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Haïti-Société : Des activités trompe-chômage étouffent Port-au-Prince

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Port-au-Prince, dans son ensemble, bourdonne, le jour comme la nuit, de toutes les activités, à l’exception de celles pour lesquelles il a été construit en tant que capitale, a constaté Haiti Press Network.



Sous les regards amusés ou indifférents des passants, les spectacles sont nombreux à Port-au-Prince qui, paradoxalement ne dispose aujourd’hui, aucun lieu de détente et de relaxation.

 

Prises de gueule acharnées et répétées entre débrouillards voisins, chauffeurs de tap-tap et passagers, rixes violentes entre enfants de rue en guenilles et chargeurs de camionnette rythment le vécu quotidien des Port-au-princiens.

Le dilemme c’est que pour échapper aux rigueurs du chômage accablant, la règle à Port-au-Prince est de s’embarquer dans des petits commerces de rien du tout, mais qui semble en dépit de tout, aider à subvenir à certains besoins.

Il est 11 heures du matin. Delmas 60. Kerline âgée de 28 ans, déjà mère de quatre enfants, assise sur un morceau de bloc dans les parages de la place. Son commerce à elle consiste en de petits sachets de gâteaux secs et des bonbons étalés dans un van abîmé qu’elle propose aux passants, notamment aux écoliers qui reviennent de classe. Son visage décharné exprime le degré de sa misère. Son offre semble ne pas intéresser les passants qui, eux aussi, ont leurs lots de problèmes auxquels les solutions sont imperceptibles.

« Si petit qu’il soit, c’est mon commerce qui me permet de nourrir mes quatre enfants orphelins de père. Leur papa est mort dans le tremblement de terre du 12 janvier 2010. On n’a même pas eu son corps entier pour l’enterrer », se désole Kerline, en désignant le contenu de son van mal fagoté.

Quelques mois avant, elle était marchande ambulante et vendait des vêtements usagés. Mais son capital a été vite englouti dans la satisfaction des besoins primaires de ses enfants. Consciente de sa mauvaise situation elle pense un jour sortir de cette galère.

« J’ai encore assez de force. Avec ma détermination, j’arriverai un jour à m’en sortir à l’aide du Dieu vivant », affirme-t-elle courageuse.

Sa voisine immédiate de trottoir, Simone, marchande de cacahuètes de son état, explique, quant à elle, que sa vie est un enfer. Son petit démêlé ne lui rapporte rien, alors qu’elle s’occupe de son foyer et de sa mère en situation de paralytique depuis près de deux ans.

« J’aimerais que les autorités volent à mon secours mais les espoirs sont très minces », soupire, désespérée, Simone.

Texte et photo : Alix Laroche
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