Les citoyens sont très remontés contre les autorités pour avoir autorisé le secteur privé à importer des vaccins contre le Covid-19 alors que la campagne de vaccination n’a même pas commencé. Ils font remarquer que cette décision est contre les intérêts de la population, dans sa grande majorité.

Lors d’un micro-trottoir réalisé dans l’air du Champ-de-Mars, plusieurs citoyens, dont des étudiants et des professionnels, ont dénoncé l’attitude qualifiée « d’irresponsable » des autorités haïtiennes pour avoir autorisé le secteur privé à importer des vaccins contre le Covid-19.

Dans un avis daté du 23 juin et signé par la ministre de la santé publique, Dr Marie Gréta Roy Clément, les autorités haïtiennes informent les importateurs et les distributeurs de produits pharmaceutiques régulièrement enregistrés ainsi que les professionnels de la santé, qu’il est désormais possible d’obtenir une autorisation d’importer des stocks de vaccins anti-COVIC-19.

« Une décision irresponsable », affirme Rose Martine, une étudiante en journalisme, faisant remarquer que la campagne de vaccination n’a même pas commencé et que les premiers stocks de vaccins promis par le gouvernement, dans le cadre du dispositif COVAX, ne sont pas encore arrivés dans le pays.

Pour sa part, Ronald Michel, un père de famille qui dénonce lui aussi la décision des autorités sanitaires, évoque les coûts exorbitants de la prise en charge des patients Covid dans les hôpitaux privés alors qu’elle est complètement gratuite dans les centres de santé publics.

Il ajoute que c’est également la même chose pour le test dans les centres privés alors qu’au laboratoire national, sous la direction du MSPP, il est totalement gratuit.

La majorité des citoyens interrogés disent craindre que le secteur privé n’en profite pour s’enrichir au détriment de la population et au mépris total de la vie.

Sébastien lui s’interroge sur la capacité de l’État à s’assurer que les vaccins qui seront administrés dans tous les hôpitaux qui le désirent soient fiables.

Dans son communiqué, le MSPP affirme qu’il se réserve le droit de superviser les sites de vaccination et de les fermer si les règles de sécurité du personnel et de la population ne sont pas respectées.

 

 

 

 

Le président de la Cour de cassation, Me René Sylvestre n'a pas survécu après avoir contracté le coronavirus. Le numéro un du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) a rendu l'âme, ce mercredi, à l'Hôpital Universitaire de Mirebalais, a appris Haïti auprès de la Cour.

 

Depuis son infection, le juge Sylvestre était intubé, à cause des complications respiratoires. Durant la semaine écoulée, des rumeurs sur sa mort couraient la ville, mais le juge résistait encore. La maladie a finalement raison de lui, ce mercredi.

 

Me René Sylvestre avait 28 ans de carrière dans l'appareil judiciaire haïtien. Il était substitut commissaire du gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Saint-Marc, dont il est originaire, avant de devenir président du CSPJ et de la Cour de cassation le 1er février 2019.

 

 

La pandémie du Covid-19 continue de faire des victimes dans le pays où 32 personnes en sont mortes en moins d’une semaine, selon des chiffres publiés par le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP), et compilé par Haïti Press Network.

Plus d’une centaine de cas de contamination sont, d’autre part, enregistrés chaque jour par les autorités sanitaires.

Selon les tableaux publiés par le MSPP, pour la seule journée du 16 juin, 12 décès ont été dénombrés dans le pays pour 132 contaminations. Il s’agit du plus grand nombre de personnes décédées en un jour.

Le 18 juin, 5 morts et 107 cas positifs ont été dénombrés, 4 morts et 191 positifs le 15 juin, 3 morts et 232 cas de contamination à la date du 17 juin, 4 morts et 107 le 13 juin, 4 morts et 82 le 13 juin.

Le MSPP signale également une quarantaine de cas positifs placés en soins intensifs dans les centres hospitaliers à Port-au-Prince et à Mirebalais.

 

 

Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) a exprimé jeudi sa consternation suite au décès de son président, Me René Sylvestre. Le premier des magistrats a rendu l'âme mercredi 23 Juin, à l’hôpital universitaire Mirebalais, où il a été admis depuis plusieurs jours.

Le CSPJ, dans une note, dit s’incliner devant les dépouilles du défunt emporté par la violente pandémie du covid19.

Les associations de magistrats attristées par le départ de Me Sylvestre

Dans une note conjointe, l’Association Professionnelle des  Magistrats (APM), l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH), le Réseau National des Magistrats Haïtiens (RENAMAH) et l’Association des Juges de Paix Haïtiens (AJUPHA) affirment que c’est avec une profonde tristesse qu’elles ont appris le décès  du juge René SYLVESTRE des suites du Covid-19.

Elles saluent la mémoire du magistrat défunt qui "a eu un parcours remarquable au sein de l'appareil judiciaire". "Me René Sylvestre laissera le souvenir d’un magistrat ouvert et humble. Sa présidence au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) était marquée par son esprit d’ouverture et son sens d’écoute", peut-on lire dans la note. 

Ce décès est une perte pour le pays en général et la magistrature en particulier, écrivent les associations de magistrats. Elles notent que le départ de Me Sylvestre est survenu à un moment où le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) s’apprête à accueillir en son sein de nouveaux membres qui formeront la quatrième judicature. 

Les associations de magistrats disent souhaiter que ce décès ne serve d'alibi aux autorités concernées pour différer la date fatidique du 3 juillet 2021 prévue pour l'installation de la nouvelle judicature. Ainsi, exhortent-elles  les autorités concernées à  tout mettre  en œuvre en vue d’arriver à l’installation des nouveaux membres du CSPJ. 

Par ailleurs, le décès vient  réduire considérablement le nombre de juges à la Cour de Cassation ; ce qui rend quasi-dysfonctionnelle cette cour.

Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire ainsi que les associations des magistrats haïtiens en ont profité pour présenter leurs condoléances à la veuve du défunt Marie Gerda Pierre et enfants, aux magistrats assis des Cours et Tribunaux du pays, aux Auxiliaires de justice au personnel du système judiciaire haïtien.

 

 

 
 
 
"Ann vaksinen", c'est est le thème de la campagne de sensibilisation à la vaccination  lancée par le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), constate Haïti Press Network (HPN).
 
Les personnes âgées de 50 ans et plus et l'ensemble du personnel de la Santé sont les catégories  prioritaires suivant la communication du MSPP. Pour l'instant, pas trop d'indications sur le vaccin Anti Covid19 à distribuer.
 
Haïti, selon les informations fournies les semaines précédentes,  ne devrait recevoir que 756 000 doses du vaccin AstraZeneca, dans le cadre du programme COVAX des Nations unies, qui vise à garantir que les pays les moins fortunés reçoivent des vaccins contre la COVID-19.

 

 

L’ancien président jean Bertrand Aristide touché par le Covid-19 devait quitter le pays dimanche pour se rendre a Cuba Afin de bénéficier de soins de santé, a appris Haïti Press Network.

Selon Scoop FM, M. Aristide serait en « difficultés respiratoire ».

Un passeport diplomatique a été remis à M. Aristide « pour raison humanitaire » par le Premier Ministre ad intérim Claude Joseph, a confirmé une source gouvernementale.

La nouvelle n’a pu être confirmée auprès des proches de M. Aristide qui ont refusé de répondre au téléphone. D’autres ont tout simplement démenti la nouvelle de son infection éventuelle au Covid-19. « Le président se porte bien » a répondu un membre du parti Lavalas.

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