Pour le premier semestre 2021, Louis-Philippe Dalembert succède à Maylis de Kerangal comme titulaire de la Chaire d’écrivain en résidence du Centre d’écriture et de rhétorique de Sciences Po. L’auteur haïtien a écrit plus d'une vingtaine de romans et recueils de nouvelles ou de poésie.

 

L' Ambassade de France en Haïti félicite chaleureusement M. Louis-Philippe Dalembert, pour ce nouveau poste. Après Kamel Daoud, Marie Darrieussecq, Patrick Chamoiseau et Maylis de Kerangal, Louis-Philippe Dalembert est le cinquième auteur à rejoindre Sciences Po comme titulaire de la Chaire d’écrivain invité, créée en 2019.

 

Écrivain haïtien d’expression française et créole, Louis-Philippe Dalembert, a travaillé comme journaliste en Haïti avant de poursuivre des études en littérature à l’Université Paris-III - Sorbonne Nouvelle, où il a obtenu un doctorat en littérature comparée sur l’écrivain cubain Alejo Carpentier. 

 

Professeur invité dans des universités américaines et suisses, écrivain en résidence à Rome, Jérusalem ou Berlin, il a publié depuis 1993 une vingtaine de romans, essais, nouvelles et de la poésie. Louis-Philippe Dalembert vit aujourd’hui entre Berlin, Paris et Port-au-Prince. Il est fait Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2010, et obtenant le Prix de la langue française 2019.

 

Yves Paul LEANDRE

 

 

« Le dernier vol » : titre du nouvel ouvrage de Clarens Renois. Une véritable œuvre d’art peinte par une plume dégagée aux couleurs variées. Ce serait en effet, une grave erreur de la part d’un lecteur avisé, de ne pas inviter d’autres lecteurs à lire et à découvrir la dimension majestueuse de l’imaginaire créatif d’un lecteur qui transforme, avec dextérité, ses lectures en œuvre de loisir, mais aussi en une référence de connaissances. 

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Outre son identité de chercheuse de littérature, Rachel Vorbe est également une romancière. "Cet homme, mon père" n'est pas son premier essai car, elle a déjà publié un premier ouvrage « Romanez l’enfant du pays », qui a plongé le lecteur dans son imaginaire fictif.

 

Elle a encore l'audace, en plein confinement, de chercher le jugement et l'appréciation du lecteur avec cette tranche d'histoire, un vécu familial mettant à nu, cet homme bourreau, qui bousillait l'existence de certaines personnes de l’ancien régime des Duvalier.

 

Rachel Price Vorbe, nous fait découvrir dans son roman, que l'histoire est inachevée. Ce travail de bénédictin est fruit d'un travail intellectuel de longue haleine qui a exigé beaucoup de patience et de minutie pour comprendre un homme fort, exerçant la cruauté, pour se faire voir.

 

« Cet homme, mon père », une aventure vécue à une aventure racontée de Rachel Vorbe, paru aux éditions Correct Pro. 

 

Yves Paul LEANDRE 

 

VIVE LAMORT (CAPOIS)

 

 

Un jour de novembre 1803

A l’appel du destin

Le général Capois chevaucha son cheval

Sans peur des balles qui le menacèrent

« Si je tombe

Le suivant poursuivra la route

Qui mène vers le soleil

C’est ma destination.

Je marcherai vers mon destin

Et celui de mon peuple »,

Lança-t-il à la troupe.

 

Un jour de novembre 1803

Il se débarrassa de la peur

Pour affronter la mort en face.

« Si je meurs au combat

Poursuis, toi, le chemin

Celui qui mène à la liberté

Entre elle et la mort

Le choix n’est pas difficile »

 

Entre la vie et la mort

Il sauta sur son cheval

Devant les canons qui tonnèrent

Et les balles qui sifflèrent

« Avancez sur l’ennemi

Terrassez le !

Qu’ils soient aveuglés par les étincelles

De vos épées. Avancez ! Avancez ! », Cria-t-il.

 

Devant : la mort ou la liberté

Derrière : la mort et l’infamie

« En avant, en avant »,

La mort on ne la vit qu’une fois

La liberté et l’honneur

C’est toute une vie…

 

 

 

 

Un jour de janvier 

L’an suivant

Il toucha le soleil de liberté

Un jour de janvier 1804

Il avança droit

Le regard lumineux

Devant l’autel de la liberté

Face à lui l’assemblée réunie

Scanda le nom

Tant vénéré

LamortLamort,

Tu nous as inventé la vie

 

A mort la mort !

A mort la mort !

La clameur emplit la ville

Puis le pays en chœur

Très fort se mit à chanter :

CapoisCapoisCapois

Le valeureux soldat

Gravit la tribune

Sur la place dressée

Sur la tête plantée une couronne dorée

Des raies de lumière

Pour inonder la terre

Des rayons de soleil

Pour rédiger l’acte de liberté

A jamais proclamée sur ce bout de terre

 

Un poing déchira l’air

Au bout, l’épée transperça la mort

« Vivre libre ou mourir »,

S’écria-t-il

« Vivre libre ou mourir »,

Jura la foule exaltée

Qui se mit à scander :

CapoisCapoisCapois

Capois, tu vainquis la mort.

CR

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