Haïti-Crise Politique : Un mardi moins tendu dans quelques quartiers de la capitale

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Une certaine reprise des activités a été constatée mardi dans plusieurs quartiers de la capitale. De nombreuses personnes ont vaqué quasi normalement à leurs occupations dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, où la vie peine à retrouver son vrai visage depuis plus deux mois, à cause des troubles politiques, constate un reporter de Haiti Press Network.

La population a repris timidement ses activités dans plusieurs quartiers de la capitale. Mise à part l’école dont les portes sont toujours fermées en attendant la décision des protagonistes de la crise qui bloque complètement le pays, les activités ont repris notamment à Pétion-Ville et à Delmas, où le transport public a fonctionné normalement, a pu observer l’Agence d’informations HPN.

Outre les débrouillards du secteur informel, de nombreuses entreprises, notamment les banques commerciales ont ouvert leurs portes pour desservir des clients.

Certains autres axes routiers principaux de la capitale, avons-nous constaté, étaient visiblement plus fréquentés par des véhicules tant privés que du transport en commun. Les fonctionnaires de l’État ont répondu en plus grand nombre dans les bureaux publics.

De longues files d’attente, mais sans bousculade étaient remarquées devant quelques maisons de transfert d’argent. Des stations à essence qui, ces derniers temps, sont épargnées de la violence de manifestants frustrés et angoissés, ont offert leurs services aux clients.

Toutefois, on a l’impression qu’il va y avoir une nouvelle rareté de carburant. Car, les demandeurs munis de récipients étaient de plus en plus nombreux dans plusieurs pompes.

Les bandes illégalement armées de Martissant ont enfin décidé de libérer la circulation piétonne et automobile sur le boulevard, où la communication a été totalement coupée lundi dernier entre le grand Sud et le reste du pays, suite à la déclaration d’un chef bandit qui avait annoncé la couleur.

« Je souhaite que l’atmosphère d’aujourd’hui reste telle quelle pour les jours à venir. J’ai vraiment mal digéré cette prison à la maison », soupire une dame qui, apparemment, semble avoir une certaine quiétude d’esprit par rapport à la baisse des turbulences à la capitale.  

Néanmoins, les activités semblent apparemment reprendre certes, mais, il faut le dire, au milieu des montagnes de détritus un peu partout dans plusieurs rues jonchées de fatras et de poussière noirâtre de pneus brûlés.

Texte et photo : Alix Laroche

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