Haïti -De récits  sur les soubassements de pratiques de déviance et de banditisme : raps, enlèvements, séquestrations et kidnapping

Idées et Opinions
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 Hancy PIERRE, Professeur à l’Université

 

C’est un sujet, de nos jours, qui laisse des tourbillons dans toute quête d’issue heureuse. Les moyens inefficaces sont explorés ça et là .Les compréhensions empruntent des voies nébuleuses apparentées au repli, à l’effacement, la fuite, l’évasion ou la migration. Entre-temps, de vaillantes et de vaillants, par leur foi d’invincible, le vécu mêlé au mythe de pratiques et de stratèges de maîtrise de la culture de risques. La rationalité se profile quelque fois dans l’accès aux informations de médias quelconque, d’antennes dans les trajectoires de raps, enlèvements, séquestrations et kidnapping.

 

Des approches sociologiques, politiques, psychologiques, anthropologiques, historiques s’introduisent au fur et à mesure pour faire la part des choses face à un problème crucial qui échappe à des rationalités qui indiquent des voies alternatives et sûres. La fatalité, le mysticisme et la pitié dangereuse sont à l’ordre du jour pour se garantir un équilibre en guise de mécanisme de défense, sans un choix préalable délibéré.

 

Les sujets impliqués dans les pratiques de déviance et de banditisme ne se voilent pas toujours. Si le communautarisme  reste encore un carcan à dépasser même en dehors de telles pratiques, pour ceux ou celles qu’on aurait perçu comme des êtres de référence. C’est le spectre d’une mobilité bloquée, avec des alternatives de dépassement mortifères et paradoxalement marchandes dans le cadre d’une économie souterraine.

 

Faire l’amour avec un zombi c’est la formule à creuser pour se mettre sur la route d’un possible entendement du problème de pratiques de déviance et de banditisme : raps, enlèvements, séquestrations et kidnapping.

 

Je voudrais partir de récits d’immersion de sujets indiqués ou étiquetés dans de pratiques de déviance et de banditisme : raps, enlèvements, séquestrations et kidnapping dans la société civilisée. Ce n’est pas une étude sociologique ni anthropologique systématique en elle-même.

 

La relation forcée intervient comme une des méthodes de créativité pour dépasser des énigmes, non dans le sens de Kuhn. La méthode synectique, est celle qui peut faire découvrir des solutions et des relations dans l’absurdité. Comment pourrait- on imaginer une relation entre VERRE-OISEAU ?Ak pasyans, na wè trip foumi ? qu’en est-il de cette version idiomatique haïtienne ?

 

Le narrateur, lui-même, à l’entrée du récit, peut témoigner de ses relations indirectes avec des sujets impliqués aux pratiques souterraines, aux déviances, banditisme : raps, enlèvements, séquestrations et kidnapping.

 

A ma grande stupéfaction, dans mes fréquentations de lieux mondains et de divertissements «  sains », je me retrouve en train de faire l’amour avec un zombi. La nouvelle glisse avec fluidité en présence de quelqu’un anonyme que je suis, en dépit d’une certaine notoriété dans certains espaces intellectuels, mondains ou informels. Un sujet impliqué dans des pratiques souterraines, de déviances et banditisme : raps, enlèvements, séquestrations et kidnapping. En effet, la nouvelle c’est la relation intime à une cliente dans un bar aussi bien que moi, qui a témoigné de ses relations d’amitié et d’intimité avec un des sujets liés aux pratiques souterraines, aux déviances, banditisme : raps, enlèvements, séquestrations et kidnapping.

 

La facilité avec laquelle la communication s’est glissée défait toute implication du système formel qui impose des règles d’interpellation des pratiques apparentées au recèlement. Je ne peux pas passer sous silence un tel témoignage spontané quand nul n’est censé ignorer la loi. Les uns ou les autres se font innocents en regardant des icones et se livrent dans les grands livres de Jérôme Poignard et d’Anatole France pour parodier notre conteur feu Maurice Sixto.

 

Un bandit de grande » notoriété » fraichement appréhendé par la Police Nationale Haïtienne s’est revendiqué dans des échanges informels de la cliente comme moi, en face à face, pour être parmi ses élus. Je ne réagis pas eu égard aux principes de l’immersion communautaire et professionnelle différents de ceux inscrits dans la pratique policière. Ce récit fait montre de l’immixtion dans la vie quotidienne assimilée à l’immersion communautaire.

 

Un autre récit concerne un sujet vivement recherché par la Police Nationale Haïtienne pour des accusations graves liées  aux pratiques souterraines, aux déviances, banditisme : raps, enlèvements, séquestrations et kidnapping. Un adolescent, un de mes proches, revenu des Etats Unis, fait un retour à son quartier de référence à chaque occasion pour renouer à ses amis d’enfance autour d’un panier de basket et/ou autour d\'un verre de bière, se voit face à une autre personnalité, son ami d’enfance et d’innocence. Le jeune qu’il connait dix ans déjà allait bloquer par autorité une des rues de quartier d’enfance et naïvement il a réagi  «  mon frère, pourquoi bloquer la rue ? » Celui-ci a changé d’idée sans rien dire mais un autre a chuchoté «  écoute, il est devenu le chef de l’un des super gangs de Port-au-Prince ».Ce qui n’empêche pas que son ami d’enfance revenu des Etats Unis continue dans ses attaches avec un dépassement spontané puisqu’il s’agit d’une relation intime d\'enfance et de complicité adolescente, malgré tout.

 

Un autre cas concerne un grand caïd dans un département aussi important que l’ouest sur le plan électoral. Une ménagère chez l’un de mes meilleurs amis avoue avoir des relations avec deux parmi les sujets liés  aux pratiques souterraines, aux déviances, banditisme : raps, enlèvements, séquestrations et kidnapping, recherché  par la Police Nationale Haïtienne (PNH).

 

A SUIVRE. Hancy PIERRE, 11 octobre 2021

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