Haïti-Environnement : Quand des montagnes de fatras entravent la circulation à Pétion-Ville !

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Presque toutes les agglomérations et intersections de la commune de Pétion ville sont transformées de façon informelle en marchés publics. Ces lieux de haute production de fatras font la part belle aux habitants qui butent à chaque coin de rue sur une montagne d’immondices en plein début de cette nouvelle année. Ces tas d\'immondices de toutes natures occupent une bonne partie des chaussées et s’étalent comme une bulle au soleil, entravant tristement la circulation automobile et piétonne, constate Haiti Press Network.    

Prise dans une logique de marchés publics fonctionnant de façon anarchique et informelle imposés aux autorités constituées, le centre commercial de la commune de Pétion-Ville qui, jusqu’à présent, loge les restaurants, les magasins et les hôtels de référence de la capitale haïtienne, est devenu étrangement aujourd’hui un lieu suffocant au bord de l’asphyxie.

En effet, ils sont rares, constate un reporter de HPN, les coins de rue de Pétion-Ville, situant dans les aires où s’installent les marchands/marchandes et leurs attirails de survie, où il n’est pas remarqué des tonnes de détritus couverts de mouches, de cafards de rats et d’autres insectes nuisibles.

Ces immondices dégagent en plus une odeur infecte nuisible à la santé des riverains. Surtout en ce moment crucial où la population est frappée d’une épidémie de grippe, de fièvre, de rhume, de toux, de maux de tête, de frisson, de la fatigue intense, des douleurs musculaires, que même le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), n’est encore en mesure de préciser clairement de quoi il en est question exactement.

À la rue Lambert précisément, ce jeudi 6 janvier 2022, le décor est planté comme dans d’autres coins de la commune de Pétion-Ville (rues Rigaud et Geffrard). Ce, pareillement dans toute la région métropolitaine de Port-au-Prince, constate-t-on. À proximité des lieux où se trouvait jadis l’ancien cimetière de Pétion-Ville, une montagne de fatras vertigineuse s’impose sur la voie publique déjà en mauvais état, à cause, semblerait-t-il, des préparatifs pour une éventuelle réhabilitation du tronçon longtemps délabré.

Des passants, y compris des élèves qui s’y frayent difficilement un passage, se plaignent de ce spectacle qui offre une image désolante et accablante, nié apparemment par la voirie. Tandis que, dans le voisinage et parfois même au milieu de ces fatras produits par les débrouillards eux-mêmes, s’installent aisément et sans gêne aucune des principes élémentaires d’hygiène, des gens en quête d’une certaine survie occupant anarchiquement des espaces qui ne se diffèrent nullement d’une porcherie, observons-nous.  

Par ailleurs, des riverains reprochent aux responsables municipaux une négligence déconcertante, en laissant les débrouillards récalcitrants et réfractaires de vivre dans un environnement sain, empoisonner l’environnement de manière telle. 

Certaines personnes interrogées par l’Agence, estiment que l’assainissement des fatras dans les rues ne suffit pas.Plusieurs citoyens interrogés pensent que des mesures complémentaires doivent être prises avec la plus grande rigueur afin d\\\'empêcher aux gens de déverser leurs colis d’ordures n’importe où dans les rues.

Texte et Photos: Alix Laroche

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