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Haïti-Pauvreté: une boisson gazeuse ”mizèblòdè” pour soulager la misère

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« Mizèblòdè » est le nom associé à un jus en sachet qu’on vend un peu partout en Haïti. Son prix dérisoire lui confère un statut messianique pour des millions d’hommes et de femmes du pays qui ne savent plus à quel saint se vouer face aux épines de la faim, de la soif et du désespoir.

 


Les expressions, les dits et les faits traduisent l’état d’âme d’une génération ou d’une société à une période donnée. Haïti n’échappe pas de la véracité de cette théorie. Le pays n’est pas seul dans son univers, comme on tend à le croire. Il ne se démarque pas de la marche du monde. Non. Il y est avec ses forces et ses faiblesses.

Ses rêves. Ses acquis. Peu importe lesquels. Ceci dit, la première république nègres indépendante peut s’enorgueillir d’avoir la misère comme gain. Sur la route de ses plus de deux cents ans de liberté, pas-à-pas, cette misère grandit avec elle, s’élargit en elle et s’installe en son for intérieur jusqu’à se confondre à ses reflexes.


La « Misère Frère » (mizèblòdè), on en a besoin pour subsister. Les prolétaires des bidonvilles haïtiens peuvent s’en offrir pour tenir le coup, tenir la vie par son ombrage, à vil prix.

 

« Mizèblòdè » c’est un peu d’eau sucrée, colorée et glacée pour seulement cinq pauvres gourdes. A ce prix, on ne peut plus s’offrir une tasse de café aux coins des trottoirs les matins. Un morceau de pain joint à un « mizèblòdè » accompagne souvent certains soleils avec honneur et dignité. Plus d’uns le préfèrent à l’inhumanité d’un ensemble de programmes d’assistance dite sociale.

Petits et grands se défilent à longueur de journée dans les petites boutiques pour demander, parfois crier, « vannmwenyonmizèblòdè » sans gêne ni honte car c’est un fait qu’en Haïti tout est à vendre, même la misère. Qui pis est, elle a doit à des institutions d’Etat et non gouvernementales pour l’entretenir, l’enchérir et l’importer pour éviter toute rupture de stock.
Mais, pourquoi avoir honte de ce qui nous tient encore debout ?

Vends-moi une « misère », frère !

Par JVC


 

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