Haïti-Economie : Haïti disparaît avec les traditions de la semaine pascale

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C’est la semaine sainte, rien n’indique que le pays est en mouvement voir respecter les traditions. Les principales rues des communes de Delmas, de Pétion-Ville, de Tabarre ou de Port-au-Prince, montrent la vulnérabilité  du pays et les privations de toutes sortes. Les marchands de poisson séché, de betteraves, de carottes, de choux, les marchandes de morues, d’œufs manquent à l’ambiance des rues de la capitale, constate l’Agence HPN.

 

La dégradation de la situation socio-économique d’Haïti, a atteint son point culminant. La monnaie locale, la gourde, s’échange actuellement à 78.87 gourdes pour 1 dollar américain. La vie devient un calvaire pour les familles. Le panier de la ménagère ne respecte pas  la tradition de la semaine sainte. On consomme ce qu’on trouve. L’insécurité bat son plein. Les citoyens ont peur de sortir pour le rituel, la messe dans les églises catholiques, le réveil dans les églises protestantes. Le phénomène de l'insécurité avec notamment le kidnapping fait disparaître les traditions ajouté à l’irresponsabilité du  Gouvernement qui ne peut offrir un plat chaud au citoyen.

 

Les cerfs-volants ne sillonnent plus le ciel d’Haïti, on dirait que le vent s'écarte du pays pendant les vacances de Pâques. Pas de brouhaha dans les principales stations. Pas grand monde ne dépalce vers les villes de province pour les fêtes de Pâque. Crise économique pèse lourdement sur les familles haïtiennes. Le sac de farine qui s’achetait, à 1,750 gourdes, coûte aujourd’hui 2,000.00 gourdes.

 

Le sac de riz passe à 1,950 gourdes, le parquet de spaghetti coûte 900 gourdes, le gallon d’huile passe à 700 gourdes, la caisse de lait à 1,420 gourdes, la marmite de pois est à 500 gdes. 4,5 millions d’Haïtiennes et d’Haïtiens sont en situation d’insécurité alimentaire, selon la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA). Et les solutions ne semblent pas être pour demain avec la crise politique qui perdure.

 

Parallèlement, le déficit budgétaire continue d’augmenterau cours du premier trimestre de l'exercice fiscal 2020/2021 (octobre à décembre 2020.) financé à hauteur de 20,7 milliards de Gourdes par la BRH. Les pénuries récurrentes de carburant et le manque d’électricité, sont autant de facteurs qui montrent que le pays ne vit pas et tend à disparaître lentement. C'est la vie en pente douce.

 

Yves Paul LEANDRE 

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