Décidément, le président de la République et son Conseil Électoral Provisoire n’entendent pas faire machine arrière, malgré les nombreuses voix qui s’élèvent au sein de la société pour dire "NON" à l’organisation d’élections de manière unilatérale.



Quelques heures après la publication du calendrier électoral par le CEP, Jovenel Moïse a salué la détermination de l’organisme électoral à organiser des "élections libres, honnêtes et démocratiques".


Selon ce qu’a fait savoir le chef de l’État, "tout de suite après la présentation du calendrier électoral, le Ministère de l’Économie et des Finances a reçu des instructions formelles en vue d’analyser, au plus vite, les différents leviers permettant de donner suite célère aux requêtes du CEP liées à l’organisation du référendum et des élections".



Pour Jovenel Moïse, 2021 est implacablement une année électorale. C’est dans cette optique qu’il a demandé à l’Office national d’identification (ONI) de prendre toutes les mesures pour permettre aux citoyens de se doter de la carte d’identification nationale.



Parallèlement, le haut-état-major de la Police Nationale d’Haïti est instruit de mobiliser toutes ses ressources en vue d’instaurer un climat stable et sécuritaire dans le pays dans la perspective de la réalisation du référendum et des élections générales durant l’année 2021.

 

 

Les Etats-Unis se sont réveillés mercredi sans connaitre le vainqueur de l’élection présidentielle du mardi 3 novembre qui a mobilisé plus de 100 millions d’électeurs. Cette situation fait planer le doute sur l’issue du scrutin très serré dont le résultat final pourrait provoquer des émeutes dans le pays.

 

Les Américains attendront donc encore quelques jours peut-être quelques semaines avant de connaitre leur prochain président entre Joe Biden, le démocrate de 77 ans et Donald Trump, 74 ans, le président sortant. Le décompte des votes après la fermeture des bureaux de vote n’a pas permis de déterminer un gagnant au cours de la nuit du 3 novembre.

 

Les projections confirmées par les médias montrent toutefois que le candidat démocrate était en tête du décompte des grands électeurs 238 contre 213 pour son rival républicain. Cependant, Donald Trump était en avance dans 4 états qui pourraient consacrer le vainqueur. Il s’agit de la Caroline du nord, la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin.

 

L’un et l’autre des deux principaux candidats a revendiqué la victoire appelant leurs partisans à rester vigilants. Joe Biden le premier a se prononcer à prier ses électeurs de garder l’espoir. « Nous sommes en bonne position pour le remporter », a-t-il lancé au coeur de la nuit. Il a été suivi par Donald Trump qui lui s’est autoproclamé vainqueur. « Pour ma part je crois avoir gagné-une importante victoire-. Il y a une tentative de fraude en voulant continuer à compter des voies jusqu’à 4h du matin », a déclaré le président sortant.

 

Devant l’incertitude quant à l’issue pacifique de l’élection, et les risques de débordements populaires qui pourraient éclater, le commerce dans les grandes villes américaines s’est barricadé protégeant les baies vitrées des grands magasins que ce soit à Washington, New-York ou ailleurs. Mardi soir, des milliers d’Américains se sont rassemblés près de la Maison blanche à l’appel du mouvement Black Live Matters.

 

Quelques incidents légers ont été enregistrés mardi, mais on craint le pire dans les prochains jours.

 

 

Le département d'état américain continue de coincer l'exécutif haïtien sur les prochaines législatives. Selon le Secrétaire d'état américain Mike Pompeo, les élections législatives en Haïti sont très en retard.

 

" Nous continuons à lancer un appel pour que des élections aient lieu aussitôt qu'elles seront techniquement réalisables", indique le chef de la diplomatie américaine sur le compte twitter de l'Ambassade américaine à Port-au-Prince ce jeudi 15 octobre 2020.

 

Mike Pompeo nuance toutefois son discours précisant "si techniquement réalisables". Signalons que la France, à travers sa représentation diplomatique en Haïti, avait fixé sa position sur l’organisation des prochaines élections pour renouveler le personnel politique haïtien.

Dans une déclaration faite, à Jacmel, au sud-est d’Haïti, l’ambassadeur français accrédité en Haïti, José Gomez estimait que l’heure n’était pas favorable à la réalisation des prochains scrutins.

"Je constate comme toujours qu’Haïti a besoin d’élections libres, démocratiques et transparentes mais, pour l’instant, les conditions ne sont pas encore réunies et il faut absolument qu’elles le soient pour qu’on puisse célébrer des élections auxquelles le peuple haïtien puisse y croire », avait lancé le diplomate français.

Un défi que le pouvoir en place aura du mal à lever, par rapport au refus systématique du secteur démocratique et populaire de s'asseoir avec l'équipe en place pour trouver un accord politique pouvant faciliter la tenue de bonnes élections dans le pays. Si Washington veut mettre les pendules à l'heure, rien ne presse du côté du pouvoir qui joue sur la fin du mandat présidentiel, le 7 février 2022.

Une tentative de rencontre a eu lieu le week-end écoulé mais elle s’est terminée en queue de poisson, l'opposition modérée veut prendre le poste de Premier ministre mais le Chef de l'Etat semble jouer avec le temps avant d'envisager une telle solution.

 

Yves Paul LEANDRE

 

 

 

Secrétaire adjoint par intérim du Bureau des affaires de l'hémisphère occidental du Département d'État des États-Unis, Michael G Kozak, a réitéré mardi la position américaine sur la crise politique qui sévit dans le pays.

 

« Le Parlement haïtien doit être rétabli dès que possible pour qu’Haïti revienne sur une voie démocratique », a déclaré dans un tweet, le fonctionnaire du département d’Etat.

 

Le message dédié au gouvernement haïtien est relayé sur le compte officiel de l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince, est publié quelques heures après des déclarations du président Jovenel Moise annonçant l’organisation d’un referendum pour une nouvelle constitution avant les élections.

 

Pour Michael G. Kozak, les institutions démocratiques haïtiennes devraient déterminer le mécanisme juridique approprié pour le changement constitutionnel, avec la contribution de la société civile.

 

Notons qu’au mois de septembre dernier un Conseil Électoral Provisoire (CEP) a été constitué par l’exécutif haïtien. Ce CEP décrié par divers acteurs de la société civile et de la classe politique a pour mission d’organiser un référendum en vue d’un changement de la constitution et de réaliser des élections pour tous les postes à pourvoir dans le pays.

 

 

Le bureau du conseil électoral provisoire (CEP) a été officiellement constitué. La direction exécutive du Conseil électoral Provisoire (CEP) en a fait l'annonce dans une note parue, ce vendredi 9 octobre 2020.

 

Guylande Mésadieu, présidente, Espérancia Cesar, vice-présidente, Josette Macillon, secrétaire générale et Guy Roméus, trésorier, sont les quatre conseillers qui constituent le bureau formé à l'issue d'une séance tenue à l'extraordinaire.

 

"Le Conseil électoral affirme sa volonté de s'acquitter de sa tâche avec dignité, impartialité et honnêteté", a conclu la note portant la signature du directeur exécutif du CEP, Max Délices.

 

Selon l’arrêté présidentiel nommant le CEP a confié à l’organisme contesté, la mission d’organiser un référendum pour l’adoption d’une nouvelle constitution et la gestion des élections.

 

 

 

L'annonce a été faite, mardi par un porte-parole du Département d'Etat américain relayé par le journal Miami Hérald. « Nous voulons voir les Haïtiens exercer leurs droits de vote pour élire leurs représentants au Parlement », souligne le Département d’Etat.

 

En revanche, la France et l’Union Européenne jugent que les conditions ne sont pas réunies pour organiser des élections crédibles en Haïti.

 

Mardi 27 octobre, le Président de la République Jovenel Moïse, accompagné de son Chef du Gouvernement, Jouthe Joseph, a emboîté le pas, en rencontrant les membres du CEP, dans la perspective de jeter les bases pour faciliter la tenue des législatives. Selon le Chef de l'Etat, les membres de l'actuel CEP, s'engagent à réaliser des élections libres, honnêtes, démocratiques et transparentes.

 

« Je me suis entretenu, ce mardi 27 octobre, avec les membres du nouveau CEP. Les discussions ont porté sur l’opérationnalisation de la machine électorale », a expliqué Jovenel Moïse.

 

 Vendredi dernier, le Président Moïse, avait clamé haut et fort, que la réforme constitutionnelle est un impératif majeur avant la tenue du prochain scrutin, une correction allait être faite le weekend écoulé, lors de sa visite, à la cité administrative, déclarant avec ou sans la réforme Constitutionnelle, le cap est maintenu pour l'organisation des élections dans le pays.

 

Le chef de l’Etat avait également indiqué qu’il était rentré en pourparlers depuis 3 mois, avec des acteurs politiques et des secteurs de la vie nationale, sur les décisions qu’il faut prendre pour orienter le pays sur la route de la stabilité, la modernisation, la croissance économique et la réconciliation nationale.

 

Un des farouches opposants au régime PHTK, l'ancien Sénateur du Centre, Simon Dieuseul Desras, confirme et maintient sa position, qu'il reste ouvert au dialogue avec le Chef de l'Etat, moyennant qu'Haïti soit au coeur des discussions.

 



Yves Paul LEANDRE 

 

 

 

Alors que les membres du Conseil Électoral Provisoire n’ont pas prêté serment devant la Cour de Cassation avant leur installation– ce qui, selon certains, pourrait empêcher l'institution d'engager la nation –, les conseillers électoraux semblent ne pas chômer. Jeudi, les employés étaient à leur poste et des conseillers étaient en réunion avec des cadres du Conseil, avons-nous appris.

 

Toutefois la cellule de communication n’était pas en mesure de livrer des informations sur les différentes activités déjà réalisées par les 9 membres en vue des prochaines élections.

 

3,1 milliards de gourdes sont prévues pour les opérations électorales, pourtant aucun membre du Conseil, notamment la présidente Guylande Mésadieu, n’a encore rien dit sur la ventilation de ce budget jugé faramineux par certains alors que seules 500 millions de gourdes sont disponibles pour supporter les partis politiques qui constituent, selon eux, les principaux acteurs du processus.

 

La communauté internationale dont les Etats-Unis espèrent la tenue des joutes le plus rapidement possible, pourtant les membres du Conseil ne se sont pas encore prononcés sur un éventuel calendrier électoral voire un projet de décret électoral. L’Exécutif, va-t-il utiliser la proposition des membres qui ont démissionné en juillet dernier ?

 

Si la presse espère une déclaration du CEP, il va falloir attendre quelques jours, selon une source bien informée proche de l'institution qui indique également que les conseillers attendent toujours leur prestation de serment par devant la Cour de Cassation. Néanmoins, la vitesse avec laquelle l’exécutif a procédé à la constitution puis l'installation du CEP peut susciter des doutes sur une éventuelle prestation de serment avant de commencer les opérations électorales.

 

Depuis la nomination suivie de l’investiture des membres du Conseil Electoral Provisoire, respectivement les 18 et 22 septembre dernier, les réactions se multiplient tant du côté de ceux qui sont favorables aux démarches de l’Exécutif tant du côté de ceux qui estiment que la formation du CEP est inconstitutionnelle.

 

Si le mystère n’est pas encore résolu sur les actions des membres du CEP, il faut toutefois signaler que les propos du président Jovenel Moïse ont été suivis d’effets en ce qui concerne la sécurité des conseillers. Ainsi un dispositif de sécurité renforcé a été remarqué dans les environs et dans les locaux du CEP.

 

 

Marvens Pierre

 

 

24 heures après son adresse à la nation ponctuée d'une surprenante déclaration selon laquelle « les élections n'auront pas lieu sans un changement de Constitution », le président de la République s'est rétracté. 

 

En effet, après une visite au Bicentenaire sur les chantiers du réseau électrique de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, samedi, suivie d'une ballade surprise au bas de la ville, Jovenel Moïse a tenu un point de presse devant les locaux qui abriteront la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA).

 

C'est là que le chef de l'État a laissé entendre que les élections auront lieu avec ou sans une nouvelle Constitution. Toutefois, Jovenel Moïse reste cramponné à l’idée de consulter le peuple haïtien par voie de référendum.

 

« Ce sont les Haïtiens qui doivent dire le dernier mot sur le changement ou non de la constitution », a précisé le président de la République.

 

Une rétractation surprenante de la part du locataire du Palais national qui, lors de son adresse à la nation, empruntait le ton d'un homme dont la conviction était infaillible. 

 

En changeant ses propos sans grandes nuances, Jovenel Moïse laisse l'impression d'avoir prêté oreille à l'avalanche de réactions de ses opposants jugeant sa déclaration du vendredi 23 octobre « totalement déplacée ».

 

 

Rien n’est encore dévoilé sur les sujets qui seront débattus lors de cette rencontre qui se tiendra dans 4 à 5 jours, entre le chef de l’Etat et les partis de l’opposition, selon l'Ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, Kelly Craft, qui soutient l'organisation des élections quand les conditions techniques le faciliteront. Les Etats-Unis encouragent  le gouvernement à mettre des balises en place pour les législatives pour sortir le pays de cette période de gouvernance par décret.

 

Mais déjà, le secteur démocratique et populaire à travers Me. André Michel, tient la corde raide en se positionnant qu’aucune négociation n'est possible entre l’opposition et le Pouvoir. Le Secteur Démocratique et Populaire rejette toute possibilité de cohabitation avec Jovenel Moise, PHTK et alliés. Me Michel, dans un tweet publié ce 7 octobre affirme que la population combattra tout accord Politique bidon avec Jovenel Moise, PHTK et alliés.

 

S’interrogeant sur cette éventuelle rencontre l’ex-député de la circonscription de Marigot, Déus Deronneth, se demande si cet ordre était venu de Washington ou du Palais National ? L'Ambassadeur Craft avance que la constitution du Conseil Electoral Provisoire est un pas franchi dans la bonne direction cependant beaucoup restent à faire, selon la diplomate préoccupée par cette escalade de violence, et les crimes perpétrés par les gangs armés.

 

Signalons que depuis octobre 2017, le Coordonnateur Général du Parti UNIR Clarens RENOIS a toujours prôné le dialogue pour une sortie de crise. L'ancien Journaliste senior se positionne en ces termes « Je suis dans l'opposition, mais j'ai fait le choix de dialoguer. Même dans la guerre on doit savoir parler à ses ennemis et à ses adversaires », conseille le leader du Parti UNIR, qui rêve d'un pays stable où il fait beau de vivre.

 

Yves Paul LEANDRE 

 




Dans une longue correspondance adressée au secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, 25 parlementaires ont demandé au département d'État américain d'appuyer des élections libres, équitables et conformes à la constitution haïtienne en vigueur dans ce pays.

Ces parlementaires ont vertement critiqué la position américaine transmise par un haut dignitaire du département d'État récemment qui menaçait de conséquences ceux qui n'entendaient pas participer aux élections en Haïti. Ils disent penser qu'une telle déclaration a la vertu de saper la tenue d'un dialogue entre les acteurs.

Concernant le Conseil Électoral Provisoire (CEP) mis en place par Jovenel Moïse mi-septembre dernier, les parlementaires américains signataires de la lettre à Pompeo soulignent que le CEP a été constitué et mandaté de la mission d'organiser un refendum en vue de doter le pays d'une nouvelle constitution sans la présence d'acteurs importants de la société civile haïtienne.

Du nombre de ces parlementaires, citons la députée Frederica Wilson, le sénateur Edward J Markey et Bernard Sanders, Elisabeth Warren qui soulignent toutefois que les élections sont essentielles pour un retour à l'ordre constitutionnel interrompu depuis le dysfonctionnement du parlement en janvier 2020.

 

 

Le ministre de l’économie et des finances, Michel Patrick Boisvert a fait le point, vendredi, une présentation du budget du nouvel exercice fiscal qui présente une prévision de plus 254 milliards de gourdes.

 

Le nouveau budget prévoit une croissance de 2.4%, une inflation de 18.2% en glissement annuel à la fin de l’exercice, des recettes fiscales estimées à 132 milliards de gourdes, une pression fiscale de 8.4% contre 6.5% au précédent exercice a expliqué le patron du MEF. 

 

Michel Patrick Boisvert a indiqué que le budget 2020-2021, adopté en conseil des ministres, le parlement étant dysfonctionnel depuis janvier dernier, a pour objectif le relèvement de la croissance et une accélération dans la création d’emplois notamment.

 

Le grand argentier de la République a également expliqué que les axes prioritaires de ce budget portent sur le renforcement de la sécurité et de l’état de droit, le renforcement des services d’infrastructure existants, le renforcement des politiques d’inclusion sociale et l’amélioration de la gouvernance. 

 

Le ministre des finances dément catégoriquement l’augmentation des taxes dans le nouveau budget, indiquant que la seule nouvelle taxe insérée dans le document concerne l’inspection des véhicules. Michel Patrick Boisvert qui précise que le gouvernement a de préférence mis l’accent sur la rationalisation dans le budget 20/21 a fait état de la reconduction de certaines mesures douanières et du changement des positions tarifaires dans le but de mieux encadrer et protéger la production nationale.

 

Le ministre des finances a aussi apporté des précisions sur l’augmentation des salaires des employés de l’administration publique. Il s’agit en fait d’une correction en fonction du salaire minimum, a expliqué Michel Patrick Boisvert précisant que les ajustements varient de 5% à 55%, c’est-à-dire des plus petits salaires aux plus grands.

 

Le titulaire du MEF s’est par ailleurs réjoui de l’appréciation de la gourde par rapport au dollar américain, ce qui a occasionné dit-il une amélioration du pouvoir d’achat des institutions et de la population.

 

Jean Chrisnol Prophète

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