Haïti-environnement : « L’état d’urgence écologique » est à déclarer selon une proposition des écologistes au gouvernement haïtien

Environnement
Typographie

 

 

 

 

 

En marge de la Journée internationale de la biodiversité, ce 22 mai, des organisations écologiques haïtiennes appellent le Gouvernement à déclarer « l’état d’urgence écologique », lit-on dans un communiqué publié jeudi.

 

Selon ces organisations, après 27 ans d'engagement autour de la diversité biologique, l’État haïtien n’est pas en mesure de faire appliquer ni la convention internationale sur la diversité biologique ni le décret du 26 janvier 2006 portant sur la gestion de l’environnement et de régulation de la conduite des citoyens et citoyennes pour un développement durable.

 

Par ailleurs, les organistes écologistes signataires de la note croient qu’en dépit des avancées technologiques, les humains dépendent entièrement d'écosystèmes sains et dynamiques pour notre eau douce, notre nourriture, nos médicaments, nos vêtements, notre loisir, notre carburant ou notre énergie.

 

Le thème choisi cette année pour la commémoration de la journée internationale de la biodiversité met l'accent sur l'espoir, la solidarité et la nécessité de travailler ensemble à tous les niveaux pour construire un avenir et une vie en harmonie avec la nature.

 

Ces organisations comme MADECTH, Ecovert-Haïti, APRODI, MAP, AZADN, ASPEK et autres dénoncent aussi la destruction des mangroves au niveau des côtes, le déboisement et la disparition des espèces. « Quand une espèce est morte, cela va créer un déséquilibre au niveau de l'écosystème. En retour, selon elles, « c'est l'avenir de l'homme qui est menacé », mettent en garde ces organisations écologiques qui en profitent pour demander aux autorités étatiques, de déclarer l'état d'urgence écologique sur toute l’étendue du territoire national.

 

Par rapport au Fonds haïtien pour la biodiversité (FHB), les organismes signataires de la note en question dénoncent le fait qu’un an après, aucune information n’est communiquée ni au grand public, ni aux organisations écologiques pendant que la biodiversité nationale trépasse, les réserves de biosphères sont grandement menacées. Elles demandent aux responsables du FHB de communiquer aux organisations écologiques les montants déjà collectés et les modalités pouvant accéder à ces fonds destinés aux projets de préservation de la biodiversité (…).

 

Inscrivez-vous via notre service gratuit de courriel d'abonnement pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles .

HPN Sondages