La Communauté des Caraïbes (CARICOM) est profondément préoccupée par la poursuite des manifestations violentes en Haïti, qui ont entraîné des pertes en vie humaines et des dégâts matériels, en détruisant des infrastructures et en provoquant de grande détresse, a appris Haiti Press Network.

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L'opposition vénézuélienne, menée par le président autoproclamé par intérim Juan Guaido, a défilé mercredi pour convaincre l'armée de tourner le dos au président Nicolás Maduro, qui tente de serrer les rangs.

Des milliers de personnes ont manifesté, mercredi 30 janvier au Venezuela, tapant sur des casseroles ou faisant sonner des cornes de brume et ont crié leur soutien à Juan Guaido, l'opposant qui s'est auto-proclamé président.

Entouré d'une foule de journalistes et de militants, Juan Guaido, portant une blouse médicale qu'on lui a offerte, a défilé au côté de patients et infirmiers. "Nous avons retrouvé une majorité puissante qui peut changer le pays", en plein naufrage économique, s'est-il félicité.

Peu avant cette mobilisation, ce député de 35 ans et chef du Parlement contrôlé par l'opposition, a reçu les encouragements par téléphone de Donald Trump. Selon la Maison Blanche, les deux hommes "se sont mis d'accord pour rester en contact régulier afin de soutenir le retour vers la stabilité du Venezuela". "Le combat pour la liberté a commencé !", a tweeté le président américain dans la soirée.

L'opposition vénézuélienne a tenu des réunions clandestines avec des représentants de l'armée et des services de sécurité du pays, a déclaré Juan Guaido dans une tribune publiée mercredi soir par le site du New York Times. "La transition va nécessiter le soutien de contingents clés de l'armée", écrit Juan Guaido. "Nous avons eu des réunions clandestines avec des membres de l'armée et des forces de sécurité. Il est crucial que l'armée prive Maduro de son soutien pour permettre un changement de gouvernance", ajoute le chef de file de l’opposition.

Nouvelles manifestations samedi

De nouvelles manifestations sont prévues samedi, tant dans l'opposition que dans le camp du gouvernement. "Nous allons nous échauffer dans la défense de la patrie, pour nous préparer à de nouvelles batailles et de nouvelles victoires", a clamé le numéro deux du chavisme, Diosdado Cabello.

Soutenu par Pékin et Moscou, Nicolas Maduro a rappelé mercredi que le Venezuela reçoit "chaque mois" de l'armement russe, "le plus moderne au monde". Supervisant des manœuvres militaires à Caracas, le dirigeant socialiste a appelé l'armée à l'unité face aux appels à la rébellion des États-Unis et de Juan Guaido, qui leur a promis l'amnistie. "Vous voulez que gouverne une marionnette des 'gringos' au Venezuela ?", a-t-il lancé ensuite dans un meeting face à des jeunes vénézuéliens, qui lui ont répondu en chœur : "Nooooooon !"

Juan Guaido exige la mise en place d'un gouvernement de transition puis des élections générales libres, soutenu en ce sens par les États-Unis ainsi qu'une grande partie de l'Amérique latine et de l'Europe.

Journalistes français arrêtés

Soucieux de trouver une solution pacifique, l'Uruguay et le Mexique ont annoncé l'organisation d'une conférence des pays "neutres" à Montevideo le 7 février. De son côté, la Colombie, en pointe de la pression diplomatique, a interdit l'entrée à plus de 200 personnes, qualifiées de collaborateurs de la "dictature" de Nicolas Maduro.

Neuf jours de mobilisations se sont soldés par une quarantaine de morts et plus de 850 arrestations, selon l’ONU. Dans cette ambiance tendue, deux journalistes français étaient mercredi en détention depuis 24 heures tandis que deux reporters chiliens étaient sur le point d'être expulsés après 14 heures de détention.

Source : AFP et Reuters

L'administration américaine a pris, lundi, des sanctions lourdes contre la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA afin de faire pression sur Nicolás Maduro, qui réplique : "Le sang qui peut couler au Venezuela sera sur vos mains, Donald Trump".

Les États-Unis s'attaquent au cœur de l'économie vénézuélienne. En imposant, lundi 28 janvier, de lourdes sanctions à la compagnie pétrolière PDVSA, accusée d'être "un véhicule de corruption", le pays entend faire pression sur le président Nicolás Maduro.

Il s'agit des mesures de rétorsion les plus vigoureuses à ce jour de la part de l'administration américaine, qui a reconnu la semaine dernière la légitimité de Juan Guaido, chef de file de l'opposition et président du Parlement vénézuélien, lorsqu'il s'est proclamé chef de l'État par intérim.

 

"Le sang qui peut couler au Venezuela sera sur vos mains, Donald Trump", a lancé lundi soir Nicolás Maduro, furieux après l'annonce de nouvelle sanctions de Washington. Il a annoncé que PDVSA allait engager des procédures judiciaires, politiques, opérationnelles et commerciales pour protéger les intérêts du Venezuela aux États-Unis.

"Les États-Unis ont décidé aujourd'hui de prendre le chemin de voler l'entreprise Citgo au Venezuela, c'est un chemin illégal", a encore dénoncé Nicolás Maduro lors d'une cérémonie pour accueillir les diplomates vénézuéliens de retour au pays après la rupture des relations diplomatiques entre Caracas et Washington.

Déterminé à provoquer son départ, le Parlement, qui lui dispute la place à la tête de l'État, se réunit mardi. Au menu de la session : l'examen d'une loi sur "la transition à la démocratie", l'étude du "plan de sauvetage du pays" et un "débat sur les élections libres et transparentes" que réclame l'opposition.

Transactions financières sur un compte bloqué

Quelques minutes avant l'annonce, Juan Guaido a déclaré que le Congrès nommerait un nouveau comité de direction de la compagnie PDVSA et de sa filiale, le raffineur américain Citgo Petroleum.

Selon le Trésor américain, ces sanctions, qui interdisent à PDVSA de faire du commerce avec des entités américaines et gèlent ses avoirs à l'étranger, ont pour objectif d'empêcher "le détournement de davantage de ressources" par Nicolás Maduro.

Le Kremlin a dénoncé mardi comme "illégales" ces nouvelles sanctions, accusant Washington d'"ingérence" et annonçant son intention de défendre ses intérêts dans le pays.

Les raffineries de Citgo, filiale de PDVSA aux États-Unis, pourront continuer à fonctionner, les transactions financières passant par un compte bloqué, a de son côté précisé le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.

Parallèlement, Juan Guaido a annoncé lundi prendre le contrôle des actifs du Venezuela à l'étranger, afin d'éviter que Nicolás Maduro, au pouvoir depuis 2013, ne les dilapide dans le cas où il quitterait la présidence. "Nous commençons la prise de contrôle progressive et ordonnée des actifs de notre République à l'étranger, pour empêcher qu'au moment de sa sortie (...) l'usurpateur et sa bande cherchent à 'gratter les fonds de tiroir'", a-t-il affirmé.

"5 000 soldats en Colombie" ?

John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, a de son côté exhorté l'armée vénézuélienne et les forces de sécurité à accepter la transition "pacifique, démocratique et constitutionnelle" du pouvoir. Il a une nouvelle fois appelé lundi "tous les pays responsables" à reconnaître immédiatement Juan Guaido comme président par intérim.

Interrogé sur une possible intervention militaire américaine, il a réaffirmé, comme l'avait fait Donald Trump, que "toutes les options" étaient sur la table. L'examen de photos de ce point de presse ont suscité la perplexité. En haut du bloc-notes jaune que John Bolton tenait à la main, on pouvait lire cette ligne manuscrite: "5 000 soldats en Colombie".

Le Canada accueillera lundi prochain à Ottawa une réunion d'urgence du Groupe de Lima, qu'il forme avec une dizaine de pays d'Amérique latine. "Il y a de lourds défis en matière de sécurité, d'aide humanitaire et d'immigration", a souligné sa ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland. Parallèlement, les ministres des Affaires étrangères de l'UE se pencheront sur cette crise lors d'une réunion informelle jeudi et vendredi à Bucarest.

La communauté internationale divisée

Le Venezuela, pays pétrolier ruiné après avoir été le plus riche d'Amérique latine, est au centre de l'échiquier diplomatique international : du côté de Juan Guaido se rangent notamment les États-Unis, une grande partie de l'Europe et de l'Amérique latine, tandis que Nicolás Maduro est soutenu par la Russie, la Chine, la Corée du Nord, la Turquie ou encore Cuba.

Six pays européens – Espagne, France, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal et Pays-Bas – ont donné à Nicolás Maduro jusqu'à dimanche pour convoquer des élections, faute de quoi ils reconnaîtront Juan Guaido comme président. Jusqu'à présent, Nicolás Maduro se montre inflexible et rejette l'ultimatum des Européens.

L'opposant Juan Guaido appelle à défiler à nouveau mercredi, "pour exiger des forces armées qu'elles se mettent du côté du peuple", puis samedi, "pour accompagner le soutien de l'Union européenne et l'ultimatum".

SOURCE : AFP et Reuters

France 24

 

Au Venezuela, Juan Guaido lance un appel à manifestation mercredi et samedi, et cherche à s'attirer les faveurs de l'armée. De son côté, Nicolás Maduro mise sur ses soutiens militaires et sur celui de la Russie.

S'exprimant en direct dans une vidéo sur TwitterJuan Guaido, chef du Parlement vénézuélien et président autoproclamé, a appelé à une mobilisation "pacifique" le mercredi 30 janvier pour paralyser le pays, puis à une "grande mobilisation nationale et internationale" le samedi 2 février.

 

"Mercredi de midi à 14 h, partout au Venezuela nous descendrons dans les rues (...) pour exiger des forces armées qu'elles se mettent du côté du peuple, et samedi (nous appelons à) une grande mobilisation dans tout le Venezuela et le monde pour accompagner le soutien de l'Union européenne et l'ultimatum", a déclaré dimanche soir le député de droite de 35 ans, chef du Parlement.

Samedi, "nous célébrerons ce soutien inédit du monde entier à notre cause, mais aussi en comptant sur le fait que sera sur le point d'expirer l'ultimatum de l'Union européenne, pour parvenir à la fin de l'usurpation, au gouvernement de transition et à la convocation d'élections libres", s'est félicité Juan Guaido.

Ultimatum européen

Six pays européens – Espagne, France, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal et Pays-Bas – ont donné samedi à Nicolás Maduro huit jours pour convoquer des élections, faute de quoi ils reconnaîtront Juan Guaido comme président. L'ultimatum expire dimanche.

L'Union européenne a brandi pour sa part une menace plus floue : elle "prendra des mesures" si des élections ne sont pas convoquées "dans les prochains jours", y compris concernant "la reconnaissance du leadership" dans le pays.

Jusqu'à présent, Nicolas Maduro se montre inflexible. "Personne ne peut nous donner d'ultimatum", a-t-il déclaré à la chaîne CNN Türk.

L'armée, dernier rempart

Encouragé par le soutien international, Juan Guaido cherche à fissurer la loyauté de l'armée, essentielle au maintien au pouvoir de Nicolás Maduro depuis 2013. Il offre donc l'amnistie aux fonctionnaires et militaires acceptant de le soutenir, dans une loi que ses partisans se sont chargés de distribuer dimanche aux centres de police et de l'armée du pays.

"Aujourd'hui, nous sommes allés tendre la main (...). Soldat du Venezuela, nous plaçons nos espoirs en toi et en ton engagement envers notre Constitution", a-t-il déclaré. "Ce n'est pas le moment d'avoir peur".

Face aux opposants qui leur remettaient le texte de loi, certains soldats ont toutefois brûlé ou déchiré le document, qui offre "toutes les garanties constitutionnelles" aux militaires et civils qui "collaborent à la restitution de la démocratie". "L'armée est avec notre commandant en chef, Nicolás Maduro", a déclaré l'un d'eux.

Maduro appelle à la "discipline maximale"

Pendant ce temps,Nicolás Maduro supervisait des exercices militaires au Fort Paramacay, dans le nord du Venezuela. "Genou à terre pour combattre le coup d'État, je le dis à toutes les forces armées bolivariennes : union maximale, discipline maximale, cohésion maximale", a-t-il lancé aux troupes. Il les a aussi mises en garde : "Êtes-vous des putschistes ou respectez-vous la Constitution ? (...) Traîtres jamais, loyaux toujours !"

Des dissensions commencent en effet à apparaître. Attaché militaire du Venezuela à Washington, le colonel José Luis Silva a annoncé samedi ne plus reconnaître Nicolás Maduro comme président légitime et a exhorté ses "frères militaires" à faire de même.

"Soldat du Venezuela, je te donne un ordre : ne réprime pas les manifestations pacifiques (...), ne tire pas sur le peuple", a lancé Juan Guaido, après une semaine de mobilisations qui s'est soldée par 29 morts et plus de 350 arrestations.

Le pape François a, lui, souhaité dimanche une "solution juste et pacifique pour surmonter la crise, en respectant les droits de l'Homme".

Lors d'une réunion de l'ONU samedi consacrée à la crise vénézuélienne, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a demandé à tous les pays d'"être aux côtés des forces de liberté". Dimanche, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, a averti que "toute violence et intimidation" contre l'opposition et le personnel diplomatique américain sur place entraînerait une "réponse significative".

Soutiens internationaux à Guaido

La liste des soutiens internationaux de Juan Guaido ne cesse de s'allonger : après Israël, c'est l'Australie qui a annoncé dimanche le reconnaître comme président par intérim "jusqu'à ce que des élections se tiennent".

Mais Nicolás Maduro garde des amis à l'étranger, notamment la Russie, qui a exigé "la fin" d'"une ingérence cynique et non-dissimulée dans les affaires d'un État souverain". Dans son camp se trouvent aussi la Chine, la Corée du Nord, la Turquie, le Nicaragua et Cuba notamment. À Paris, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a déclaré dimanche souhaiter que M. Maduro "tienne".

Nicolás Maduro continue d'accuser Washington d'agir en coulisses de ce qu'il considère comme un coup d'État et a rompu les relations diplomatiques. Mais il veut garder un minimum de relations avec celui qui lui achète un tiers de son pétrole chaque année et négocie l'ouverture de "sections d'intérêts" dans chaque pays, a-t-il annoncé alors qu'expirait le délai de 72 heures qu'il avait donné au personnel de l'ambassade américaine pour quitter le Venezuela.

Interrogé par l'AFP, le département d'État américain n'a pas confirmé ces discussions. Dimanche, Mike Pompeo a annoncé que l'opposant Carlos Vecchio serait le nouveau chargé d'affaires du Venezuela aux Etats-Unis.

source : AFP

France 24

 

L'Espagne, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni avaient donné "huit jours" à Nicolas Maduro pour convoquer des élections, faute de quoi ils reconnaîtraient l'opposant Juan Guaido comme "président". Caracas a rejeté cet ultimatum.

La crise politico-diplomatique entre le Venezuela et les capitales occidentales ne retombe pas depuis que le leader de l'opposition s'est autoproclamé président. Le Venezuela a ainsi rejeté catégoriquement samedi 26 janvier à l'ONU l'ultimatum lancé par plusieurs pays européens lui donnant huit jours pour convoquer des élections menaçant, le cas échéant, de reconnaître le pouvoir de l'opposant Juan Guaido.

"Personne ne va nous donner des délais, ni nous dire si des élections doivent être convoquées ou non", a lancé le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jorge Arreaza. "Qui êtes-vous pour donner un ultimatum à un gouvernement souverain?". "C'est de l'ingérence, infantile", a-t-il ajouté lors d'une réunion du Conseil de sécurité.

"Sans élections annoncées d’ici 8 jours", Paris, Madrid et Berlin reconnaîtront l'opposant vénézuélien Juan Guaido "président en charge" de son pays, avaient annoncé un peu plus tôt dans des communiqués séparés les gouvernements de ces trois pays.

"Sans élections annoncées d'ici 8 jours, nous serons prêts à reconnaître Juan Guaido comme 'Président en charge' du Venezuela pour enclencher un processus politique. Nous y travaillons entre partenaires européens", avait notamment twitté le président français, Emmanuel Macron.

 

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