Venezuela: mardi 30 avril, le jour où Nicolas Maduro devait quitter le pays?

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Quarante-huit heures après un bref soulèvement d’un groupe de militaire au Venezuela, les langues commencent à se délier. Les théories sur se multiplient sur ce qui aurait dû se passer selon l’opposition vénézuélienne et les États-Unis. Ce sont de hauts responsables américains qui ont commencé à livrer des informations sur des tractations qui auraient été menées ces dernières semaines avec des personnages clefs du régime de Nicolas Maduro. Des discussions qui avaient pour but de trouver une issue à cette crise interminable et qui devait conduire Nicolas Maduro à un exil cubain selon les américains. Retour sur cette journée du mardi 30 avril.

Un personnage semble avoir joué un rôle central dans ces événements, si l’on s’en tient aux informations qui circulent. Il s’agit de Padrino Lopez, le ministre de la Défense de Nicolas Maduro. Un personnage clef, qui a lui seul pourrait convaincre une grande partie des forces armées vénézuéliennes de se joindre au président autoproclamé de transition Juan Guaido.

Selon Mike Pompeo, le secrétaire d’État américain et John Bolton, conseiller à la Sécurité intérieure à la Maison Blanche, Padrino Lopez avait donné son accord pour soutenir Juan Guaido et renverser Nicolas Maduro. Et il n’était pas le seul haut responsable vénézuélien, puisque Maikel Moreno, le très influent président du tribunal suprême de justice, ainsi qu’Ivan Hernandez Dala, à la tête de la direction générale du Contre-renseignement militaire, auraient également été de la partie.

Un avion pour Cuba

Un avion attendait Nicolas Maduro sur la piste de l’aéroport international de Caracas qui, selon Mike Pompeo, devait mener le dirigeant à Cuba. Mais après des heures à attendre, les responsables américains se sont rendus compte que l’avion restait clouer au sol et que Padrino Lopez ne répondait plus aux appels. Au contraire, il venait même de réaffirmer sa loyauté à Nicolas Maduro, suite aux pressions qu'auraient exercée la Russie.

 
 

C’est à ce moment-là que les États-Unis et l’opposition auraient donc compris que ce plan n’aboutirait pas. Voilà pour la version américaine, même si Moscou et La Havane démentent.

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