Environ une centaine de leaders paysans et d’organisations communautaires de base ont participé à une journée de Réflexion autour de l’Avant Projet de la Constitution organisée par le bureau du ministre chargé des questions Électorales et des Relations avec les Partis Politiques ce jeudi 25 Mars à l’Hôtel Ritz Kinam à la Rue Panaméricaine. Ces leaders communautaires  venus des dix(10) départements géographiques du pays ont débattu en atelier de plusieurs articles de l’Avant projet de la Constitution et du Référendum prévu pour le 27 juin prochain.

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Le Conseil Électoral Provisoire a procédé, mercredi, à l’installation des membres des bureaux référendaires départementaux (département ouest I et II) en vue de la réforme constitutionnelle prévue le 27 juin prochain, a constaté Haïti Press Network.

 

Wally Désence et Jean-Baptiste Dorcé qui sont respectivement les présidents des bureaux référendaires Départementaux Ouest I et II doivent accomplir leurs tâches loyalement et fidèlement au regard de la loi, a laissé entendre le directeur exécutif du CEP, Max Délices qui a procédé à leur installation.

 

Auparavant, le Conseil avait installé ces mêmes bureaux dans le département du nord où les membres de ses deux juridictions électorales ont déjà pris fonction. A leur tour, les membres des BRD vont installer sous peu les membres des bureaux référendaires communaux (BRC).

 

Ces structures, les bureaux référendaires départementaux devront s’assurer du bon déroulement du Référendum Constitutionnel dans les circonscriptions électorales de.

 

Lors de l’installation des bureaux de l’ouest, le directeur exécutif du Conseil Electoral Provisoire, Max Délices, a rappelé aux membres de ces bureaux que le CEP a pour mission d’organiser les élections et tous les membres de toutes les structures déconcentrées ne doivent s’occuper que de cela. « Le scandale peut arriver mais malheur à celui par qui le scandale arrive », a martelé M Délices qui souligne également que les membres des bureaux doivent réaliser leurs travaux avec minutie.

 

Pour la présidente du CEP, Guylande Mésadieu, représentée par son directeur de cabinet, Vogly Pongnon, c’est déjà un grand pas vers la réussite du processus électoral. Il tenait également à préciser que les bureaux référendaires départementaux BRD seront transformés en bureaux électoraux départementaux (BED) immédiatement après le référendum en vue de l’organisation des compétitions électorales.

 

Contre toute attente et malgré les turbulences politiques, le Conseil Electoral Provisoire, quoique décrié, semble s’approcher non seulement vers la réalisation du référendum constitutionnel mais également des élections générales prévues dans le calendrier rendu public en début d’année.

 

Marvens Pierre

 

C'est le Premier ministre Joseph Jouthe également ministre de la Planification qui a paraphé cet accord de 20 millions de dollars ce mardi avec le Représentant permanent du Programme des Nations Unies pour le développement(PNUD) en Haïti Fernando Hiraldo.

 

Cet accord signé à la résidence du Premier ministre en présence du ministre en charge des questions électorales Mathias Pierre et du conseiller technique du PNUD M. Amor Boubakri permettra au PNUD par l'intermédiaire du bureau des nations pour les services d'appui aux projets(UNOPS) de fournir un support technique au conseil électoral provisoire(CEP) pour les différentes élections qui seront organisées dans le pays au cours de l'année 2021 déclarée année électorale par le Président de la République.

Cet appui technique devrait permettre aux agents du système électoral de bénéficier d'une formation avant la tenue de ces élections, de faciliter le transport des matériels dans les différents points du pays et de sécuriser les matériels électoraux sensibles tels que les urnes, les bulletins de vote et les registres électoraux et les matériels non-sensibles. 

 

Selon le calendrier électoral publié par le CEP, le premier tour des élections combinées se tiendront en Septembre et le second tour éventuellement en novembre. Des scrutins qui devraient se tenir après le référendum sur la constitution qui aura lieu au mois d'Avril prochain.

Un accord qui vient matérialiser le support tacite des Nations Unies aux prochaines joutes électorales annoncées par le gouvernement Moïse-Jouthe malgré les doutes émis par certains secteurs du pays tenant compte de la manière dont le Conseil électoral provisoire a été mis en place par l'Exécutif et qui travaille sans prestation de serment devant la cour de cassation, la plus haute instance judiciaire dans le pays.

 

Dans une causerie diffusée lundi sur les réseaux sociaux, Jovenel Moïse a encouragé les acteurs politiques à prendre la route des urnes pendant les douze mois et quelques jours qui lui restent à passer au pouvoir. "C'est le moment de vous mettre au travail dans la perspective des prochaines élections pour éviter de vous laisser surprendre par les autres partis politiques qui sont déjà en selle", avait lancé le Président de la République aux partis de l'opposition qui réclament son départ le 7 Février prochain, date constitutionnellement qui marquera la fin de son mandat.

 

ET/HPN 

 

 

 

Pour renouveler le personnel politique  en Haïti, le gouvernement Moïse-Jouthe a mis le cap sur les élections pour l'année 2021. Les réticences de certains secteurs de l'opposition n'empêchent pas les autorités d'avancer dans cette perspective avec la mise en place de la machine électorale. Le ministre chargé des questions électorales Mathias Pierre a déjà eu plusieurs rencontres avec les partis politiques désireux de participer à ces élections. Des séances de réflexion ont été organisées avec ces partis et la grande interrogation reste la révision des registres électoraux. Comment donc organiser les élections libres tout en respectant les droits des citoyens dans les régions les plus reculées du pays  qui n’ont pas accès aux documents d’Etat civil?


 

L'un des plus grands irritants de cette interrogation reste la question de l’acte naissance. Si le ministre Chargé de la citoyenneté Guy François Junior a souligné que plus de 3 millions de personnes n'ont pas d'actes de naissance, les statistiques donnent que les concernées vivent en grande majorité dans les régions reculées du pays. Des endroits où les officiers d'Etat civil ne sont pas présents. Quand ils y sont, l'enregistrement des citoyens se fait avec désinvolture et grande légèreté. Et ce n'est pas sans raison que le sociologue et homme politique Hubert Deronceray disait qu'Haïti est un pays sans chiffre.

 

L'haïtien est généralement méfiant, particulièrement les paysans de nos campagnes. Ils ne donnent pas toujours les chiffres exacts sur la famille ne sachant pas les vrais mobiles de ceux-là qui viennent recueillir les informations. Après la destruction des cochons créoles, cette méfiance est devenue plus grande. Donc les statistiques qui sortent des recensements sont généralement faussées. seules les statistiques fiables peuvent permettre de faire de bonne planification; quand elles sont biaisées au départ, les programmes ne peuvent donner les résultats attendus. Donc comment planifier de bonnes élections dans le pays avec ces obstacles majeurs. Même si les Nations Unies demandent la mise à jour des chiffres par un recensement tous les dix ans, la réalité reste toujours la même : Haïti reste un pays sans données fiables.

 

C’est avec cet héritage culturel que le gouvernement va lancer ce processus électoral pour renouveler le personnel politique du pays. Et Paradoxalement, la carte « Dermalog », décrié par plusieurs secteurs du pays, est peut être l’outil qui apporte la meilleure réponse technique aux problèmes suscités. Avec le relèvement des empreintes digitales et de l’Iris, il sera quasiment impossible de retrouver deux personnes ou deux électeurs avec la même identité. L’appréhension des nations unies reste encore la question d’accès des paysans de la campagne à ce document.

 

Le Conseil électoral Provisoire chargé d’organiser les élections et  certains ministres du gouvernement chargés de l’accompagner doivent rapidement répondre à cette appréhension des experts de l’ONU sur le terrain pour accompagner le processus. Ces Experts ne voudront certainement pas s’engager dans une telle aventure si les registres électoraux ne font pas cas de ces électeurs de la Campagne qui sont en grand nombre et qui doivent jouir de leur droit civil lors de ces élections.

 

Leurs voix restent une arme importante pour valider les joutes électorales et ce n’est pas sans raison qu’on assiste souvent dans les campagnes à un processus teinté de violence accrue pour écarter certains candidats et s’imposer à cet électorat. La violence prend souvent différentes formes. Elle est verbale, physique, psychologique et surtout financière. La grande appréhension principale pour le CEP et le gouvernement reste les documents à fournir à ces citoyens qui ont droit de vote.

 

Par ailleurs, une autre interrogation est soulevée sur la mise à jour des registres électoraux : les catastrophes naturelles. Après le tremblement de terre de 2010, malgré les chiffres avancés par le gouvernement d’alors, personne ne sait vraiment combien de gens ont été tués et sans l’actes de décès, il est difficile pour le CEP de faire la mise à jour des registres. Sans oublier les dégâts provoqués par l’Ouragan « Matthew » en 2016.

 

Des centaines de personnes tuées, des dizaines de maisons détruites et documents emportés. Ce sont autant de questions qui sont soulevées avant la mise ne marche de la machine électorale. Le gouvernement dit vouloir apporter dans le meilleur délai les réponses a indiqué Mathias Pierre, ministre chargé des questions électorales. Il avance que des techniciens de son bureau et celui de la citoyenneté dirigé par le ministre Guy François Junior travaillent d’arrache-pied pour apporter les  solutions avant le lancement de la campagne électorale. Des rencontres ont eu lieu avec les partis politiques dans ce sens pour sensibiliser les éventuels électeurs notamment les plus jeunes dans les différentes régions du pays.

 

Pour Mathias Pierre, le respect des droits des électeurs reste fondamental pour la tenue de bonnes élections. « Elles seront libres, inclusives, participatives, transparentes et démocratiques », a lancé l’ancien candidat à la Présidentielle de 2015.  Pour l’ancien allié de Moïse Jean Charles de « Pitit Desalin », les élections sont les seuls moyens de permettre aux citoyens de choisir leur destin dans le respect de ses droits.

 

Pour le moment, on ne sent pas la fièvre électorale au niveau des partis politiques qui veulent aller aux élections à quelques mois de la tenue du Référendum le 27 Juin prochain et l’organisation des élections en Septembre de cette année. Entre mise à jour des registres électoraux et la mobilisation des électeurs, le chemin à parcourir sera long et très long sans oublier la signature d’un éventuel accord entre les protagonistes.

 

Eddy TROFORT

HPN

41 91 8087



Décidément, le président de la République et son Conseil Électoral Provisoire n’entendent pas faire machine arrière, malgré les nombreuses voix qui s’élèvent au sein de la société pour dire "NON" à l’organisation d’élections de manière unilatérale.



Quelques heures après la publication du calendrier électoral par le CEP, Jovenel Moïse a salué la détermination de l’organisme électoral à organiser des "élections libres, honnêtes et démocratiques".


Selon ce qu’a fait savoir le chef de l’État, "tout de suite après la présentation du calendrier électoral, le Ministère de l’Économie et des Finances a reçu des instructions formelles en vue d’analyser, au plus vite, les différents leviers permettant de donner suite célère aux requêtes du CEP liées à l’organisation du référendum et des élections".



Pour Jovenel Moïse, 2021 est implacablement une année électorale. C’est dans cette optique qu’il a demandé à l’Office national d’identification (ONI) de prendre toutes les mesures pour permettre aux citoyens de se doter de la carte d’identification nationale.



Parallèlement, le haut-état-major de la Police Nationale d’Haïti est instruit de mobiliser toutes ses ressources en vue d’instaurer un climat stable et sécuritaire dans le pays dans la perspective de la réalisation du référendum et des élections générales durant l’année 2021.

 

 

Depuis sa prise de fonction le 13 Janvier 2021, Mathias Pierre ministre délégué chargé des questions électorales et des relations avec les partis continue de mettre les jalons pour faciliter l'organisation des élections au cours de cette année 2021, déclarée année électorale par le Président de la République Jovenel Moïse. Malgré les tentatives faites pour entamer un dialogue entre les différentes parties concernées par la crise politique au cours de l'année 2020 notamment  avec les partis de l'opposition, ces tentatives sont restées vaines face une frange de l'opposition dite extrémiste qui ne jure que par le départ du Chef de l'Etat.

 

Avec l'appui des instances internationales comme l'OEA et les Nations Unies sans oublier le support d'une grande partie de la population rurale, Jovenel Moïse entend consulter les citoyens sur la réforme constitutionnelle par référendum en Juin prochain. Même si l'article 284-3 de la Constitution interdit cette forme de consultation, pour le Chef de l'Etat, le référendum reste l’expression de la volonté populaire d'autant plus que des enquêtes menées par le BRIDES prouvent que 87% de la Population réclament une nouvelle Constitution.

 

"Avec toutes les difficultés que connait le pays au regard de la Constitution de 1987, même amendée, Il n’y a pas une personne qui serait contre la réforme constitutionnelle lancée par le Président Jovenel Moïse", a fait savoir l'ancien Candidat à la Présidence aux élections de 2015. Même l'opposition, qui demande la transition, promet une nouvelle constitution au pays.

 

Tous les secteurs consultés sur la question reconnaissent cette nécessité a souligné M. Pierre indiquant que  la Constitution demeure un obstacle majeur au développement du pays. "Après chaque élection il y a toujours des contestations, la Constitution avec toutes les ambiguïtés qu'elle charrie est en grande partie responsable de la situation", a indiqué Mathias Pierre. D'autre part, le Ministre délégué en charge des questions électorales fait remarquer que la réforme constitutionnelle peut aussi aider le pays à faire des économies. Les Elections coûtent trop chères. Les Nations unies estiment à 3 fois plus les coûts 

 

Le ministre délégué en charge des questions électorales a rappelé que les élections font partie de la priorité du gouvernement pour l’année 2021, car, a indiqué Mathias Pierre, le personnel politique doit être renouvelé, c’est aussi le principe de l’alternance politique en démocratie. "Haïti a choisi un régime démocratique, le gouvernement reste dans cette ligne", a martelé l'ancien candidat à la Présidentielle de 2015. "Sans les élections nous ferons face à une crise institutionnelle sans pareille. Nous ne voulons pas rentrer dans ce jeu car il est de la responsabilité du gouvernement d’organiser ces élections", a indiqué le Ministre délégué.

 

 

Pour la tenue de ces élections, la sécurité et un accord politique restent évidemment les grands défis du gouvernement et toutes les instances concernées qui travaillent afin de ramener la confiance des électeurs. Le gouvernement a également fait la mise en place d'une cellule spéciale anti-kidnapping que Préside le Directeur de la PNH Léon Charles pour  contrôler les  Kidnappeurs et réduire les crimes commis dans la région métropolitaine.

 

Des Pourparlers sont en cours avec les partis politiques qui veulent aller aux élections afin de trouver un "modus Operendi" sur l'organisation des joutes attendues après le référendum de Juin prochain. Le gouvernement a déjà versé 20 millions de dollars dans un fonds fiduciaire géré par le Programme des nations Unies pour le développement pour l'acquisition de matériels sensibles et non sensibles ainsi que la logistique.

 

L'impression des cartes d'identification unique avance à grand pas a souligné Mathias Pierre avec l'Office nationale d'identification nationale(ONI) qui fournit autour de 56 mille cartes par jour. Dans toutes les missions consulaires les haïtiens ont la possibilité de faire enregistré. En République dominicaine, environ 900 compatriotes ont déjà retiré leur carte a indiqué le ministre délégué chargé des questions électorales. Il a ajouté qu'environ 4 millions de citoyens sont enregistrés dans le système électoral sur les 6,5 millions d'électeurs estimés par le système des Nations Unies. 

 

 

Eddy Trofort

HPN

 

 

 

 

 

 

 

Les Etats-Unis se sont réveillés mercredi sans connaitre le vainqueur de l’élection présidentielle du mardi 3 novembre qui a mobilisé plus de 100 millions d’électeurs. Cette situation fait planer le doute sur l’issue du scrutin très serré dont le résultat final pourrait provoquer des émeutes dans le pays.

 

Les Américains attendront donc encore quelques jours peut-être quelques semaines avant de connaitre leur prochain président entre Joe Biden, le démocrate de 77 ans et Donald Trump, 74 ans, le président sortant. Le décompte des votes après la fermeture des bureaux de vote n’a pas permis de déterminer un gagnant au cours de la nuit du 3 novembre.

 

Les projections confirmées par les médias montrent toutefois que le candidat démocrate était en tête du décompte des grands électeurs 238 contre 213 pour son rival républicain. Cependant, Donald Trump était en avance dans 4 états qui pourraient consacrer le vainqueur. Il s’agit de la Caroline du nord, la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin.

 

L’un et l’autre des deux principaux candidats a revendiqué la victoire appelant leurs partisans à rester vigilants. Joe Biden le premier a se prononcer à prier ses électeurs de garder l’espoir. « Nous sommes en bonne position pour le remporter », a-t-il lancé au coeur de la nuit. Il a été suivi par Donald Trump qui lui s’est autoproclamé vainqueur. « Pour ma part je crois avoir gagné-une importante victoire-. Il y a une tentative de fraude en voulant continuer à compter des voies jusqu’à 4h du matin », a déclaré le président sortant.

 

Devant l’incertitude quant à l’issue pacifique de l’élection, et les risques de débordements populaires qui pourraient éclater, le commerce dans les grandes villes américaines s’est barricadé protégeant les baies vitrées des grands magasins que ce soit à Washington, New-York ou ailleurs. Mardi soir, des milliers d’Américains se sont rassemblés près de la Maison blanche à l’appel du mouvement Black Live Matters.

 

Quelques incidents légers ont été enregistrés mardi, mais on craint le pire dans les prochains jours.

 

 Le Ministre délégué en charge des questions électorales et des relations avec les partis politiques Mathias Pierre a procédé ce jeudi à la remise officielle du projet de Constitution aux partis politiques à l’hôtel Riz Kinam II à la Rue Panaméricaine dans la commune de Pétion ville. Le document a été remis à 94 partis en présence de plusieurs leaders et des membres du Conseil électoral Provisoire ainsi que d'anciens parlementaires proches du pouvoir.  

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Secrétaire adjoint par intérim du Bureau des affaires de l'hémisphère occidental du Département d'État des États-Unis, Michael G Kozak, a réitéré mardi la position américaine sur la crise politique qui sévit dans le pays.

 

« Le Parlement haïtien doit être rétabli dès que possible pour qu’Haïti revienne sur une voie démocratique », a déclaré dans un tweet, le fonctionnaire du département d’Etat.

 

Le message dédié au gouvernement haïtien est relayé sur le compte officiel de l’ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince, est publié quelques heures après des déclarations du président Jovenel Moise annonçant l’organisation d’un referendum pour une nouvelle constitution avant les élections.

 

Pour Michael G. Kozak, les institutions démocratiques haïtiennes devraient déterminer le mécanisme juridique approprié pour le changement constitutionnel, avec la contribution de la société civile.

 

Notons qu’au mois de septembre dernier un Conseil Électoral Provisoire (CEP) a été constitué par l’exécutif haïtien. Ce CEP décrié par divers acteurs de la société civile et de la classe politique a pour mission d’organiser un référendum en vue d’un changement de la constitution et de réaliser des élections pour tous les postes à pourvoir dans le pays.

 

 

« Si vous êtes contre les élections, vous êtes contre la démocratie », a lancé jeudi le président Jovenel Moise qui intervenait dans un symposium sur l’économie lancé par la Primature.

 

 

« On ne dirige pas un peuple avec la violence et l’intimidation », a ajouté le chef de l’état qui a qualifié le système politique de ”pourri et corrompu”, qui ne fait qu’appauvrir l’Etat et c’est triste. Il a recommandé au CEP, de tout mettre en branle pour que les résultats partiels des prochaines élections, soient publiés le même jour.

 

Jovenel Moise prenait la parole au centre de convention de l’hôtel Karibe à l’occasion de la 5ème journée de l’économie autour du thème : « Constitution et Elections pour une bonne gouvernance économique ».

 

 

Le Président en a profité pour critiquer vertement les « partisans du chaos », en panne d’inspiration sans les nommer. « Il font recours à la violence pour déstabiliser le pays dans l’unique but d’accéder au pouvoir », a-t-il martelé.

 

 

Selon le président Moise dont l’opposition revendique la fin du mandat le 7 février prochain, les manifestations violentes sont des eaux troubles, dans lesquelles nagent les fauteurs de trouble. La seule et unique voie pour maintenir la stabilité politique et économique du pays, est d’aller aux élections, prescrit le Chef de l’Etat, qui croit définitivement que c'est le seul moyen de renouveler le personnel politique. Jovenel Moïse a réitéré son appel au dialogue invitant les acteurs à se joindre à lui, pour défendre les intérêts du Pays.

 

 

Concernant la 5eme journée de l’économie, le Secrétaire Général de la Primature, Jude Charles Faustin, a indiqué que l’Etat haïtien faisait face à des difficultés afin de collecter des recettes nécessaires pour couvrir les charges publiques et satisfaire les besoins de la population.

 

 

La pression fiscale en Haïti tourne autour de 6%, contre 23,3 % pour les pays de l’Amérique Latine et de la Caraïbe et 34,4 % pour les pays occidentaux, a-t-il révélé. Le Gouvernement est obligé de recourir au financement monétaire équivaut à 42,9 milliards de gourdes soit 35% des dépenses publiques de l’année fiscale antérieure 2019 2020. Le service de la dette explose pour atteindre 68% des recettes et 48 % des dépenses en 2020.L’Organisation Transparency International, dans son rapport publié en janvier 2020, a classé Haïti dans la 168ème place sur 180 pays, avec un score de 18 %.

 

 

Yves Paul LEANDRE 

 

 

 

L'annonce a été faite, mardi par un porte-parole du Département d'Etat américain relayé par le journal Miami Hérald. « Nous voulons voir les Haïtiens exercer leurs droits de vote pour élire leurs représentants au Parlement », souligne le Département d’Etat.

 

En revanche, la France et l’Union Européenne jugent que les conditions ne sont pas réunies pour organiser des élections crédibles en Haïti.

 

Mardi 27 octobre, le Président de la République Jovenel Moïse, accompagné de son Chef du Gouvernement, Jouthe Joseph, a emboîté le pas, en rencontrant les membres du CEP, dans la perspective de jeter les bases pour faciliter la tenue des législatives. Selon le Chef de l'Etat, les membres de l'actuel CEP, s'engagent à réaliser des élections libres, honnêtes, démocratiques et transparentes.

 

« Je me suis entretenu, ce mardi 27 octobre, avec les membres du nouveau CEP. Les discussions ont porté sur l’opérationnalisation de la machine électorale », a expliqué Jovenel Moïse.

 

 Vendredi dernier, le Président Moïse, avait clamé haut et fort, que la réforme constitutionnelle est un impératif majeur avant la tenue du prochain scrutin, une correction allait être faite le weekend écoulé, lors de sa visite, à la cité administrative, déclarant avec ou sans la réforme Constitutionnelle, le cap est maintenu pour l'organisation des élections dans le pays.

 

Le chef de l’Etat avait également indiqué qu’il était rentré en pourparlers depuis 3 mois, avec des acteurs politiques et des secteurs de la vie nationale, sur les décisions qu’il faut prendre pour orienter le pays sur la route de la stabilité, la modernisation, la croissance économique et la réconciliation nationale.

 

Un des farouches opposants au régime PHTK, l'ancien Sénateur du Centre, Simon Dieuseul Desras, confirme et maintient sa position, qu'il reste ouvert au dialogue avec le Chef de l'Etat, moyennant qu'Haïti soit au coeur des discussions.

 



Yves Paul LEANDRE 

 

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