Haïti-Politique-Sécurité : La PNH s’achemine-t-elle vers son démantèlement à l’instar des ex-FAd’H ?

Politique
Typographie

D’un côté, les gangs lourdement armés qui sèment la terreur et défient la police. D’un autre côté, la police qui sombre dans un désordre aveugle sous prétexte de revendications. Confusion totale au sein de l’Institution policière mais aussi dans la cité en général. Les autorités sembleraient ne pas avoir le remède pouvant guérir la maladie. Une situation qui met la population entre l’enclume et le marteau, constate Haiti Press Network.

Les images de ces derniers jours sont très accablantes et navrantes. La population assiste, dans l’expectative, des hommes armés appelés « Fantom 509 », agir en toute impunité au nom de la police. Ces prétendus policiers qui font fi de leur serment, semblent visiblement déconnectés avec tous les principes, toutes les disciplines et les règles déontologiques de l’institution à laquelle ils appartiennent.

Ils investissent les rues en temps voulu avec les armes de la République achetées avec les taxes de la population, tirent, paniquent tout le monde, paralysent les activités à la capitale, incendient véhicules et bureaux de l’État, observe-t-on. Pourtant, leur mission première est de « protéger et servir », dit-on. 

On parle de syndicat de la police. On parle de « Fantom 509 ». On parle également de SPNH-17. Ces groupes de policiers revendiquent par tous les moyens, une meilleure condition de travail et un meilleur traitement. Des revendications jugées justes et que même le chef du gouvernement, Joseph Jouthe justifie dernièrement leurs réclamations.

Néanmoins, aux yeux de divers secteurs de la vie nationale, cette nouvelle manière de faire passer leurs revendications pose de sérieux problèmes d'intérêts publics. 

Comme pour le reste de la société, les problèmes sont nombreux au sein de la Police nationale d’Haïti (PNH), vieille déjà d’un quart de siècle. Le comportement de la police crée aujourd’hui une véritable confusion. Ce qui met ainsi à nu, la capacité des plus hautes autorités du pays à diriger dans la paix et la sérénité. 

Quand ce ne sont pas les bandits armés disséminés un peu partout qui frappent, ce sont des forces de l’ordre qui s’organisent en un corps de désordre pour semer le trouble et la pagaille. On a la forte impression que personne n’a le contrôle de personne dans ce pays.

Tout le monde fait ce qu’il veut à n’importe quel moment. Et, la population elle, est livrée à elle-même, ne sachant à quel saint se vouer dans cette situation pathétique.     

La confusion est telle, qu’on assiste même à une sorte de face à face entre policiers. Une image prise lors du dernier mouvement du groupe « Fantom 509 » à Port-au-Prince, et qui a déjà fait le tour des réseaux sociaux, montre clairement un agent du corps de SWAT pointant son arme de guerre en direction d'un confrère policier.

Ces méfaits engendrent l’insécurité, l’incertitude, la méfiance et l'incompréhension de la population. Face à de telles observations désolantes, légion sont des citoyens qui craignent à ce que l’Institution policière, fortement supportée par les États-Unis, ne subisse finalement le même sort que les anciennes Forces armées d’Haïti en 1994, sous la présidence de Jean Bertrand Aristide. Un éventuel démantèlement !

Alix Laroche

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

   

 

 

 

Inscrivez-vous via notre service gratuit de courriel d'abonnement pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles .

HPN Sondages