Haïti-Politique : Des déclarations fracassantes du président Jovenel Moïse à Petit-Goâve

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Chatouillé par des politiciens de l’opposition politique qui tiennent à ce qu’il quitte le pouvoir ce 7 février 2021, les propos du président de la République, Jovenel Moïse n’ont pas été souples du tout, lors de son passage à Petit-Goâve, notamment dans la localité de Vialet où il a inauguré vendredi 8 janvier le bâtiment devant loger désormais le lycée Roseline Vaval, a constaté Haiti Press Network.

Le chef de l’État qui ne rate aucune occasion pour revenir sur le dossier de l’énergie électrique 24/24, constituant d’ailleurs son cheval de bataille depuis le début de son mandat, a fait feu de tout bois. Il tire à boulets rouges sur ses opposants politiques avec qui un torchon brûle depuis plus de trois ans de son quinquennat.

Plaidant en faveur des plus faibles de la société, Jovenel Moïse renouvelle sa volonté de doter le pays d’une nouvelle Constitution dans le souci de retourner le pouvoir au peuple, d’organiser les élections et d’électrifier tout le territoire avant son départ du pouvoir le 7 février 2022, contrairement à ce que veulent ses adversaires politiques qu’il traite d’ailleurs de « rat do kale » qui ne souhaitent que de l’instabilité du pays.

« L’année 2021 est une année constitutionnelle, électorale et d’électricité. Je suis le président de la dernière transition en Haïti. Le pouvoir ne doit être gagné que par les urnes. Personne ne viendra piller davantage le pays dans la transition. Jamais. Personne ne peut ôter ce pouvoir aux mains du peuple. Je suis là pour servir. Il faut passer par les élections pour arriver au pouvoir », a déclaré d’un ton ferme le président Moïse qui envoie un signal clair à ses adversaires.

De poursuivre : « Vous avez tout fait pour faire effondrer le pays. Vous avez brûlé, tué des gens et écrasé, je suis encore là. Le pouvoir n’est accordé que par le peuple. Il fallait un homme pour dire non à vous voleurs et criminels qui pillent ce pays. Vos mains seront coupées si vous pensez voler l’argent du peuple pour vous enrichir au détriment des plus faibles », a insisté le chef de l’État qui paraissait très remonté contre ceux qui exigent son départ du palais national le 7 février de l’année en cours.

Pour convaincre la population du mauvais côté de la transition qui favorise toujours un petit groupe de gloutons dans le pays, dit-il, il prend en exemple la Constitution de 1987 considérée comme source d’instabilité suivant laquelle, précise-t-il, il devait être le 7e président de la République, alors qu’il est plutôt le 19e en seulement 34 ans.

Tout en garantissant que la nouvelle Constitution ne sera pas fabriquée en sa faveur pour un retour à la Présidence, il a adressé par ailleurs ses remerciements au Conseil électoral provisoire (CEP) qui, estime-t-il, avance à petits pas certes, mais dans la bonne direction vers le référendum.

« Je ne serai pas bénéficiaire de cette Constitution qui va être changée sous mon administration. Je ne serai pas non plus candidat à ma propre succession. La diaspora qui alimente économiquement le pays autour de 40 % l’an aura sa place dans la nouvelle Loi mère », a garanti le premier citoyen de la nation qui a été accueilli à Petit Goâve dans une ambiance festive. 

Comme pour mettre de la poudre au feu, le président Jovenel Moïse qui est à couteaux tirés avec l’opposition politique depuis plus de trois ans, annonce qu’il quittera le pouvoir le 7 février 2022 qui marquera la fin de son mandat. Alors que, ses opposants politiques se préparent dès ce mois de janvier à entreprendre un ensemble de mouvements en vue de l’arracher du pouvoir ce 7 février 2021. Qui vivra verra !

Alix Laroche

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Photo : Sadrac Théodore    

 

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