Haïti-Examens d’État : Comprendre le déroulement des examens officiels de la formation professionnelle

Education
Typographie

 

Les examens officiels de fin de cycle professionnel se déroulent tous les ans sur tout le territoire national. Ce, à l’instar des épreuves de 9e année fondamentale et de fin d’études secondaires. Cependant, la méthodologie de l’organisation des évaluations liées à la Formation technique et professionnelle (FTP) est nettement différente. Ils étaient plus de 8 000 participants à avoir pris part aux épreuves de l’État cette année. Si peu quand même pour tout un territoire qui compte environ 12 millions d’Habitants, constate Haiti Press Network.

D’emblée, il faut souligner que la formation professionnelle, ce sous-secteur de l’éducation qui s’apparente beaucoup à la formation continue mais qui est bien distincte de cette dernière, est le processus d’apprentissage qui permet à un demandeur d’emploi d’acquérir le savoir, le savoir-faire et le savoir-être nécessaires à l’exercice d’un métier ou d’une activité professionnelle.

Les étudiants évoluant dans ce sous-secteur sont évalués par l’État tous les ans à chaque fin de cycle d’études, a indiqué le directeur général de l’Institut national de formation professionnelle (INFP), M. Dikel Delvariste. Ils sont évalués, informe-t-il, sur les plans théorique et pratique dans trois grands axes de formation englobant un ensemble de métiers.

Il s’agit, cite-t-il, des filières commerciales, industrielles et les filières liées à la construction. Les arts ménagers font également partie des filières professionnelles auxquelles les intéressés sont aussi évalués, précise le directeur adjoint de coordination des opérations, Jean Gérard Pierre.

D’après Jean Gérard Pierre, cette année l’État a accueilli une cohorte de plus de 8 000 participants sur l’ensemble du territoire national aux examens officiels de la Formation technique et professionnelle (FTP). Une opération, a fait savoir de son côté, le directeur général, Dikel Delvariste qui se déroule en deux temps. L’organisation des épreuves d’abord dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, et ensuite dans les autres régions.

Les examens d’État relatifs à la Formation technique et professionnelle sont organisés pendant trois périodes de l’année, dépendamment de la filière et de la durée de la formation.

« Il y a des formations tenue sur 1 800 heures de cours, d’autres sur 900 heures et des formations de courte durée de 400 heures. Au-delà des examens de fin de cycle d’études organisés en été, il y en a deux autres organisés respectivement en décembre et en mars au cours de l’année académique », indique M. Delvariste.

Suivant les précisions du directeur adjoint de coordination des opérations, M. Jean Gérard Pierre, l’autre réalité à discerner, c’est que contrairement à l’école classique où il y a une seule période d’ouverture officielle des classes (septembre) dans l’année, les centres techniques professionnels, reçoivent les étudiants pendant plusieurs périodes au cours de l’année.

Autrefois, informe Dikel Delvariste, les étudiants finissants savaient même présenter un projet de sortie. Une façon pour lui, de montrer la différence qui existe entre les examens d’État concernant l’école classique et ceux de la Formation technique et professionnelle qui se déroulent sur une période de temps relativement longue (un mois environ).

D’après le directeur général, le profil d’entrée à un centre de Formation technique et professionnelle ou une école professionnelle est admissible aujourd’hui jusqu’à la philo.

Les évalués ayant réussi à accumuler 60% des points des examens d’État, ont droit soit à un brevet d’aptitude professionnelle ou à un diplôme technique, tout dépend du niveau de formation de l’étudiant ou de l’étudiante, mais également du centre appelé à donner ces formations, a précisé plus loin le directeur général de l’INFP.

Réagissant sur la question du diplôme octroyé aux étudiants, M. Delvariste a fait savoir qu’actuellement l’INFP entre dans une dynamique d’accompagnement, d’encadrement et de suivi post-formation. L’Institut, dit-il, travaille actuellement avec des partenaires sur un programme d’insertion professionnelle des diplômés. Question de les aider à trouver soit un emploi sur le marché du travail ou à créer des activités génératrices de revenus.

Toutefois, dit le DG, l’INFP tient compte de la réalité du pays, notamment du climat de l’insécurité qui n’offre pas la garantie aux investisseurs de créer des activités, devant permettre aux diplômés du secteur professionnel de mettre leurs connaissances en valeur. Ce qui stimulent, reconnaît-il, les diplômer à s’aventurer beaucoup plus dans l’informel et que le formel.

Selon le responsable, les catastrophes naturelles, particulièrement le séisme meurtrier qui a frappé le Grand Sud le 14 août dernier, rendent les activités de ce sous-secteur de l’éducation encore plus précaires. Il dit avoir constaté sur les lieux des écoles professionnelles réduites en ruines, d’énorme pertes en matériels, mais aussi des personnels du ce secteur devenus des sans abri.

Aussi souhaite-t-il que le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) prenne également en compte le secteur de la Formation technique et professionnelle dans son Plan de réponses aux dégâts enregistrés dans le secteur éducatif du Grand Sud.

Alix Laroche

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Photos: Courtoisie INFP

 

  

      

 

 

 

 

 

 

 

 

       

 

Inscrivez-vous via notre service gratuit de courriel d'abonnement pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles .