Haïti-Politique : Edmond Bocchit a tenté de justifier les déclarations du Président au Miami Herald

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Nos institutions sont faibles, elles sont incapables de mener la lutte contre la corruption. Ce sont ces mots qui résument les déclarations du Président Jovenel Moïse au journal Miami Herald que le chancelier Haïtien Edmond Bocchit a tenté ce lundi d'expliquer lors d'une conférence de presse.

 

Edmond Bocchit a précisé que Jovenel Moïse n'a pas l'intention de remplacer les institutions étatiques mais a demandé un support technique de l'organisation des Etats américains. Les déclarations de Jovenel Moïse dans les colonnes de Miami Herald a jeté de l'huile sur le feu  qui est déjà à une température politique très élevée avec la demande en trombe de la démission du Président haïtien.

 

Dans cet article du Miami Herald, le chef de l'Etat a voulu décrédibiliser la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif(CSC/CA) qui a cité 64 fois le nom de Jovenel Moïse dans le deuxième rapport sur la gestion des fonds Petrocaribe. Pour Edmond Bocchit dans un environnement très partisan avec les différentes tendances, il semble que l’honnêteté et la justice deviennent des objectifs distants a t-il fait savoir.

 

Le chancelier Haïtien qui a voulu justifier les propos de Jovenel Moïse au journal américain a quelque peu enfoncé le clou, car tous les rapports de la CSC/CA devront trouver désormais des experts pour les analyser car les travaux de cette institution sont réfutés par le chef de l'Etat lui-même chargé de la bonne marche des institutions républicaines.

Plus loin, Edmond Bocchit a enfin indiqué que l'OEA ne travaille jamais dans la perspective d'affaiblir ni de remplacer les institutions étatiques des Etats-membres. Le ministre des affaires étrangères a informé que le gouvernement haïtien n'a pas encore fait de demande formelle pour faire venir des experts de l'organisation régionale sur l'audit des fonds en provenance du Pétrole vénézuelien. Cependant, il a souligné que le sujet a été débattu à l'OEA à travers ses structures techniques.

André Michel, l'un des avocats de la partie civile dans l'affaire Petrocaribe rejette d'un revers de main cette approche de Jovenel Moïse. "C'est une vaste plaisanterie. C'est un jeu d'enfant" a crié l'avocat aux micros des journalistes. "Après chaque vol, après chaque action malhonnête de nos chefs il faudra désormais faire appel à l'OEA pour venir justifier les larcins du chef, ce n'est pas possible" a lancé  Me Michel qui a souligné plus loin qu'Haïti est un Etat souverain et les institutions sont placées pour faire le travail pour lequel elles sont créées.

 

 

HPN

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