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Haïti-Santé : l’infidélité, un facteur de transmission du VIH-Sida en Haïti

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Le résultat d’analyse d’un ensemble d’enquêtes et d’interviews conduites à la Jamaïque, en République Dominicaine et en Haïti par des journalistes professionnels, a révélé que l’infidélité constitue l’un des facteurs de la propagation du VIH-Sida dans la région des Caraïbes, y compris Haïti, a annoncé ce jeudi l’Officier de programme de Panos Caraïbe, Cossy Roosevelt, au cours d’une rencontre avec la presse.

 

 

« Qu’il s’agisse d’hétérosexuels ou d’homosexuels, l’infidélité dans les couples est une pratique courante à la Jamaïque, en République Dominicaine et en Haïti ». C’est ce que révèlent les interviews et les enquêtes menées dans ces trois pays de la Caraïbe.

Trois pays et trois populations différents qui déclinent cependant de nombreux points communs en matière de comportements sexuels et des motivations économiques qui les accompagnent, souligne-t-on dans un dossier résumant l’enquête distribué à la presse.

Selon le document, dans certains couples hétérosexuels, un élément non négligeable vient compliquer l’équation et fausse les données sur le VIH-Sida : les hommes ont des relations sexuelles non protégées avec un ou plusieurs autres hommes tout en continuant à accomplir leurs devoirs conjugaux vis-à-vis de leurs épouses.

Par ailleurs, révèle l’étude, il est assez courant que des hommes engagés dans une relation stable, fréquentent sur une base régulière des travailleuses de sexe qui, elles, ne sont pas toujours rigoureuses sur le port du préservatif ou qui se laissent convaincre par des clients trop entreprenants.

Les femmes en couple, poursuit-on, ne sont pas en reste : avoir plusieurs partenaires sexuels tout en étant en couple est un moyen comme un autre pour elles de payer des cours, s’acheter des gadgets ou assurer la survie de leurs familles. Sur le fait, se protéger contre une infection ou contre le Sida parait souvent bien loin de leurs préoccupations immédiates, laisse-t-on comprendre.

Outre l’infidélité dans les couples, l’inégalité sociale entre les sexes et la dépendance économique de certaines femmes sont considérées comme des facteurs importants de transmission du VIH dans les rangs des femmes. Ceux-ci, note-t-on, seraient responsables de la féminisation de l’infection.

D’après l’enquête, en Haïti, en 2009, pour 100 hommes infectés, 140 femmes sont séropositives. La situation est également préoccupante en République Dominicaine et à la Jamaïque.

Selon les dernières estimations de l’ONUSIDA, la prévalence du VIH-Sida dans les Caraïbes pour la tranche d’âge 25 à 44 ans est de 1%, faisant ainsi du bassin de la Caraïbe, la deuxième région du monde la plus affectée par le Sida après l’Afrique Subsaharienne.

« Si l’infidélité ne peut pas être considérée comme le seul responsable de la propagation du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) en République Dominicaine, à la Jamaïque et en Haïti, il est cependant une des principales causes », précise-t-on dans le résumé.

Les témoignages d’hétérosexuels, d’homosexuels et des travailleuses de sexe à travers des études de cas, mettent l’accent sur les aspects socioculturels, religieux et économiques.

Concernant Haïti spécifiquement

Concernant Haïti, à la question relative à d’éventuelles propositions faites par Panos Caraïbe à l’État haïtien, notamment au ministère de la Santé publique, Cossy Roosevelt a indiqué que son organisme ne reste pas muet en ce sens. Panos propose aux autorités haïtiennes concernées d’intensifier les campagnes de sensibilisation sur la question du Sida au niveau des jeunes, mais aussi de créer des activités devant favoriser une certaine autonomie financière, particulièrement pour les jeunes filles et les femmes.

« Ce que nous comprenons dans l’étude, il est claire qu’avec la question de la misère noire et la pauvreté en Haïti, pour survivre, des jeunes des deux sexes sont obligées de pratiquer la prostitution. Très souvent ces derniers se trouvent dans l’incapacité de négocier leur relation sexuelle, faute de leur vulnérabilité économique », a fait remarquer Cossy Roosevelt.

Selon l’ancien journaliste de radio métropole, jusqu’en 2009, les derniers chiffres faisaient état de 300 000 personnes infectées du VIH-Sida dans la Caraïbe, dont plus de 70 % des cas ont été enregistrés en Haïti. Par ailleurs, a-t-il fait savoir, des études sont en cours actuellement aux fins de déterminer si une hausse de la maladie n’aurait pas été enregistrée de 2009 à nos jours.

Toutefois, a-t-il indiqué, les derniers résultats d’études menées ont fait comprendre qu’Haïti est passée de 6 % à moins de 3 % du taux de prévalence du VIH-Sida dans le pays, grâce à un ensemble de luttes menées jusqu’en 2006.

Texte et photo : Alix Laroche

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