• Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Grand’Anse : À Maffranc, le fort Marfranc attend du renfort

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 6
MauvaisTrès bien 

Situé sur l’un des cimes de Maffranc, un petit village montagneux situé sur la route de Jérémie à Dame-Marie (Grand’Anse), le Fort Marfranc a été réhabilité en 2008 par un ancien délégué départemental du nom de Christian Joassaint, a informé à Haiti Press Network, Floryl Sinvil lors de notre passage la semaine dernière dans la Grand’Anse.

 

 

Ce patrimoine historique qui fait partie d’une vingtaine d’œuvres militaires construites sur le territoire au lendemain de l’Indépendance en 1804 sous les ordres de Dessalines, nécessite aujourd’hui une attention un peu plus soutenue. Les traces des travaux de réhabilitation sont encore visibles certes, mais le fort, estime plus d’un, mérite d’être élevé au rang des grands bâtis historiques de la nation.

Ce système défensif qui était érigé contre un éventuel retour des Français, anciens maîtres de la colonie de Saint-Domingue, domine une vallée verdoyante qui dévale dans les confins de la Grand’Ansse où passe la rivière de la Grand’Anse qui suit son lit en contrebas.

Placé en position stratégique, au haut d’une colline dans un climat sain et un air pur, où les visiteurs sont balayés par un vent frais venant des arbres et des arbustes verdâtres, ce fort est encore équipé de trois géants canons qui résistent depuis plus de 200 ans sous les assauts de l’oxygène de l’air (o2). Ils sont stratégiquement placés dans les positions Nord, Sud et Est.

Cette forteresse dont la construction fut dirigée par un ancien général de division de Jean-Jacques Dessalines du nom de Laurent Férou, un des chefs des insurgés haïtiens contre les Français, selon des explications de Sœur Mona Jacques, surplombe toute la ville de Jérémie.

À l’entrée du fort, se trouvent des montagnes formant des dromadaires en contrebas et au sommet. En gravissant ces mornes, on peut trouver la côte Sud où sont situées les communes des Côteaux, Chardonière, Roche-à-Bâteau, Port-à-Piment et les Anglais.

« Des visiteurs y viennent de temps en temps. Des écoles de Jérémie amènent des élèves faire des visites », raconte Floryl Sinvil, notre guide.

Le fort a été construit sur les vestiges de l’ancienne maison d’un officier français de la première compagnie de gendarmes, le capitaine Marfranc qui servit également sous les ordres du général polonais Wladyslaw Jablonowski. Ce patrimoine historique s’étend également sur l’emplacement d’anciennes cases d’esclaves, nous informe Sœur Jacques qui citait l’historien Moreau De Saint-Merry.

À deux pas du fort, s’érige une petite tombe, de laquelle serait enterré, d’après Sœur Mona Jacques qui fait référence à la petite histoire, le corps inanimé du général Laurent Férou, l’un des signataires de l’acte d’Indépendance d’Haïti, créateur du fort, né sur l’habitation Pinot aux Côteaux et mort à Jérémie en 1806.

Selon la religieuse, directrice de l’École normale de Maffranc, le site a été également habité par des Américains dans le contexte de l’occupation américaine en 1915.


Texte et photo : Alix Laroche

Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

HPN Sondages

7/7 Hebdo

Actuellement Sur HPN....

Nous avons 214 invités en ligne


Rechercher dans le site

Facebook

FOR USA & CANADA RESIDENTS ONLY


To receive HPN tweets on your mobile
USA ---> SEND : follow hpnhaiti | to : 40404
CANADA ---> SEND : follow hpnhaiti | to : 21212

 

Follow hpnhaiti on Twitter