Haïti-Crise carburant : Nouvelle journée tendue à Pétion-Ville, l'école paralysée

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Barricades de pneus enflammés, rues sales et quasi-vides, absence presque totale du petit commerce, rideaux de fer descendus de certaines maisons de commerce, écoles dysfonctionnelles, transport public paralysé, incertitudes de citoyens et citoyennes qui se précipitent dans toutes les directions, telle est la situation observée, ce lundi 16 septembre, dans la commune de Pétion-Ville qui est en effervescence depuis le dimanche 15, constate Haiti Press Network.

Le dilemme de la rareté de carburant depuis environ trois semaines dans le pays, est la dernière goutte d’eau, paraît-il, qui devrait remplir le vase. Les élèves qui se sont difficilement rendus à l’école, ne peuvent pas y aller, faute d’un climat de désordre qui tend à régner dans le pays. 

Ces mouvements de mécontentement spontanés observés dans plusieurs endroits de la région métropolitaine de Port-au-Prince et dans quelques villes de province, sont engendrés par la pénurie de produits pétroliers. Alors que des gens en profitent pour faire leur beurre, dénoncent de nombreux manifestants visiblement frustrés.

Des protestataires continuent de réclamer le départ du président Jovenel Moïse qui, de leur avis, ne gère rien dans le pays. Sinon, opinent-ils, que des manœuvres maladroites en complicité avec des parlementaires pour essayer de boucler son mandat, pendant que la misère noire continue de guetter la population, particulièrement les plus faibles de la société.  

Ce lundi qui marque le début de la deuxième semaine de la rentrée des classes, la commune de Pétion-Ville a été, une fois de plus, en ébullition pour cette question relative à la rareté du gaz, a observé HPN.

L’école ne fonctionne pas. Les établissements scolaires qui avaient accueilli des apprenants qui avaient pris le chemin de l’école, ont été obligés de renvoyer les élèves, à cause de la tension qui augmentait à Pétion-Ville.

Des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) qui assuraient les points fixes et des patrouilles mobiles dans cette commune affichaient pour la plupart, un air très passif, constatons-nous. Les chauffeurs de camionnette et de minibus ont été très rares dans les stations improvisées.  

Alix Laroche

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