C'est un centre hospitalier déserté, les médecins ne viennent presque plus, craignant des actes d'insécurité. Ici nous parlons du plus grand centre hospitalier du pays : l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haït (HUEH), appelé l’hôpital général. Les malades restent dans ce lieu vidé de ses principaux occupants, le petit personnel ne fait aucun acte de présence, les ambulances sont sur la cour sans chauffeurs. Les rares personnes rencontrées dans ce centre hospitalier de 3e degré font état de rumeur d'une éventuelle attaque contre les médecins après la mort d'un adolescent de 16 ans, décédé à l‘hôpital la semaine écoulée. 

 

"Sans même tenir compte des obligations éthiques, dire que nous ne voulons pas soigner les victimes des manifestations, c’est dire que tous les médecins de  l’HUEH sont proches du pouvoir. Cela n’a aucun sens’’  a déclaré un jeune médecin qui a voulu garder l’anonymat.

 

En effet, certains journalistes ont attribué la responsabilité de la mort de Marxon Pierre, 16 ans, aux médecins qui auraient négligé le jeune patient, simplement parce qu’il a été  victime au cours d’une manifestation. "Ces allégations en plus d’être fausses, ont de graves conséquences sur le moral des médecins.  À l’heure qu’il est, nous sommes que  quatre à nous armer de courage pour rester à l’hôpital. Les autres ont choisi de rester chez eux, craignant des représailles" a lâché  le jeune médecin. 

 

 Cet abandon de l’hôpital par les médecins fait payer le prix cher aux patients qui n'arrivent pas à trouver les soins nécessaires. Des témoignages recueillis sur place font état de plusieurs décès en raison d'une carence de soins. Le tiers de ceux qui s’y trouvent encore sont dans des chaines et ne reçoivent aucune visite médicale.

 

"Nous étions plusieurs dans cette chambre, ils sont pour la plupart morts, seulement quelques uns ont quitté l’hôpital vivants" a confié Esther, une jeune patiente dans la vingtaine, trouvée seule dans une chambre  avec une dizaine de lit vide.

 

"A mon arrivée, une infirmière m’avait fait une perfusion intraveineuse, ensuite aucune infirmière ne s'est présentée pour me l'enlever. Alors, j'ai du le faire seule"  a  expliqué une femme de 37 ans. En outre, elle a une pochette de sang dans un récipient, et depuis quatre(4) jours elle attend une transfusion désespérément.

 

M. Lebien Joseph, Président du syndicat des employés de l’hôpital général à l'arrivée de l'équipe de Haiti Press Network a informé que le jeune Marxon, l'adolescent de 16 ans, était arrivée à l’hôpital dans état très critique.  "Les pronostiques des médecins étaient les plus pessimistes, cependant il avait reçu les soins nécessaires" a soutenu Lebien Joseph.

 

"L’hôpital n’est pas responsable des chaines, il ne prend non plus en charge les médicaments. Ici, une paire de gants est la première prescription que fait un médecin a son patient" a souligné M. Joseph.

"Les gens qui ont amené le jeune homme à l’hôpital ne pouvaient pas exécuter les prescriptions des médecins après l'intervention chirurgicale. Dire que les médecins sont cyniques ne fait pas bouger les choses" a conclu le syndicaliste.      

    

Kervens Olivier

 

 

 

 

La situation de troubles sociopolitiques qui prévaut depuis ces trois dernières semaines, a porté l'organisation Meanningful World Haïti à annuler les activités de formation qui ont été prévues en Haïti les 10, 11 et 12 octobre, a-t-on appris.

 

 

 

« Pour la première fois, nous sommes obligés de renvoyer une activité de l'organisation.  Notre deuxième conférence est reportée pour une nouvelle date qui sera communiquée sous peu, vu l'ampleur des mouvements sociopolitiques et de l'insécurité qui y est associée », lit-t-on dans un message de l’organisation.

 

 

 

À l’initiative de Meanningful World Haïti et de la Fondation Lorquet pour une Nouvelle Haïti (FOLONHA), la deuxième conférence à l’occasion de la Journée Mondiale de la santé mentale devrait organisée en Haïti les 10, 11 et 12 octobre 2019 à la Bibliothèque Nationale de 8 heures du matin à 3 heures de l’après-midi.

 

 

 

L’annonce a été faite, le samedi 5 octobre 2019, par Rubinson Dorcé Directeur Exécutif de Meanningful lors de sa participation à l’émission TOP HAITI. Cette émission TOP HAITI est diffusée tous les samedis matin entre 8h et 10h sur les ondes du 104.7 FM et sur tunein Radio D’S.

 

 

 

« Santé mentale et violence : causes et conséquences psychosociales de la violence basée sur le genre en Haïti », tel est le thème qui serait débattu durant les soixante-douze (72) heures de cette conférence. Des conférenciers tels les docteurs Junot Joseph, Herold Toussaint, René Domersant et Wallière Pierre ont été programmés pour cette deuxième conférence sur la santé mentale en Haïti.

 

 

 

Rubinson Dorcé a évoqué un état lamentable de la situation de santé mentale en Haïti. Diverses situations tirées de la vie de la population haïtienne peuvent provoquer ces cas répétitifs de malades mentaux partout dans le pays. Une tendance susceptible de s’aggraver, selon le Directeur Exécutif de Meanningful World Haiti, car le pays ne compte qu’une dizaine de spécialistes aptes à traiter ces cas.

 

 

 

 

 

L'Association des hôpitaux privés Haïti(AHPH)lance un cri d'alarme aux autorités policières face à l'utilisation abusive de gaz lacrymogène. Selon le Président de l'AHPH, les patients hospitalisés ne peuvent plus supporter ce gaz et l'un d'entre est tombé en coma.

 

L'AHPH lance  un appel d'urgence afin de respecter le périmètre des hôpitaux à Carrefour Rita dans la zone de Clercine dans la zone de l'Aéroport.

 

HPN

 

 

 

Le Directeur du Centre Ambulancier National (CAN), Didié Hérold Louis, formule le vœu de la formation de cent mille jeunes aux gestes de premiers secours avec incidences sur environ 500 mille familles avec au moins une personne formée en premiers secours.

 

 

 

Il en a fait l’annonce, samedi à l’émission radiophonique hebdomadaire TOP HAITI en marge de la célébration ce jour même de la journée mondiale des premiers secours.

 

 

 

« Nous voulons atteindre une masse critique de gens formés en geste de premiers secours afin d’éviter nombreux dégâts », a déclaré le docteur Didié Hérold Louis informant aussi de la disponibilité du CAN à distribuer cette formation aux institutions ou groupement organisés désireux d’en bénéficier.

 

 

 

Le Responsable du CAN a souligné que les groupes souhaitant la formation gratuite en premiers secours peuvent solliciter l’institution sur les réseaux sociaux et ainsi au téléphone de secours 116.

 

 

 

D’ici les cinq (5) prochaines années, Didié Hérold Louis espère à travers le CAN former au moins 30 pour cent de la population haïtienne en premiers secours. Un chiffre bien en dessous d’un pays comme la France où 70 pour cent de la population française a une formation en premiers secours selon le Dr Louis.

 


L’objectif général de cette journée mondiale des premiers secours consiste à faire comprendre mieux le rôle crucial des premiers secours tant dans la vie courante que dans les situations d’urgence, pour la prévention des accidents et des maladies, ainsi que pour l’intégration des groupes marginalisés de la société.

 

 

 

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