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Haïti-Société: Triste tableau en matière de droits humains, constate le RNDDH

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Le Réseau national de défense des droits humains a présenté, le 16 mars à la 147e session de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, un tableau sombre de l’évolution de la situation des droits humains en Haïti, a appris Haïti Press Network.

Représenté à cette assise par Marie Rosy Kesner Auguste, le RNDDH a rapporté qu'« Haïti est en proie à une insécurité humaine flagrante ».

L’organisation de défense des droits humains a constaté une violation systématique des droits civils, politiques, économiques et sociaux des citoyens haïtiens.

« Cette négation des droits humains affecte la population en général, et en particulier les personnes déplacées et les celles privées de liberté », a souligné Marie Rosy Kesner Auguste, dans son intervention.

 

Situation alarmante dans les prisons

L’assistante responsable de programmes au RNDDH, Marie Rosy Kesner Auguste a mis l’emphase sur le nombre de personnes incarcérées dans un espace [très] réduit, dans les centres carcéraux.

« Le ratio d’espace minimal par personne est de 0 mètre carré 62, dans les centres carcéraux », a noté le RNDDH et précisé que « l’espace carcéral haïtien est aujourd’hui estimé à 6 200 mètres carrés pour une population carcérale estimée à 9 904 individus. »

Haïti compte 17 centres de détention. Une nouvelle prison a été inaugurée en octobre 2012.

Cette situation alarmante de l’espace carcérale ne permet pas la séparation des détenus, selon le RNDDH.

« La seule séparation existante est faite sur la base de sexe. Les femmes et filles mineures sont mises entre elles. »

À part le département de l’Ouest, a constaté le RNDDH, toutes les prisons du pays gardent les hommes et les garçonnets entre eux.

« Les condamnés partagent les mêmes cellules que ceux qui attendent d’être jugés », a fait savoir l'organisation.

Selon le RNDDH, les personnes privées de liberté sont gardées dans des conditions inhumaines et dégradantes.

« Elles sont entassées dans les cellules, dans une grande promiscuité, exposées aux maladies contagieuses comme la galle, la grattelle, le choléra… »

 

91 % de personnes incarcérées est en détention préventive prolongée

Le Réseau de défense des droits humains a fait état, pendant la 147e session de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, de la détention préventive prolongée à travers le pays.

« À côté des conditions difficiles de détention, il existe la problématique de la détention préventive prolongée, a souligné le RNDDH. La population carcérale actuelle est estimée à 9 904 détenus, dont 7 188 en attente de jugement, soit 72.57 % de la population carcérale totale. »

La prison civile de Port-au-Prince accueille aujourd’hui 3 455 hommes. 285 seulement sont condamnés, soit 8.19 % d’entre eux. 91.81 % sont en attente de jugement. Des chiffres qui varient d’une juridiction à l’autre.

Seules 92 femmes sont condamnées, sur un total de 343 incarcérées. Les mineurs ne sont pas épargnés. Parmi les 24 mineures en détention, aucune d’entre elles n’est condamnée.

Dénonçant cet état de fait, le RNDDH a rappelé que cette situation est contraire à l’article 24 de la Déclaration américaine des droits et devoirs de l’homme.

Le RNDDH a déploré que des mesures prises par les autorités du pouvoir central pour résoudre ce problème n’apportent pas les résultats souhaités.

 

 

Sylvestre Fils Dorcilus

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Twitter : @sfdorcilus  /  @hpnhaiti

 

 

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