Haïti-économie : Ariel Henry veut ajuster les prix des produits pétroliers à la pompe, la population vent debout

Economie
Typographie

 

Le premier ministre Ariel Henry a laissé entendre mercredi que le gouvernement pourrait augmenter les prix des produits pétroliers à la pompe de manière à pouvoir continuer à placer les commandes. Une annonce qui sonne très mal à l’oreille du citoyen lambda.

L’annonce du premier ministre Ariel Henry mercredi, lors de l’investiture du gouvernement replâtré, selon laquelle les prix des produits pétroliers pourraient être ajustés à la pompe, a fait réagir les citoyens. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le moment est mal venu pour adopter une telle mesure.

Jean-Michel est un père de famille d’une quarantaine d’années, sa femme est au chômage. Il se dit contre toute idée d’ajuster les prix des produits pétroliers à la pompe.

« J’ai vécu l’enfer lors de la crise du carburant », a-t-il souligné faisant remarquer que ses dépenses quotidiennes avaient considérablement augmenté alors que ses revenus n’avaient pas bronché.

Même son de cloche de la part de Stéphane, un étudiant à l’Université d’État d’Haïti (UEH) qui affirme qu’il avait dû faire l’impasse sur plusieurs cours, faute de moyens pour payer les courses ou même pour s’acheter à manger.

Les autorités ne se rendent pas compte de la galère à laquelle elles nous exposent à chaque fois que leurs décisions contribuent à augmenter les coûts de la vie, a-t-il souligné.

Plusieurs citoyens interrogés dans l’air du Champ-de-Mars ont aussi dénoncé les velléités du gouvernement d’Ariel Henry d’ajuster les prix des produits pétroliers à la pompe dans ce contexte de marasme économique.

Ce serait une décision irréfléchie et injuste, ont-ils fait savoir, reconnaissant toutefois qu’en général, ce sont des dirigeants qui n’ont pas été élus et qui n’ont aucune redevance envers la population, qui prennent ces genres de décisions.

Sur chaque gallon de gazoline vendu à 201 gourdes, l’État consent une perte de 259 gourdes, avait indiqué le premier ministre Ariel Henry, soulignant que cette perte est de 210 gourdes pour chaque gallon de diesel vendu à 169 gourdes et de 195 gourdes pour chaque gallon de kérosène vendu à 163 gourdes.

 

Inscrivez-vous via notre service gratuit de courriel d'abonnement pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles .