La motion de mise en accusation du Président Jovenel Moïse rejetée par 53 députés

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Après un long débat houleux et teinté d'interruption, 53 députés du groupe majoritaire à la chambre basse ont rejeté la mise en accusation de Jovenel Moïse ce jeudi matin. Ces parlementaires voulaient en finir avec cette question qui a été mise à deux reprises en continuation.

 

Il fallait à tout prix évacuer cette épée Damoclès comme l'a insinué le sénateur Joseph Lambert. Le député de Grand Goave  ainsi que les autres accusateurs notamment Sinal Bertrand et Abel Descollines ont demandé au Président Gary Bodeau de signer le procès verbal de la séance qui avait consacré l'arrivée de quatre ministres au gouvernement dirigé par l'ancien Premier ministre Jack Guy Lafontant.

 

Cette demande a été refusée. La lecture de l'acte a été faite par le Première secrétaire du Bureau pour ouvrir les débats. Malgré une tentative des députés majoritaires pour écourter la séance à travers une proposition, le Président Gary Bodeau a prononcé l'irrecevabilité de la demande et les débats se sont poursuivis jusque vers 4h45 de ce jeudi matin.

 

Pendant ce long débat certains députés ont failli en venir aux mains. L'intervention du Président du bureau Gary Bodeau a brandi les règlements internes de la chambre basse pour empêcher aux députés de sortir leurs armes et ce, en pleine séance.

Les députés accusateurs ne pouvant plus argumenter pour convaincre leurs collègues à voter en faveur de cette motion de mise en accusation du chef de l'Etat, 53 députés ont voté contre cette démarche et ouvrent la porte à une éventuelle présentation de l'énoncé de politique générale du Premier ministre nommé  Fritz-William Michel.

 

HPN

 

 

 

 

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