Le ministère, dans note de presse parvenue à HPN, rappelle que par le passé des soldats de maintien de la paix de l’ONU en Haïti ont été reconnus coupables d’exploitation et de violences sexuelles notamment sur des femmes et des mineures.
Le ministère prend note de la décision du Chef de la Mission de l’ONU en Haïti de rapatrier les coupables pour être déférés par devant les juges naturels.
Cependant, le MCFDF fait remarquer que ces mesures sont insuffisantes compte tenu de la répétition de ces pratiques de violations des droits humains sur les natifs et natives par le personnel militaire de la Minustah.
Ainsi, le MCFDF propose que la Minustah renforce ses mécanismes internes en vue d’assurer la stricte application des résolutions 1325 et 1820 adoptées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies respectivement en 2000 et 2008 lesquelles exigent la parité hommes/femmes dans les missions de la paix, la politique de tolérance zéro pour le personnel civil et militaire reconnu coupable d’abus sexuels et la nécessité des États contributeurs de troupes de respecter leurs engagements internationaux et de fournir une aide aux victimes.
Le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes, tout en apportant son soutien moral à la victime et à sa famille, réitère sa volonté d’œuvrer pour une société pleinement respectueuse des droits de la personne.
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