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Haïti-Société: Cité Soleil, ni ange ni démon (Reportage)

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Cité Soleil, l’une des communes les plus peuplées de la région métropolitaine de Port-au-Prince, présente encore et toujours, en dépit de quelques progrès, un tableau triste et sombre, a constaté un reporter de Haïti Press Network.

Construit à l’origine pour accueillir quelques milliers d’ouvriers, ce bidonville de plus de 250 000 âmes fait quotidiennement face à un ensemble de difficultés socioéconomiques et infrastructurelles. La gestion rationnelle de la commune qui fonctionne entre progrès et dilemme quotidien semble échapper au contrôle des dirigeants.

En effet, si circuler à pied et/ou en voiture à Cité Soleil représentait dans le temps un grand danger, il ne l’est presque plus de nos jours. Considérée comme une zone de non droit dans les années 2004, Cité Soleil est plus ou moins accessible ces derniers temps. Quant à la route, appelée couramment (rout nèf) débouchant sur la route nationale numéro 1, elle est très fréquentée, a-t-on constaté lors d’une visite des lieux.

Néanmoins, persistent encore, les problèmes les plus élémentaires de la vie. Des problèmes évidemment qui contrastent avec les droits fondamentaux que doit jouir tout être humain fait de chair et de sang.

La commune souffre de presque tous les maux du monde. Les riverains tout comme les responsables municipaux gèrent un quotidien des plus amers, notamment sur le plan socioéconomique. Sur ces problèmes qui pèsent particulièrement lourd sur la vie des résidents de la Cité, viennent se greffer d’autres difficultés liées, par exemple, au manque d’infrastructures et l’absence quasi-totale des services de base à tous les niveaux.

Réagissant sur les problèmes fondamentaux de la commune comme c’en est le cas de tant d’autres de la capitale, Gréfin, un notable de la Cité, a déclaré que ce phénomène constitue le résultat d’un manque de souci lié à une mauvaise foi des dirigeants qui se sont succédé.

« C’est une commune méprisée et qui, ironiquement, sert d’argument de chantage politique pour les candidats à la présidence. C’est dommage », dit-il froidement avec un sentiment de regret.

Quelques progrès
Cependant, a affirmé notre interlocuteur, en dépit de toutes les difficultés auxquelles fait face ce bidonville tristement célèbre, certains progrès y ont été tant bien que mal réalisés.

M. Gréfin a particulièrement fait référence aux bandes armées qui semblent avoir observé un vrai cessez-le-feu. Grâce à la vigilance de la police nationale et de la Minustah, une certaine tranquillité est observée dans la commune, a-t-il dit, sans toutefois ignorer des cas d’insécurité isolés enregistrés.

« Il y a des dispositions sécuritaires prises par les forces de l’ordre qui se révèlent un peu efficace. Pour contrôler des cas isolés, particulièrement le viol et les vols à main armée, des patrouilles ponctuelles sont menées dans des endroits ciblés », a informé un policier qui a requis l’anonymat.

Compte tenu de la fragilité sociale et l’absence d’une politique publique de renforcement institutionnel de la municipalité à tous les niveaux, il y a certains impacts positifs qui paraissent difficiles à identifier. Toutefois, plusieurs riverains de Cité Soleil disent avoir reconnu qu’il existe ces derniers temps, une période de répit, même si la misère noire, le chômage et la faim hantent encore les esprits.


Alix Laroche
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