Haïti-Éducation : CAPTEH assure la formation d’environ 400 enseignants en didactique orale et écrite du français

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Le Centre d’appui pédagogique pour la transformation de l’éducation en Haïti (CAPTEH), en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et l’Ambassade de France en Haïti, a organisé une série de formations sur la didactique orale et écrite du français dans quatre EFACAP. Cette activité tenue à l’intention de près de 400 enseignants et enseignantes du 1er et 2e cycles de l’école fondamentale, en provenance de près d’une centaine d’écoles, n’a pour but que de contribuer à l’éducation de qualité tant recherchée dans le système.

Après avoir assuré la formation de plus de 200 enseignants et enseignantes à Camp-Perrin et à Port-à-Piment, ce fut le tour d’une autre cohorte à Carrefour Joute et à Saint-Raphaël, allant de la période fin août au début de septembre.

En effet, du lundi 26 juillet au vendredi 3 septembre 2021, CAPTEH, avec le soutien financier de l’Ambassade de France en Haïti et le support technique du MENFP, avait mobilisé ses ressources pour organiser ces séances de formation dans les EFACAP de Camp-Perrin, de Port-à-Piment, de Carrefour Joute (Sud) et de Saint-Raphaël (Nord).

Selon l’un des responsables du CAPTEH, Jacques Ronald Jean, cette série de formations organisées sous forme d’ateliers, rentre dans le cadre de la démarche globale visant à renforcer les capacités des enseignants du 1er et 2e cycles de l\\\\\\\'école fondamentale, travaillant dans les EFACAP (École fondamentale d’application/Centre d’appui pédagogique).

D’après le responsable, le constat des difficultés en communication orale et écrite chez les enseignants a été plus évident dans ces EFACAP précitées. D’où la raison qu’explique qu’elles ont été touchées en premier. Il s’agit d’une démarche visant à rendre les enseignants plus performants en salle de classe et être à même de pouvoir mieux enseigner les enfants.

« Les problèmes sont nombreux dans l’exercice enseignement/apprentissage. Les enseignants en sont conscients. Découvrant eux-mêmes leurs lacunes, ils éprouvent une motivation des plus poussées et affichent une dimension de satisfaction sans pareille. Deux facteurs qui nous encouragent à continuer sur cette même lancée », a expliqué Jacques Ronald Jean, Conseiller pédagogique affecté à l’EFACAP de Saint-Raphaël.

Il salue en passant l’implication dans la réalisation de cette formation des équipes des quatre EFACAP citées plus haut, mais également le soutien financier de l’Ambassade de France en Haïti et le support technique du MENFP, à travers la Direction de formation et du perfectionnement (DFP) particulièrement, informe-t-il, dans la correction des documents devant aider à rendre les sessions possibles.

En perspectives, CAPTEH dit vouloir assurer le suivi de cette formation et réaliser d’autres sessions avec ou sans moyens. Question, ajoute M. Jean, de continuer à renforcer les capacités des enseignants. Cependant, laisse-t-il comprendre, les choses ne sont pas faciles quoique l’utilisation des moyens du bord.

En ce sens, l’opérateur de formation CAPTEH, lance un appel de solidarité à d’autres secteurs et acteurs impliqués ou pas dans l’éducation, en vue d’un soutien financier permettant de poursuivre cette démarche visant à améliorer la qualité de l’enseignement dans nos écoles.

Mais ce n’est pas tout ! En plus d’un écart positif espéré du côté des enseignants formés en didactique orale et écrite du français dans un laps de temps, CAPTEH compte, en vertu des suggestions et recommandations des enseignants, adapter le contenu du programme de Transformation de l’éducation en Haïti (TEH), notamment les Sciences expérimentales et les Mathématiques, tout en tenant compte de la promotion du bilinguisme. Ainsi, indique Jacques Ronald Jean, dans la poursuite de la formation, ces disciplines seront produites à 70 % en créole et 30 % en français.

« À bien regarder la motivation des enseignants, on peut dire qu’il y a de l’espoir pour le système éducatif et pour le pays. Nous croyons que ce n’est qu’un début dans le cadre de la révolution de conscience que nous prônons au sein du CAPTEH, susceptible de provoquer la libération mentale aux fins d’aboutir à la transformation sociétale », conclut Jacques Ronald Jean, avant de saluer les syndicalistes ayant apporté leurs supports à cette noble démarche.

Texte: Alix Laroche

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Photos: Joseph Patrick Marcélus 

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