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Le nombre d'enfants poussés dans la malnutrition aiguë sévère pourrait doubler cette année, selon l’UNICEF.  
 
Selon les projections de cet organisme international,  plus de 86 000 enfants haïtiens de moins de cinq ans souffriront cette année de malnutrition aiguë sévère, contre 41 000 l’année dernière à la même période, et pourraient mourir s’ils n’obtenaient pas une assistance d’urgence.
 
« Le nombre d'enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition aiguë sévère en Haïti pourrait augmenter de plus du double cette année, a averti la Directrice régionale de l'UNICEF pour l'Amérique latine et les Caraïbes, Jean Gough, qui a conclu une visite de sept jours sur l'île aujourd'hui », peut-on lire dans  une note de l’UNICEF.
 
L'UNICEF s’alarme de l'augmentation de la malnutrition par rapport à l'année écoulée. 
 
« Dans les hôpitaux, j'ai été attristé de voir autant d'enfants souffrant de malnutrition. Certains ne s'en remettront que s'ils reçoivent un traitement à temps. »
 
« Un Haïtien sur quatre est actuellement confronté à une insécurité alimentaire aiguë. De mars à juin 2021, environ 4,4 millions de personnes seraient en situation d'insécurité alimentaire en Haïti, dont 1,9 million d'enfants, selon les estimations du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC). La prochaine saison des ouragans risque d'aggraver l'accès aux aliments nutritifs dans les mois à venir », poursuit-on dans cette note.
 
 
En juin 2021, l'UNICEF annonce qu’il sera à court d'aliments thérapeutiques prêts à l'emploi (ATPE) pour le traitement de la malnutrition aiguë, en raison d'un financement insuffisant. L'UNICEF dit  avoir besoin urgent de 3 millions de dollars pour acheter des intrants et des médicaments essentiels et mener des activités de prévention et de traitement.
 
 
En plus, « Pour 2021, l'UNICEF a besoin de 48,9 millions de dollars américains pour répondre aux besoins humanitaires de 1,5 million de personnes en Haïti, dont plus de 700 000 enfants, qui ont été considérablement exacerbés par la pandémie de COVID-19. Jusqu'à présent, cet appel humanitaire est resté presque complètement sous-financé ».
 

Face à la remontée des cas liés à la Covid-19 dans le pays ces derniers jours, le gouvernement haïtien décrète l’État d’urgence sanitaire à partir de ce lundi 24 mai 2021 pour une période de 8 jours. L’appel à la vigilance et au respect strict des gestes barrières est redoublé, a constaté Haiti Press Network.

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Haïti a autorisé l’utilisation du vaccin AstraZeneca. C’est ce qu’a révélé le journal américain Miami Herald, qui s’est informé auprès du directeur adjoint de la branche Amérique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Jarbas Barbosa.

D’après le quotidien américain, c’est le président de la République, Jovenel Moïse, qui a d’abord informé l’OMS qu’Haïti accepterait ce vaccin qui a suscité pas mal de controverses à travers le monde. 

Le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) a par la suite adressé une lettre à Gavi, l’alliance de vaccins qui codirige la facilité COVAX, confirmant que le pays accepte de recevoir les 130 000 doses de vaccin disponibles pour Haïti.

 

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) qui se dit alerté par plusieurs parents et des agents éducatifs a, dans un communiqué rendu public en date du jeudi 10 juin, rappelé l’interdiction des cérémonies de graduation dans les écoles et d’autres rassemblements similaires sur tout le territoire national. Ce, indique-t-on, pour éviter la multiplication de la propagation de la Covid-19 dans le pays.

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Laurent Msellati, nouveau représentant du bureau de la Banque mondiale (BM) en  Haïti, a confirmé les engagements de la BM en vue de soutenir les projets de l’Etat haïtien dans le domaine de l’éducation, en particulier le Plan décennal d’éducation et de formation (PDEF). 

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En vue de s'enquérir de l'état d'avancement de plusieurs chantiers d'infrastructures scolaires dans le département des Nippes, et faire le point sur la gestion des personnels de certaines écoles publiques, le titulaire du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP),  Pierre Josué Agénor Cadet, est en visite de supervision dans les Nippes, depuis le dimanche 30 mai 2021.

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Il est coutume chez nous en Haïti de débuter l'année avec une bonne soupe au giraumon. Symbole de notre indépendance du 1er janvier 1804, la soupe au giraumon est plus connue dans notre pays sous le nom de Soup Joumou. Qu'on la prépare soi-même ou qu'on aille la déguster chez des parents, voisins et amis, pas question pour les haïtiens d'ici et d'ailleurs de rater la fameuse soupe joumou sous aucun prétexte ce 1er janvier. Tout en vous souhaitant nos vœux les meilleurs pour l'année 2017, HPN vous propose la recette de la Soupe au Giraumon/ Soup Joumou.

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Connu sous le nom de Malanga en Haïti, le chou dur est un légume d’Amérique du Sud. Le chou dur (malanga) est l’un des aliments les moins allergéniques. Riches en fibres, potassium, hydrate de carbone, glucides, il  aide à contrôler la pression artérielle, aide à maintenir les niveaux de sucre dans le sang, contribue à améliorer la constipation et réduit le risque de maladie cardiaque. 

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La tomate est un légume-fruit important pour la santé. Consommée crue ou cuite, en plus d’apporter un peu de couleur rouge à nos plats, la tomate apporte également de l’énergie à notre corps. Cet aliment sain, rafraîchissant, peut être mangé chaque jour.   

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La République d'Haïti a fait l'émerveillement des barbadiens, des internautes du monde entier, notamment, de tous ceux qui suivaient le défilé qu'a organisé la Barbade, dimanche 21 Août, à l'occasion de l'ouverture officielle de la 13è édition du plus grand événement interculturel régional, Carifesta, réunissant les pays membres du Marché Commun de la Caraïbe (CARICOM).

"Parade citoyenne", c'est le nom de la présentation qu'Haïti a exposée sur le parcours. Une idée du Directeur Artistique de l'événement, Erol Josué, aussi Directeur Général du Bureau National d'Ethnologie d'Haïti (BNE).

Mais à côté de tout ce succès, il y a la main de l'humble styliste et modiste haïtienne, Arnelle Laguerre.

Née le 17 avril 1962, à Jérémie, dans le Département de la Grand'Anse, Arnelle Laguerre a fait la haute couture et travaille dans ce domaine depuis plus de 25 ans.

Sans trop le dire, elle a déjà habillé beaucoup de personnalités haïtiennes et d'artistes de renommée internationale, jusqu'à vêtir des familles présidentielles et des membres de Gouvernements.

"J'ai habillé l'ancienne première-Dame haïtienne de la République, Sophia Martelly, pendant 4 ans. J'ai fait des costumes de circonstances pour l'ancien Président Michel Martelly, notamment, pour le bal des reines organisé dans le Nord du pays, au Palais Sans Souci, à l'occasion du Carnaval tenu au Cap-Haïtien.", a confié Arnelle Laguerre, discrète, sans vouloir citer les noms des grandes familles de la Capitale qu'elle a déjà costumées.

"C'est avec un grand plaisir que j'ai répondu à l'invitation de l'Artiste, Érol Josué, pour confectionner ces costumes symbolisant les différentes périodes de l'histoire d'Haïti", a dit Arnelle Laguerre, expliquant qu'elle a fait de son mieux pour représenter les diverses périodes haïtiennes.

De la robe de la Reine Anacaona, pionnière du leadership féminin de la terre d'Haïti Quisqueya ou Boyo, la perle des Antilles, en passant par les costumes des Généraux, héros de la guerre de l'Indépendance d'Haïti, tout a été confectionné sur mesure afin de vendre la culture du pays aux étrangers et de faire la promotion du patrimoine culturel et de susciter la curiosité des touristes", a expliqué Mme Laguerre.

"J'ai voulu, par ces costumes, faire la promotion d'Haïti et présenter la culture nationale au monde entier. C'est la satisfaction des Haïtiens et l'effet que tout cela fait à l'étranger qui me rendent heureuse", a confié Arnelle Laguerre.

Notons qu'Arnelle Laguerre a été honorée par la Première-Dame haïtienne, Martine Moïse, et le Directeur Général du Bureau National d'Ethnologie (BNE),  Érol Josué, en reconnaissance de ses œuvres.

Jean Jul Désauguste
HPN, depuis Barbade

Haïti a marqué les esprits lors de la parade artistique marquant l’ouverture officielle de la 13ème édition de la plus grande manifestation interculturelle de la Caraïbe, dimanche 20 Août 2017, à la Barbade. C'est avec une "parade citoyenne" relatant toute l'histoire d'Haïti que le pays s'est fait représenter au défilé officiel de l'événement.

Une palette de stars, d'artistes de génie, de danseurs, de chanteurs à talents et en herbes et de personnalités publiques haitiennes, a composé le défilé d'Haïti qui a fait revivre toutes les périodes ayant jalonné l’évolution du premier peuple noir à proclamer son indépendance le premier Janvier 1804.

De l'âge des  taïnos, au triomphe des Généraux les plus légendaires de l'histoire militaire de l'humanité, jusqu'à la nation nègre, effrontée, maître du rythme et aussi têtue que le soleil, Haïti a brillé de mille feux à la parade internationale de Carifesta 2017, à la Barbade.

Ce que les officiels Barbadiens n'ont pas manqué de souligner à vive voix, lors de leurs interventions en la circonstance.

La participation d'Haïti à cette manifestation culturelle de portée régionale et internationale vient réaffirmer l'imagination créatrice de nos artistes et créateurs de génie et confirmer la dimension expressive de notre art et de notre culture.

Au cours de la même soirée des cérémonies officielles d’ouverture, le quartier touristique d’Oistin’s Park avait rendez-vous avec le ténor Haïtien de la Musique Racine, Boukman Eksperyans. La bande à Lòlò et Manzè a bien assuré, comme d'habitude.

Ces illustres spectateurs, notamment le Premier Ministre Barbadien, Freundel Stuart; le Secrétaire Général du CARICOM, Irwin Laroque et l’écrivaine américaine d’origine haïtienne, Edwige Danticat, se sont bien régalés de la performance d’une heure et demie du groupe haïtien.

Rappelons que la 12e édition de Carifesta a été organisée en Haïti, en Août 2015 et l'édition de cette année se déroule à la Barbade du 17 au 29 Août.

Jean Jul Désauguste
Hpn, depuis Barbade

Les entreprises juvéniles spécialisées dans la mode sont peu courantes dans le pays. Comme pour défier cette tendance, Calubu  Collections, depuis quatre années s’initient dans la mode en confectionnant des objets de tout genre. Nombreux sont ceux qui portent ces derniers jours les créations de Calubu.

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Les habitants du quartier Loé dans la zone de Juvénat, Pétion˗Ville, ont découvert 6 personnes inanimées à l’intérieur d’une maison dans la matinée du 28 mars. Ces dernières, apparemment membres d’une même famille, portaient des traces de coups et de blessures. Les deux plus jeunes succomberont suite à cette attaque mystérieuse. Stupéfiés, les habitants de la zone attribuent les faits au surnaturel. Retour sur une histoire rocambolesque avec Kervens Olivier qui a été recueilli les témoignages des habitants du quartier pour l’agence

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Un camion contenant trois cents (300) sacs de riz de dix kilogrammes a été confié le 12 février 2020 à un leader communautaire en prélude à la préparation d'une distribution qui devrait avoir lieu à Lilavois 29 en plaine, au profit de la population nécessiteuse dans le cadre du projet "Panye Solidarite".

 

 

Malheureusement, ce camion rempli de riz a été intercepté pour sa commercialisation au marché "la bastille" de Mirebalais, ont annoncé jeudi les responsables du Fonds d’Assistance Economique et Sociale dans un communiqué.

 

 

Informé de la situation, le bureau régional du FAES dans le département du Centre a alerté les autorités policières et judiciaires qui se sont rendues sur les lieux pour faire le constat légal. Quatre personnes ont été interpellées et le dossier a été transféré au Parquet de la juridiction pour les suites nécessaires, a-t-on appris.

 

 

 

Le FAES encourage la population haïtienne en général et les bénéficiaires du Programme "Kore Pèp" en particulier à dénoncer tout cas similaire dont ils auraient connaissance pour ne pas se faire complice de tels agissements.

 

 

 

 

 

Jean Chrisnol Prophète

 

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Des centaines de personnes habillées en couleur blanche ont marché pacifiquement dimanche dans les rues de Port-au-Prince pour dénoncer le viol perpétré contre des étudiantes qui revenaient des cours dans un quartier de la capitale, ont constaté des reporters de Haiti Press Network.

 

Le défilé a été organisé par des organisations de féministes qui se sont dit outrées par les violences subies par les femmes dans le pays et notamment les viols qui se sont multipliés ces dernières semaines ciblant des jeunes femmes.

 

« Il faut rompre le silence et dénoncer ces actes odieux », ont dénoncé les participants qui ont appelé la justice à faire son travail.

 

Les participants à la marche ont circulé dans plusieurs rues de la ville scandant des slogans contre la violence et le viol dont sont victimes des femmes.

 

 

 
 
La 28ème édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse s’est tenue ce lundi 3 mai 2021, sous le thème : « L’information comme bien public », au Kinam I, à Pétion Ville. Une initiative du bureau de l’UNESCO en Haïti, le système des Nations Unies, de concert avec l’Observatoire numérique en Haïti (OBNH).
 
 
 
Cette cérémonie déroulée en présence du Ministre de la Culture et de la Communication, M. Pradel Henriquez, a été l’occasion pour le Responsable de l’Observatoire Numérique en Haïti, de faire une véritable plaidoirie en faveur des médias en ligne qui diffusent des informations en temps réel et dépassent souvent  les médias traditionnels. 
 
 
D'autres personnalités importantes ont pris part à cette cérémonie spéciale notamment le Représentant du Coordonnateur Résident des Nations Unies et Chargé du Bureau de l’UNESCO en Haïti, M. Elmehdi Ag Muphtah, le Directeur régional de l’OIF en Haïti, M. Emmanuel Adjovi , le Chef de Coopération de l’UE, Anicetto Rodriguez, le Secrétaire Général de l’Association des Journalistes Haïtiens (AJH), Jacques Desrosiers et le Président de l’Association Nationale des Médias Haïtiens (ANMH), Jacques Sampeur.
 
 
Selon M. Sampeur, les médias en ligne ont fait un pas en avant, il faut le reconnaître. Les médias sociaux informent en continu, et ce, malgré les actes d’intimidation, les brutalités policières qu’il déplore amèrement.
 
 
Quant au Chef de la Coopération de l’UE en Haïti, Anicetto Rodriguez, l’information comme bien public, désigne la valeur incontestable d’une information vérifiée et fiable en distinguant le faux du vrai. L’union Européenne, est  donc préoccupée par la liberté de la presse, le droit à l’information et la sécurité des journalistes en Haïti. Emmanuel Adjovi, le Directeur régional de l’OIF en Haïti, dans sa courte présentation, propose une transformation majeure dans le secteur de la presse. M. Adjovi se questionne sur l’absence d’un plateau technique, qui pourrait connecter Haïti avec le reste du monde.
 
 
 
Le Chargé de l’UNESCO en Haïti, Elmehdi Ag Muphtah, priorise l’accès à l’information comme droit fondamental qui puisse contribuer pleinement à renforcer la démocratie. Le Ministre de la Culture et de la Communication, de son côté, croit que la liberté de la presse, est une question qui mérite une attention particulière. Au cours des prochains mois, dit-il, le Ministère de la Culture et de la Communication veut continuer à œuvrer pour un meilleur environnement médiatique en Haïti, dans le contexte à la fois structurel mais aussi conjoncturel. Le Ministre dit penser notamment aux grands rendez-vous à venir: à savoir le référendum constitutionnel mais aussi les élections. 
 
 
 
Deux Ateliers ont été organisés à l’occasion dont l’un sur les médias et la lutte contre la désinformation, et l’autre, protection et sécurité des journalistes, animés respectivement par Max Lyron et Phares Jérôme. 
 
 
 
Yves Paul LEANDRE 
 
 

« Tais-toi ou tu seras la prochaine ». De telles menaces, la journaliste d'investigation philippine Maria Ressa en est une habituée. Le jury de l'Unesco lui a décerné cette année son prix de la liberté de la presse. 

 

« Son cas est emblématique des tendances mondiales qui représentent une réelle menace pour la liberté de la presse et donc pour la démocratie », a estimé le jury de l'Unesco. Harcelée sur les réseaux sociaux, poursuivie en justice et condamnée pour « cyberdiffamation » l'an dernier, la directrice du site d'information Rappler dénonce les tentatives de museler la presse partout dans le monde.

 

RFI : Quelles menaces pèsent aujourd’hui sur la liberté de la presse ?

Maria Ressa : Le plus grand problème aujourd’hui, c’est que des faits irréfutables sont mis en cause. C’est un phénomène nouveau. Les journalistes ont perdu leur pouvoir de filtrer et de vérifier les informations. Les nouvelles technologies ont en quelque sorte « kidnappé » cette responsabilité. Si vous n’avez plus de faits, vous n’avez plus de vérité. Sans la vérité, il n’y plus de confiance. Et sans cette confiance, la bataille pour la vérité est impossible à mener, surtout en ces temps de défis existentiels comme le changement climatique et la pandémie du coronavirus.

 

Des plateformes qui prétendent nous informer nous délivrent des mensonges, assortis de colère et de haine. Nous les voyons sur les réseaux sociaux, ces cyberarmées payées par des dirigeants autoritaires qui s’attaquent à la démocratie. C’est une tendance dans de nombreux pays qui doit être combattue. Il n’a jamais été plus dangereux d’être journaliste et de surcroît une femme journaliste. Mais en même temps, les défis sont énormes et la mission des journalistes n’a jamais été aussi importante pour préserver la démocratie. Il est temps pour nous de travailler ensemble et de résister. 

 

 

La pandémie a-t-elle encore exacerbé la tentation des dirigeants de museler la presse indépendante ?

Nous devons faire en sorte que le virus ne contamine pas la démocratie. Nous l’avons vu aux Philippines, où le gouvernement a profité de la pandémie, des confinements successifs et des mille milliards de pesos de crédits empruntés aux banques pour consolider son pouvoir. Nous en payons toujours les conséquences. Notre président Rodrigo Duterte, tout comme Jaïr Bolsonaro au Brésil, a nommé des anciens généraux de l’armée pour gérer la réponse à cette crise sanitaire. C’est un désastre qui s’est encore rajoutée à la catastrophe de la pandémie. Le coût de cela est extrêmement élevée. Car en ces temps du coronavirus, des mensonges tuent. L’incompétence tue. J’espère qu’à la fin de cette crise sanitaire émergera une gouvernance qui sera davantage basée sur des données scientifiques.

 

HPN

Source : RFI

 

A l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la Presse ce 3 mai, l’organisation «Défenseur Plus » souligne la nécessité de légiférer sur le fonctionnement des médias dans le pays. Prônant une presse haïtienne libre et indépendante, la structure de défense des droits humains revient sur les difficultés auxquelles les travailleurs de la Presse sont confrontés (notamment des assassinats) tout en sollicitant en leur faveur de meilleures conditions de travail.

 

S’accentuant notamment sur la liberté d’expression et le droit à l’information en tant que des acquis démocratiques, l’organisme faisant la promotion des droits de la personne estime que la liberté de presse mérite d’être préservée sachant qu’elle est constamment en danger à cause des velléités liberticides des politiques quand le travail du journaliste ne lui est pas favorable. Dans une note publiée à l’occasion de la célébration de cette journée, la responsable de communication du Collectif Défenseur Plus, Samendina Lumane Jean cite quelques meurtres dont ceux de Jean Léopold Dominique, Jacques Roche, Valdjimir Legagneur et de Rospide Pétion qui attendent d’être élucidés.

 

Tandis que des travailleurs de la Presse sont  victimes dans l’exercice de leur métier, l’organisation Défenseur Plus les appelle à être plus vigilants. Mettant l’emphase sur la lourde responsabilité de la Presse dans la diffusion de l’information et de sa responsabilité sociale qui va de pair avec leur travail d’informer la population au regard de l’article 28.2 de la Constitution en vigueur, le Collectif juge nécessaire que voire urgent de légiférer sur de nouveaux phénomènes qui ont émergé dans le monde des médias particulièrement les médias en ligne. Ainsi, la vitesse avec laquelle se propagent les intox aura diminué en même temps que les méfaits qui les accompagnent.

 

Reprenant le thème de cette année « L’information comme bien public », Défenseur Plus appelle à la protection de la Presse ainsi qu’à la garantie de meilleures conditions de travail aux journalistes, travailleuses et travailleurs de Presse. Néanmoins, il insiste sur le respect des principes éthiques et déontologiques du métier.

 

Marvens Pierre

 

Après plus d’une douzaine d’années de lancement du projet de construction, suite à un article que j’avais publié dans le journal Le Matin sous le gouvernement de Jacques Édouard Alexis titré : « La route de la honte ! », la route nationale # 7 qui mène au département de la Grand’Anse, est devenue enfin une route digne de son nom, constate Haiti Press Network.

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En présence du Directeur du Service Maritime et de Navigation d'Haïti(SEMANAH), Eric Prévost Junior la firme d’études architecturales TRAME S.A et le représentant de la Banque Caribéenne de développement(CDB) ont paraphé un accord jeudi pour la réalisation des études architecturales du bâtiment devant loger l'Institut de formation des métiers de la Mer dans la commune de Cabaret.

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La Première dame de la République, Martine Moïse, a lancé le 27 janvier à St-Louis du Nord, une campagne de plantation de cafés qui doit s’étendre sur les dix départements du pays. Objectif : encourager le reboisement, renforcer la production nationale et augmenter les revenus des paysans notamment.
 
 
D’après la première dame, par cette campagne le gouvernement veut aussi lutter contre l’érosion et la pollution et, du coup, sauvegarder l’environnement. La mise en terre d’arbres fruitiers et forestiers constitue la première phase de ce projet.
 
 
Ambitieuse, cette campagne qui doit couvrir tout le territoire national envisage de redonner vie aux plantations caféières, tombées en dégénérescence. Par conséquent, elles seront rénovées et régénérées à partir de semences saines de typica et arabica.
 
 
En parallèle, une campagne médiatique est prévue question d’encourager les planteurs dans la redynamisation de la filière caféière. S’ensuivra la formation des encadreurs et des producteurs à la caféïculture. Dans le cadre de ce projet, des outils et équipements seront fournis aux organisations, associations de planteurs de café.



Dans une lettre ouverte en date du 5 juin 2021 adressée à ses pairs du secteur privé des Affaires, le Dr. Pierre Réginald Boulos s’est montré « préoccupé » par les affrontements entre gangs rivaux qui ont déjà causé la mort de plusieurs personnes, l’incendie de plusieurs maisons et entreprises.

« Nul ne peut rester indifférent face à une telle détresse », estime Boulos qui invite le secteur privé à ne pas rester les bras croisés. 

 

« Tout silence ne peut être que complice ! Tout silence est suicidaire. Car, ce serait de la folie de penser que, dans nos conforts, dans nos demeures et dans nos zones prétendument sécurisées, nous sommes à l’abri », sensibilise Pierre Réginald Boulos.

 

Sans langue de bois, Pierre Réginald Boulos rappelle que les bandes armées sont entretenues par les forces politiques et par toutes sortes d’intérêts mafieux et qu’il serait illusoire de croire qu’elles limiteront leurs actions aux quartiers populaires. 



« Elles (les bandes armées) ont aujourd’hui la capacité de paralyser des départements entiers. Si rien n’est fait, bientôt elles se pavaneront dans les rues des beaux quartiers », prévient l’homme d’Affaires.

Il a également lancé un appel à la solidarité envers les milliers de déplacés, les hommes, femmes et enfants, jetés dans les rues, les mains vides et qui attendent un geste de ceux qui ont certainement le pouvoir quand ils se mettent ensemble.

« Nous ne devons plus rester passifs devant ces abus, ces démissions, ces compromissions affectant notre sécurité nationale. Nous devons au plus vite entreprendre une grande action humanitaire pour toutes les zones atteintes par cette violence aveugle tolérée et peut-être même encouragée par le pouvoir », écrit le numéro un du Mouvement pour la Transformation et la Valorisation d’Haïti (MTV). 



 

 

Une dizaine de personnes tuées, dont des civils, plusieurs blessés, des maisons et petites entreprises incendiées, plusieurs milliers de personnes jetées dans la rue, notamment des femmes, des enfants en bas âge ainsi que des personnes à mobilité réduite, tel est le bilan partiel des affrontements entre les gangs des quartiers de Martissant et Grand-ravine, rapporte l’Office de Protection du Citoyen (OPC) dans un communiqué.

 

L’OPC s’insurge du fait que tout se passe sous les yeux et le silence des autorités et institutions chargées d’assurer la sécurité des vies et des biens des citoyens. La population est livrée à elle-même, dénonce l’organisme public de promotion et de protection des droits humains.

 

L'OPC dit constater avec beaucoup de tristesse que les gangs armés ont repris du service depuis lundi dernier dans la troisième circonscription de Port-au-Prince, particulièrement dans les quartiers de Martissant et de Fontamara.

 

Parallèlement, les attaques et les affrontements se poursuivent dans les quartiers de Bel-Air, de Bas-Delmas et de Cité-Soleil. D’autres poches de tension sont créées, notamment à Laboule 12 sans oublier, la reprise timide des cas d’enlèvement contre rançon, déplore le bureau. 

 

L’Office de la Protection du Citoyen condamne avec force ces actions des gangs armés qui blessent, tuent les populations civiles, incendient, vandalisent les maisons et les petites entreprises et attaquent les ambulances en violation flagrante des principes de base en matière de droits humains.

 

L’OPC rappelle qu’il est de la responsabilité de l’État d’assurer la sécurité de la population, de protéger les vies et les biens, tout en exhortant les autorités compétentes à prendre des dispositions rapides et urgentes pour ramener l’ordre et la paix dans la 3e circonscription de Port-au-Prince et permettre aux familles déplacées de regagner leur domicile avec des accompagnements sociaux.

 

Jean Chrisnol Prophète

 

 

 

Le Premier ministre aï, Dr Claude Joseph accompagné du Directeur général aï de la PNH, Léon Charles, a visité dimanche les quartiers de Martissant et Fontamara théatres depuis une semaine de vives tensions et de guerres de gangs qui a fait 5 morts, des dizaines de blessés et des centaines de déplacés parmi la population civile, a appris Haïti Press Network.

 

« J’ai emprunté la route de Martissant à la Marine haïtienne, en passant par la Place de Fontamara, pour constater, de visu, que l’institution policière a pu y ramener l’ordre et rouvrir la voie à la circulation, conformément aux directives du CSPN », affirme le Chef du gouvernement sur son compte Twitter.

 

Trois réunions du Conseil Supérieur de la Police Nationale, ont été organisées ces dernières 72 heures, apprend-on sur le compte du Premier Ministre a.i. Pendant que ces réunions se tenaient, des centaines de familles ont du fuir les zones de combat entre les gangs armés, parfois avec des nourrissons dans les bras.

 

Les images qui tournent sur les réseaux sociaux montrent plusieurs dizaines de personnes sur des places publiques. Des chefs de gangs armes en bandoulière ont diffusé des séquences montrant des tas d’uniformes de la police et des armes récupérés lors des affrontements qui se sont déroulés pendant une semaine sans intervention des autorités de la police.

 

Les rues de Martissant et Fontamara demeuraient vides dimanche après-midi alors que des détonations sporadiques étaient toujours perceptibles. Cet axe routier dessert 4 grands départements : Les Nippes, le Sud'Est, le Sud et la Grand'Anse, inaccessibles depuis plus d’une semaine.

 

Rappelons que samedi, les Nations-Unies avaient appelé le gouvernement haïtien à mettre un terme à ces spirales de violences entre les groupes armés, de façon à ce qu'elles apportent de l'aide humanitaire aux familles fuyant leurs maisons pour rester en vie.

 

Parallèlement, sur les réseaux sociaux, un des chefs de gangs armés, Izo, présentait des excuses aux résidents de la zone pour les dégâts enregistrés lors de ces affrontements qui ont duré plusieurs jours.

 

Yves Paul LEANDRE 

 

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