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Haïti-Post-Séisme : Stopper les expulsions forcées dans les camps de déplacés

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L’Amnesty international et l’organisation locale "Collectif du droit au logement" ont appelé conjointement le gouvernement haïtien à cesser les expulsions forcées dans les camps de déplacées dans le pays. À cette fin, une rencontre entre des ministres du gouvernement et d’Amnesty a eu lieu, lundi, à Port-au-Prince, a appris Haïti Press Network.

 

 

Cette rencontre, entre le ministre de la justice, Jean Renel Sanon; la ministre déléguée auprès du premier ministre chargée des droits de l’homme et de la lutte contre la pauvreté extrême, Marie Carmelle Rose Anne Auguste ; et des représentants d’Amnesty international, a été portée sur la nécessité pour l’État de stopper les expulsions forcées dans les camps.

« La façon qu’on expulse les déplacés dans les camps ne respecte pas la loi interne du pays ni les normes internationales, dont les Conventions relatives au droit au logement qui, pour la plupart, sont ratifiées par Haïti », a fait savoir Chiara Liquori, d’Amnesty international, lors d’une conférence de presse.

L’organisation internationale de défense de droit de l’homme, Amnesty international, a déploré que l’État haïtien n’a pas pris de mesures adéquates pour protéger les déplacés qui vivent, dans de mauvaise condition, dans les camps.

« Les expulsions se font souvent par la force. Parfois, des policiers qui prenaient pas dans les expulsions font usage d’armes à feu et interviennent avec violence pour contraindre les gens à quitter les camps », a signalé Chiara Liquori, chercheuse à Amnesty.

Elle a rapporté que les représentants du gouvernement ont clairement indiqué que « l’État n’est impliqué et ne cautionne pas les expulsions forcées dans les camps ».

Colette Lespinasse, coordonnatrice du groupe d’appui aux réfugiés et rapatriés (GARR), qui intervenait à la conférence, a, elle, pris le contre pied de la déclaration des officiels du gouvernement.

« Ce sont des policiers, des juges et dans certains cas des maires, accompagnés de [bandits] qui sont descendus en personne dans les rues pour expulser les gens dans les camps. Comment l’État peut ne pas être responsable dans ces cas ? », a exprimé Colette Lespinasse.

« Je me souviens de plusieurs cas de figure, en particulier le déguerpissement des déplacés à la place Jérémie, entre autres, le 21 décembre 2011, quand des bandits accompagnés de la police ont violemment chassé les déplacés de ce camp », a réagi, pour sa part, Sanon Reyneld, de FRAKA.

Amnesty international a appelé le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour freiner le processus d’expulsion forcée des déplacés et a adopté une politique en leur faveur dans la reconstruction du pays.

Selon Amnesty international, qui cite des chiffres de l’OIT, 16 104 familles qui vivaient sous les tentes ont été victimes d’expulsion forcée dans 175 camps de la région métropolitaine entre juillet 2010 et mars 2013, et 75 mille autres sont sur le point d’être victimes du même processus.

 

 

 

Sylvestre Fils Dorcilus

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Twitter : @sfdorcilus  /  @hpnhaiti

 

 

 

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