Les obsèques du journaliste haïtiano-néozélandais Bernard Diederich
ont été chantés samedi en stricte intimité au Parc du Souvenir à Torcel. Il a été inhumé dans sa terre d’adoption, comme il l’avait demandé aux membres de sa famille.

 


La corporation journalistique se souviendra longtemps encore de ce mentor Bernard Diederich, qui fut un éminent intellectuel considéré comme le doyen de la presse haïtienne. En présence de son épouse née Dr Ginette Dreyfus, des membres de sa famille, de ses amis, de ses proches, des journalistes seniors comme Marcus Garcia et Hérold Jean François, et des représentants de divers médias de la capitale.

 

Dans son homélie de circonstance, le révérend père Arsène Jasmin a demandé au Seigneur de mettre un couvert de plus sur sa table pour accueillir ce Tusitala dans son royaume. Selon le prélat, la vie est un voyage et c’est ce qui a amené Bernard Diederich vers Haiti, Cette année l’auteur de « Papa Doc et les tontons macoutes » devait fêter 58 ans de vie conjugale avec Dr Ginette Deyfrus Diederich sa femme, avec qui elle a eu 3 enfants dont : Jean-Bernard, Philippe et sa fille Nathalie
Hare.

 


Le fils ainé Jean Bernard qui a pris la parole en cette triste occasion, a salué le courage de son père comme un homme aimable, passionné de son travail. Jean Bernard qui s’exprimait en anglais, a lu
un texte de Marguerite Johnson alias Maya Angelou (Ancient History and Classical Languages) pour rendre hommage à son père.


Une cérémonie chargée d’émotion au cours de laquelle un proche du défunt, le co-Editeur de Haïti en Marche et du PDG de Radio Mélodie FM, Marcus Garcia allait retracer le parcours de son ami, Bernie, ce nonagénaire qui est « entré dans la légende haïtienne, comme témoin de l’histoire contemporaine ».

 


Ce journaliste de grand calibre né le 18 juillet 1926, décédé le 14 janvier 2020 en sa résidence était un ancien correspondant de l’Agenceaméricaine Associated Press (AP), le New York Times et le Daily Telegraph.

Yves Paul LEANDRE

 

 

 

 

 

 

La police dominicaine a procédé vendredi à l’arrestation de Clairjeune Juste Chandoux présumé assassin du journaliste de la radio Panik FM de Mirebalais et correspondant de la radio Mega à Port-au-Prince, Néhémie Joseph.

 

 

 

Plusieurs agences de presse évoquent, ce vendredi, des aveux du présumé assassin selon lesquels ce dernier aurait été payé par un haut personnage politique, un sénateur en fonction du département du centre pour éliminer le correspondant de Radio Mega.

 

 

 

L’arrestation Clairjeune Juste Chandoux a été suivie le même jour de celle d’Angela Fabiola Cameau dans le Haut Plateau Central. Angela Fabiola Cameau aurait des liens intimes avec le Journaliste lâchement assassiné.

 

 

 

Les informations sur ces deux coups de filet menant à la capture des présumés assassins du journaliste ont été fournies par le responsable du parquet de Mirebalais, Me Elione Saint Fleur.

 

 

 

Le journaliste Néhémie Joseph a été tué par balles le jeudi 10 octobre 2019 dans la soirée par des inconnus dans sa voiture à Mirebalais. Des défenseurs de la presse et du droit à l’information plus globalement dans le pays ou à l’étranger n’ont cessé depuis lors d’exiger que la justice soit faite dans ce dossier.

 

 

 

Vladjimir Legagneur, Rospide Pétion et Néhémie Joseph sont les trois journalistes disparus ces trois (3) dernières années dans le pays dans l’exercice de leur profession.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les funérailles du Journaliste Néhémie Joseph de la Radio Panik FM de Mirebalais et correspondant de Radio Mega à Port-au-Prince ont été chantées sur la place Publique de Mirebalais, ce samedi 2 novembre 2019.

 

 

 

Des personnalités de la corporation des journalistes haïtiens du département et du pays en général et membres de l’opposition politique à Jovenel Moise dont Desras Simon Dieuseul, Antonio Cheramy, Abel Descollines étaient présents à la cérémonie funèbre.

 

 

 

Une Très grande manifestation pacifique a lieu à Mirebalais en marge des funérailles pour réclamer justice en faveur du journaliste défunt. Un mouvement de protestation organisé spontanément a été dispersé par les forces de la Police Nationale d’Haïti (PNH).

 

Sept (7) personnes dont un adolescent et un agent d’un corps spécialisé de la PNH sont blessées par balles dans des échanges entre les protestataires et la Police.

 

 

 

Le journaliste a été tué le jeudi 10 octobre 2019 dans la soirée par des inconnus.

 

Une enquête est ouverte par les autorités. Un media local a annoncé, cette semaine, la mise en œuvre de l’action publique contre les auteurs, co-auteurs et complices présumés de l’assassinat du Journaliste Joseph.

 

 

 

Deux mandats auraient été déjà décernés, selon des confrères.

 

 

 

Dans une note publiée, ce 2 novembre 2019 en marge de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes contre les journalistes, le bureau de l’UNESCO en Haïti dénombre une cinquantaine de journalistes haïtiens victimes ces derniers mois.

 

Vladjimir Legagneur, Rospide Pétion et Néhémie Joseph sont les trois journalistes disparus depuis l’accession au pouvoir du Président de la République Jovenel Moise.

 

 

 

 

 

« 50 journalistes haïtiens ont subi une répression inacceptable. Certains ont été tués, blesses ou reçus des menaces de mort… au cours des derniers mois », a rapporté le bureau de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour la Science et la Culture) en Haïti en marge de cette journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes contre les journalistes ce samedi 2 novembre 2019.

 

 

 

Dans ce tableau accablant le bureau de l’UNESCO en Haïti dénote 4 cas recensés de journalistes en difficulté dans le Plateau Central dont Néhémie Joseph assassiné, 5 dans le Nord, 3 dans le Nord-Est, 5 dans le Nord-Ouest, 13 journalistes inquiétés dans l’Artibonite, 7 journalistes victimes dans l’Ouest, 1 dans les Nippes et 3 journalistes agressés dans le Sud-Est dont un hospitalisé.

 

 

 

« La mort d’un journaliste ne devrait jamais signer la fin de la quête de vérité », a déclaré Audrey Zoulay Directrice Générale de l’UNESCO en ce 2 novembre 2019.

 

 

 

Cette Journée internationale pour mette fin à l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes se réalise cette année sur une campagne menée sur les réseaux sociaux #KeepTruthAlive. « Il nous appartient à tous, citoyens, d’aider à protéger les journalistes, pour qu’ils continuent à nous informer. », soutient l’UNESCO.

 

 

 

 

 

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