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Haïti-Insécurité : est-ce la fin de la récré à Jacmel ?

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Kidnapping, vol, trafic de stupéfiants, distorsion du tissu social, autant de maux qui affectent ce havre de paix, qui s’apparente de plus en plus à une eau de marre. Les difficultés sont palpables.



Le tremblement de terre de janvier 2010 et l’exode  rural ont drainé leur lot de nouveaux migrants venus des sections communales ou d’autres centres urbains du pays. Avec plus de 30.000 âmes, “la ville sans histoire” est désormais victime de sa démographie galopante.

Le ras-le-bol est perceptible. En témoignent les manifestations en série pour dénoncer l’insécurité, et exiger la libération d’un enfant kidnappé samedi soir par des inconnus armés. Ces derniers ont abattu de sang froid son oncle qui tentait de s’interposer.

Dans un passé récent, tout le monde se connaissait dans la métropole du sud-est. Les autochtones se narguaient de pouvoir identifier tout halogène qui entrait dans la ville. « Les bandits ne peuvent pas se sentir à l’aise ici, car où qu’ils aillent, ils seront identifiés par la population », racontaient-ils avec fierté.

De fil en aiguille, la situation s’est détériorée. La spirale de la violence et du  grand banditisme a pris de l’ampleur. L’enclavement de la région qui souffre de son manque de route carrossable permettant la mobilité des populations et des engins pose problème.

Les longues nuits de fin de semaine en toute quiétude à Jacmel et en toute quiétude pour les couche-tard et les épicuriens,  continuent de donner à cette région un gage de stabilité et de sécurité par rapport aux autres parties du pays. Mais la ligne rouge ne serait bien proche.

Toutes les conditions semblent réunies pour que ce petit coin de paradis, étranglé par l’exode rural, la paupérisation endémique, la détérioration  de l’environnement et les plaisirs mal hiérarchisés, se meure.

De part sa géographie et ses potentialités culturelles, la cité d'Alcibiade Pommeyrac a gardé son parfum d’antan que l’on retrouve dans son architecture.

A contrario, elle reste un terrain propice aux appétits des trafiquants de tout poil. Ils profitent souvent de structures de sécurité insuffisantes pour opérer.

La pression de la rue ou quelque changement au sommet de la hiérarchie policière suffiront-ils à endiguer le virus de l’insécurité rampante ? A terme, elle pourrait miner la vocation touristique de l’ensemble du département du sud-est ?


Belmondo Ndengué
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Twitter: @superbelmond

 

 

 

 

 

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