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Haïti-Coopération: Blocus de l’aide externe, des acteurs locaux réagissent

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Alors que les élections approchent dans le pays, tandis que des assistances économiques externes s’échappent au fur et à mesure à Haïti. Organisme international et pays amis d’Haïti durcissent le ton. Interrogés par Haiti Press Network, des experts haïtiens ont exprimé leur point de vue par rapport à ces positions.

 

À la fin du mois de décembre 2012, la Fondation Clinton-Bush, par la voix de son vice-président de marketing et de communication, Meg Galloway Pearce, avait indiqué que ladite Fondation mettra fin à ses activités de financement de programmes en Haïti, après avoir décaissé 54.4 millions de dollar de fonds dans divers secteurs dans le pays, notamment les Petites et moyennes entreprises (PME).

De son côté, l’Agence canadienne de développement international (ACDI) a décidé, quelques jours après l’annonce de la Fondation Clinton-Bush, de geler les fonds destinés à Haïti. Selon Julian Fantino, ministre de la Coopération internationale, cette décision a été adoptée dans le but de déterminer une approche plus efficace permettant au peuple haïtien de se prendre en main.

Julian Fantino, qui affirme que le gouvernement canadien attend de la transparence et la responsabilité du côté des dirigeants haïtiens, a déclaré qu’Haïti est toujours en mauvais état alors qu’en République dominicaine les choses vont autrement.

D’un autre côté, le gouvernement se voit obligé de monter au créneau pour démentir des allégations de la Société de Services sur Internet Yahoo France, faisant croire qu’Haïti soit dans la liste des 10 pires destinations sur la terre pour 2013 et que les voyageurs étrangers doivent éviter.

Opinant sur ces faits, certaines personnes estiment que les crises politiques aiguës, la problématique relative à la question de la bonne gouvernance et la mauvaise orientation politique du pays sont liées à ces décisions internationales.

Selon le coordonnateur de la Plate-forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (PAPDA), Camille Charlmers, cette décision du Canada est attachée à la position conservatrice du gouvernement canadien. Cependant, le professeur Charlmers n’exclut pas l’absence de résultats probants par rapport aux fonds alloués à Haïti qui soit également à la base de telle position.

Par ailleurs, Camille Charlmers insiste sur la nécessité pour l’État haïtien de travailler, afin de parvenir à ses besoins au lieu de compter sur les assistances internationales.

Réagissant pour sa part sur ce fait, Evans Paul, membre du Komite Inite Démokratik (KID), estime, selon ses lectures, que la communauté internationale commence à exprimer un « désaveu » à la politique du gouvernement haïtien qui affiche des carences de résultat.

Selon l’ancien maire de Port-au-Prince, ces mesures adoptées par la communauté internationale, notamment le Canada pénalisent davantage le peuple haïtien qui ne vit que de l’assistance internationale.

D’après ses analyses, la grave crise économique mondiale qui affecte pas mal de pays de la planète pousse aussi certains donateurs à surveiller les moindres failles des petits pays pour appliquer de telle mesure.

S’interrogeant sur l’efficacité de l’aide destinée à Haïti, qui juge-t-il, ne cible pas le gouvernement haïtien mais plutôt les ONG et des firmes internationales, M. Paul cite le cas du Canada qui gère les fonds alloué à Haïti via l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et les États-Unis qui le fait généralement par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

De son côté, le professeur à l’université, Fritz Deshomme dit avoir vu ces décisions étrangères comme étant la conséquence des mauvaises orientations politiques du pays. À l’instar d’Evans Paul, M. Deshomme, croit que les fonds alloués en aide à Haïti sont gérés en grande partie par les ONG et les firmes internationales.

« Nous sommes en train de payer les conséquences des mauvaises orientations politiques du pays », a-t-il soutenu.

Pour corroborer son point de vue, il a pris en exemple la question du tourisme qui, selon son avis, est incompatible avec toute une série de facteurs, notamment la présence de la Minustah dans le pays.

 

Alix Laroche

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