Haïti -Insécurité : Le journaliste Pierre Philor Saint-fleur Kidnappé récemment vit encore le traumatisme

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« J’ai vu l’enfer. J’ai touché à la mort », nous déclare Pierre Philor Saint-Fleur, Journaliste-reporter et présentateur travaillant à la radio Ibo 98.5 victime d’un kidnapping dans la localité de petit bois d’homme à Gros-Morne dans l’Artibonite alors qu’il se rendrait à Port-de-Paix.

 

Maltraitance, tortures, séquestrations, bastonnades et autres actes inhumains ont été infligés aux 26 passagers d’un autobus assurant le trajet Port-au-Prince à Port-de-Paix, rapporte le confrère confirmant qu’il ne sort pas du traumatisme jusqu’à date. Entre les douleurs physiques et le choc émotionnel de ce kidnapping collectif, Pierre Philor Saint-Fleur a une vie tourmentée depuis. « Je vis dans un nouveau monde. Ce kidnapping hante mon esprit », précise le journaliste.

 

Habitant dans une zone difficile dans la capitale, le présentateur de l’édition de nouvelle de 17 heures sur la radio Ibo affirme vivre quotidiennement des moments difficiles. « Je suis journaliste et on me reconnait comme tel, dans mon quartier certains gangs armés sont en gestation. Je peux être rendu coupable si certaines informations en sortent », a-t-il dit.

 

\\\"Récemment j\\\'ai été suivi et pris pour cible par deux bommes en me rendant chez moi. Les deux hommes apparemment armés m\\\'avaient intimé l\\\'ordre de les suivre. Avec quelle intention ? Je ne sais pas encore. J\\\'ai évité leur piège grâce à un chauffeur de taxi moto avec qui j\\\'avais rendez-vous pour me conduire Chez moi.\\\"

 

Mon quotidien et celui de ma famille est très difficile ces derniers jours\\\", raconte le confrère.

Cet incident a privé le travailleur de la presse d\\\'un programme de maitrise qu\\\'il devait commencer au début de ce mois de septembre. \\\"J\\\'ai tout dépensé pour rembourser la rançon et psychologiquement je ne suis pas à point de débuter la maitrise\\\" fait savoir ce jeune professionnel ayant réalisé sa formation de base en communication sociale à l\\\'Université d\\\'Etat d\\\'Haïti.

 

L’insécurité avec le phénomène du kidnapping connait une hausse ces dernières années en Haïti, rapportent de nombreux organismes de défense des droits humains. Si la gangstérisation concernait que l’aire métropolitaine, ces derniers mois d’autres parties du territoire sont sous le contrôle des bandits armes. Comme à Port-au-Prince, la capitale, les malfrats opèrent sans nulle inquiétude, et, pire, en toute impunité.

 

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