Le commissaire du gouvernement de Port au Prince Me Bedford Claude a subi un nouvel affront dans l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moise. Le chef du parquet de la capitale a voulu entendre les policiers de la sécurité rapprochée du Président notamment Dimitri Hérard  placé en isolement par l'inspection générale de la PNH,  l’ancien responsable de l’USGPN et les autres policiers de la garde Présidentielle  n’ont pas été conduits au parquet.

 

Aucune explication de la Direction de la Police nationale sur le refus de conduire les Policiers Dimitri Hérard, Fontus Renord, Bastien Conrad, Hubert Jeanty et Clifton Hyppolite.

 

Lundi dernier, l’ex-coordonnateur de la sécurité présidentielle Civil Jean Aguel a été appréhendé par la PNH. L’un de ses avocats Me Reynold Georges a exercé un recours devant le doyen Bernard Sainvil. L’audience est fixée pour vendredi a appris la rédaction du journal d’une source généralement bien informée.

 

 

L’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) n’a pas eu gain de cause dans la décision de poursuivre la compagnie Real Business Investment (RBI) dirigée par l’homme d’affaires, Pierre Reginald Boulos. En effet, par décision rendue par le Tribunal des Référés, un dégel des comptes de Réginald Boulos a été ordonné.

 

De plus, suivant cette ordonnance du Juge Me Bernard Sainvil, il a été décidé d'annuler tous les mandats d'amener émis par Me Hans Joseph, Directeur Général  de l'Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) dans le cadre de ce litige.

 

Par plénitude de juridiction, le Doyen Bernard Sainvil annule simultanément le mandat d’amener émis par le Directeur Général de l’ULCC à l’encontre de Reginald Boulos et la mesure conservatoire en se fondant notamment sur article 7.6 de la Convention Interaméricaine des Droits de l'Homme. Cette décision correspond à la notion de «juge de conventionnalité», a commenté Me Guerby Blaise, pénaliste en réaction à cette décision.

 

Notons que cette affaire opposait l’ULCC à la RBI concernant un projet de construction de logements sociaux à Fermathe , commune de Pétion-Ville pour lequel l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA) a contribué  à hauteur d’un million de dollars américains.

 

Godson LUBRUN

 

 

La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, a condamné les meurtres du journaliste Diego Charles et de plusieurs autres personnes, survenus le 30 juin à Port-au-Prince, la capitale d’Haïti. 

 

« Je condamne cette violence absurde, et notamment le meurtre du journaliste Diego Charles. Je demande aux autorités d’enquêter sur ce crime et de veiller à ce que les responsables soient traduits en justice », a-t-elle notamment déclaré.

 

La Direction de Radio Vision 2000 qui avait modifié sa programmation en arrêtant momentanément les nouvelles, s’en remet à la Justice pour que justice soit faite sans complaisance aucune.

 

« Jusqu’à quand le robinet de sang continuera de couler sans se tarir. N’est-il pas grand temps de fermer et de verrouiller ce robinet de sang », a indiqué le PDG de la station.

 

La Directrice de l’Unesco qui réclame une enquête a insisté sur la nécessité de rendre justice à la victime. « Aucune société ne peut se développer correctement tant que des criminels empêchent les journalistes d’exercer leur devoir professionnel de nous informer. » a twitée Audrey Azoulay.

 

 

 

 

 

L’étau se resserre autour de Windelle Coq Thélot. En effet, un avis de recherche a été émis par la Police Nationale d’Haïti (PNH) contre la juge. Trois jours auparavant, le Parquet de Port-au-Prince a décerné un mandat d’amener à l’encontre de la juge Windelle Coq Thélot, dans le cadre de l’enquête ouverte autour de l’assassinat du Chef de l’État.

Assassinat, tentative d’assassinat et vol à main armée au préjudice de Jovenel Moïse sont les faits reprochés à la juge. Les mêmes infractions dont elle est reprochée par la DCPJ, précisant qu’elle est armée et dangereuse.

Alors qu’un mandat d’amener est émis contre la Magistrate, la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) s’apprête à statuer sur le recours exercé par Windelle Coq Thélot contre sa mise à la retraite illégale par le désormais ancien président de la République, Jovenel Moïse.

 

 

 



Invité à se présenter par devant une Commission d'enquête de l'Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), Pierre Réginald Boulos a, dans une correspondance adressée au Directeur Général de ladite institution, Me Hans Ludwig Joseph, refusé de se présenter à cette audition. Ce rendez-vous entre le Président Directeur Général (PDG) de la Real Business Investment (RBI) et l'ULCC était prévu pour ce vendredi 2 juillet 2021.


Par ailleurs, par requête de Me Samuel Madistin avocat de la RBI, une plainte de Pierre Réginald Boulos a été déposée contre Hans Joseph de l'ULCC pour des "vices de forme"  insérés dans le traitement de ce dossier. L'entrepreneur ne cesse de voir en la démarche une persécution politique. 

 

 

Le Commissaire du gouvernement de Port-au-Prince avait convoqué lundi les entrepreneurs Dimitri Vorbe et Réginald Boulos pour les entendre dans le cadre de Dans l’enquête ouverte relative à l’assassinat du Président Jovenel Moïse. Les intéressés ne se sont pas présentés à la Convocation, a constaté Haïti Press Network

 

Les deux hommes d’affaires qui ont été en opposition à l’ancien Président Jovenel Moïse ont évoqué les raisons de leurs absences au Parquet pour répondre à l’invitation du Commissaire du Gouvernement.

 

Par le biais de Me Guerby Blaise, son avocat, Dimitri Vorbe, absent au pays depuis octobre 2019 affirme qu’il n'a reçu formellement aucune convocation. Se disant respectueux de la justice de son pays, l’entrepreneur a fait savoir au responsable du Parquet son empêchement eu égard aux problèmes de migrations auxquels il se trouve confronté. Dans cette requête émanant de son avocat, Dimitri Vorbe indique qu’il est en attente de recevoir sa carte de résidence devant lui permettre de voyager.

 

Par ailleurs, l’ancien homme fort de la compagnie électrique SOGENER qui a été dans le collimateur de l’administration de Jovenel Moise a condamné l’assassinat infâme, piteux et lâche du président.

 

La rédaction d’Haïti Press Network (HPN) a appris que Reginald Boulos lui-aussi n’étant pas au pays s’est fait représenter par son avocat Me Samuel Madistin à l’audition du Commissaire du gouvernement. L’homme politique et leader du MTVAyiti espère dès son retour au pays répondre aux questions du magistrat Me Bedford Claude.

 



Dans sa note du 1er juillet 2021, la Fondasyon Je Klere (FJKL) dit présenter ses profondes sympathies aux familles des victimes durement affectées et exhorter l’équipe au pouvoir à prendre conscience de son incapacité à diriger le pays et tirer les conséquences de son inconséquence pour éviter au pays des jours encore plus sombres.


Dans la même veine, l'organisme de droits humains note dans ce contexte, le gouvernement annonce avec désinvolture l’organisation d’élections générales en même temps qu’un referendum inconstitutionnel, toutes des mesures susceptibles d’empirer inutilement la crise multidimensionnelle que connait le pays et de préparer d’autres massacres sur la population civile.


" Les autorités policières et gouvernementales ont failli à leur double obligation de prévenir le crime et de sanctionner les criminels", note la FJKL soulignant que les bandits ont opéré en toute impunité sans qu'aucun des criminels n’a été arrêté, ou interpellé et Port-au-Prince est redevenu le Port au crime !. 

 

 

 

Les anciens sénateurs de l’Artibonite et de l’Ouest, respectivement Youri Latortue et Steven Benoit, ont répondu à l’invitation du Commissaire du gouvernement a.i près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Bedford Claude, dans le cadre de l’enquête ouverte sur l’assassinat par balles de Jovenel Moïse en sa résidence privée, le 7 juillet dernier. Les concernés en ont fait l’annonce sur leur compte Twitter respectif.

 

« Au parquet de Port-au-Prince pour répondre à l’invitation du Magistrat Claude Bedfort. Il me semble toujours utile d’informer ceux que la question intéresse », a tweeté l’ancien président de la Commission Anti-corruption du Sénat de la République.

 

Les deux anciens parlementaires devraient être auditionnés sur les déclarations qu’ils ont faites dans la presse en réaction à l’assassinat du Chef de l’État.

 

« En tant que citoyen respectueux des lois de mon pays, j’ai répondu positivement à l’invitation du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince », a écrit le père de la loi sur le salaire minimum. 

 

De plus, Steven Benoit qui dit n’avoir constaté aucune présence policière sur les lieux ajoute : « Ma vie est entre les mains du gouvernement ».

 

Rappelons que dans le cadre de l’enquête ouverte sur l’assassinat de Jovenel Moïse, plusieurs figures de l’opposition ont été invitées à répondre aux questions du Parquet. Les hommes d’affaires Reginald Boulos et Dimitri Vorbe sont aussi attendus.

 

 

L’ancien ministre de la justice, Paul Denis, assimile à son tour la décision relative au désarmement des agents de sécurité du juge Rénord Régis aux manœuvres visant à bloquer l’instruction du dossier de l’assassinat crapuleux de Me Monferrier Dorval.

 

Le coordonnateur général de la formation politique « INIFOS » dit ne pas comprendre que le magistrat  n’ait bénéficié de l’encadrement nécessaire pour instruire un dossier aussi sensible. 

 

« Lorsqu’un juge d’instruction travaille sur un dossier sensible, il doit bénéficier des mesures d’encadrement pour mener à bien son travail », souligne l’ancien ministre de la justice.

 

Pour Paul Denis, lorsque la PNH décide de désarmer les agents de sécurité du magistrat cela représente un signal clair envoyé par les autorités concernées au magistrat pour lui dire qu’il doit arrêter automatiquement son enquête.

 

« Le juge est exposé, il est livré à lui-même mais aussi exposé à n’importe quel danger », s’alarme Paul Denis. L’ancien ministre croit savoir que cette décision ne vise qu’à pousser le magistrat lui-même à mettre un terme à son travail.

 

L’Etat dans son ensemble est en passe de louper une occasion de couper court à toutes les rumeurs qui entourent la disparition de Me Dorval.

 

« Tout indique qu’il y a quelque part des gens au plus haut de l’Etat qui cherchent à étouffer cette affaire », estime M. Denis. C’est, selon lui, une nouvelle preuve que l’assassinat de Me Dorval est un crime d’Etat.  

 

Le Juge en charge du dossier, Me Rénord Régis a, dans deux correspondances adressées en date du 14 juin 2021 au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), craché sa colère face au refus du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Bedford Claude, d’exécuter ses ordonnances. Il a demandé au Conseil de s’informer auprès du ministre de la justice des motivations du chef du parquet.

 

Le Magistrat instructeur a égratigné également le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire qu’il tiendra responsable de tout acte dont il serait victime dans l’exercice de ses fonctions, le CSPJ n’ayant donné aucune suite à ses correspondances sollicitant des moyens nécessaires à l’avancement de l’enquête.

 

 Jean Chrisnol Prophete

 

 

 

 

Le commissaire du gouvernement a.i près le tribunal de première instance de Port-au-Prince Me Bedford Claude, a demandé jeudi aux responsables de la police de mettre à sa disposition Dimitri Herard et Civil Jean Aguel responsable de sécurité du président Jovenel Moïse.

 

Me Bedford Claude a écrit deux correspondances à l’inspecteur général en chef de la PNH Frantz Jean François, dans lesquelles le chef de la poursuite demande à ce dernier de mettre ces deux hauts responsables de la sécurité du président Jovenel Moïse à disposition de la justice.

 

Le commissaire Bedford souhaite auditionner le commissaire Divisionnaire Civil Jean Aguel, coordonateur général de la sécurité présidentielle, le mardi 13 juillet 2022 à 10h du matin.

 

Il souhaite également auditionner le commissaire de police Dimitri Hérard, responsable de l’unité de sécurité général du palais national, le mercredi 14 juillet 2022 à 10h du matin, ce, toujours dans le cadre du dossier de l’assassinat du Président de la République Jovenel Moise perpétré en sa résidence dans la nuit du 06 au 07 juillet 2021.

 

Parallèlement, Le chef du parquet de Port-au-Prince donne délégation à la DCPJ pour auditionner les agents de sécurité rapprochée du président défunt.

 

En effet, Me Bedford Claude a adressé, jeudi, une correspondance au directeur général de la direction centrale de la police judiciaire Frédéric Leconte, pour lui accorder une délégation de pouvoir.

 

« Vu les articles 7, 10, 30 et 31 de la loi portant création, fonctionnement et organisation du Police nationale.  Vu les articles 24, 25, 26, 27, 40 et 41 du code de procédure pénale, autorisons le directeur de la DCPJ, de diligenter une enquête relative à l’assassinat du président Jovenel Moïse, perpétré à Pèlerin. Cette délégation est valable pour une période de 15 jours » lit-on dans le document.

 

 

 

Des voix continuent de s’élever pour dénoncer la décision du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Bedford Claude, soupçonné de faire obstruction à l’instruction du dossier de l’assassinat de Me Monferrier Dorval.

 

C’est le cas des responsables de la structure baptisée « Nou se Dorval » qui qualifient de « dilatoires », les agissements de Me Bedford Claude, qui refuserait de donner suite à l’ordonnance rendue par le juge en charge de l’affaire.

 

Le juge d’instruction Rénord Régis souhaite auditionner 8 personnes à titre de témoins dont la première dame, Martine Moïse et Guichard Doré, conseiller de Jovenel Moise.

 

Me Iswick Théophin de la structure « Nou se Dorval » croit savoir que l’ordonnance a bel et bien été signifiée au commissaire Bedford Claude qui se doit de faire parvenir les invitations aux personnalités citées par le magistrat instructeur.

 

« En refusant de donner suite à l’ordonnance du juge, le commissaire du gouvernement Me Bedford Claude commet un déni justice », a jugé Me Iswick Théophin. Il a indiqué que sous peu une plainte pour déni de justice sera déposée contre le chef du parquet.

 

Le secrétaire général du conseil de l’Ordre des Avocats de Port-au-Prince, Me Robinson Pierre Louis a également dénoncé le comportement du commissaire du gouvernement de la capitale.

 

« Le chef du parquet décide de bloquer l’instruction du dossier de l’assassinat de Me Dorval en refusant de donner suite à l’ordonnance rendue par le juge en charge de cette affaire », s’insurge Me Pierre-Louis.

 

 

 Jean Chrisnol Prophete

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