi à Martissant et nul n’est en mesure d’indiquer le nombre exact de victimes qu’ont fait ces attaques.

Il fait aussi remarquer que ce n’est pas la première fois que les bandits armés s’en prennent aux véhicules qui s’aventurent sur l’axe Martissant/Fontamara, reliant la capitale Port-au-Prince, à quatre des neuf autres départements du pays : les Nippes, le Sud-Est, le Sud et la Grand’Anse.

 

 
 
Le 4 août 2018, l'étudiante en sciences infirmières Wingie Charles a été tuée dans un accident de la circulation alors qu'elle se rendait à sa faculté pour soutenir son mémoire de fin d'études axé sur les accidents de la route. Trois ans après le drame, l'organisation STOP Accidents continue d'appeler à la consécration de la date du 4 août comme journée nationale dédiée à la sécurité routière.
 
C'est par un communiqué de presse signé par son coordonnateur national, le docteur Jeanty Fils Exalus, que l'organisation STOP Accidents, a rappelé la nécessité de consacrer la journée du 4 août à la sécurité routière en mémoire de l'étudiante finissant en sciences infirmières, Wingie Charles. Elle a été tuée le 4 août 2018, dans un accident de la route en allant soutenir son mémoire de sortie axé justement sur ce phénomène qui endeuille semaine après semaine, les familles haïtiennes.
 
 
"En dépit du fait que cet accident et beaucoup d’autres ont mis tout le pays en émoi, aucune mesure de prévention n’a pas été prise afin d’éviter à notre société, déjà en grande difficulté, de continuer à sombrer sous le poids fatal des accidents de la route en Haïti", se désole STOP Accidents.
 
 
L'organisation dénonce notamment "le mauvais état des routes, l’absence d’une unité de police de sécurité routière, la non signalisation des routes nationales et la défaillance du service d’inspection des véhicules".
 
 
Elle invite, une fois de plus, les autorités à agir et à consacrer la date du 4 août « Journée nationale de la Sécurité routière », arguant que cela encouragerait des actions visant à renforcer la lutte pour la sécurité routière dans le pays.

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