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Chanter la cuisine haïtienne ! (+VIDEO)

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Depuis quelque temps, constate HPN, des stations  de  radio et de télé  diffusent un spot  promotionnel d’art culinaire haïtien relatif à la « Belle Époque », celle de la prétendue révolution économique.


Le spot en question passe en revue les plats les plus prestigieux de la cuisine haïtienne. Le texte chanté et mis en scène par Agropresse  décline le menu quotidien de l’Haïtien moyen. Sur un ton interrogatif, les personnages vantent les principaux repas proposés pour  chaque jour.


Voici quelques extraits de cet éloge culinaire local :
« Manman doudou
Papa cheri
Ban nou manje manje peyi »


Et une déclinaison de plats commence comme dans une litanie : riz  collé aux haricots, riz aux légumes, riz au calalou, plat de petit-mil, bouillon consommé …Tout cela interpelle le public et prend l’aspect d’un cri de gastronomes nostalgiques d’une restauration alors brillante.


C’est vrai que pendant cette époque relatée implicitement  dans la chanson-programme culinaire Manman doudou de Agropresse , tout le monde ne mangeait pas trois fois par jour. Haïti était encore considérée comme le pays le plus pauvre de l’hémisphère occidental, et aussi le pays où les prédateurs au pouvoir se considéraient eux-mêmes comme des tigres. On était très loin du choix végétarien et bio !


Haïti pouvait alors compter sur des restaurants trois à quatre étoiles: Chez Tony, au Bec fin, au  Rond Point, Petit Bistrot… Le riz était encore national et provenait surtout de l’Artibonite. On pouvait s’assurer d’une production bananière assez importante pour la consommation locale. Il y avait une sorte de savoir-faire pour avoir des produits dérivés de la banane (farine de banane, bouillie, tablette…) C’était l’époque des jus naturels  tirés des fruits du pays : orange, ananas, melon, cachiman, grenade, citron, papaye, pêche, goyave…


Voisins, riverains habitant le même quartier, par pratiques solidaires et conviviales, se faisaient  un plaisir d’échanger de plats le midi ou le soir.


Quelques groupes Konpa comme le Skah Shah exaltaient les plats typiquement haïtiens. Et  le café national était mis en valeur : « «Wa ban m ti kafe mwen pa la fenèt .» Le Bossa Combo pour sa part vantait les bamboches culinaires inextricablement liées à chaque période de première  communion.


La chanson tirée du poème Marabout de mon cœur du poète Emile Roumer , texte déjà dénoncé avec force par des féministes, occupait presque tous les esprits :
« Marabout de mon cœur aux seins de mandarine,
Tu m'es plus savoureuse que crabe en aubergine.
Tu es un afiba dedans mon calalou,
le doumboueil de mon pois, mon thé de z'herbe à clou.»

Il est encore  temps de miser pour de bon sur la cuisine créole haïtienne ! Une manière d’encourager la production agricole et d’espérer encore.

Dominique Batraville

 

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