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Haïti : « Peu de progrès dans le respect des droits fondamentaux », a dit Me Joinet Merzius

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Le 10 décembre de chaque année est, depuis 64 ans, consacrée à la célébration des droits de l’homme, dans le monde. En Haïti, au-delà des activités commémoratives [officielles] de cette journée, le juriste Joinet Merzius a dressé un bilan mi-figue mi-raisin sur l’évolution des droits fondamentaux des haïtiens.

 


Le thème retenu pour la Journée des droits de l’homme cette année est : «l’inclusion et le droit de participer à la vie publique ».

Dans une interview à Haïti Press Network, en cette occasion, le spécialiste en droits de l’homme Joinet Merzius a pointé du doigt l’État haïtien qui, dit-il, est le premier violateur des droits des citoyens.


« L’État n’a rien fait pour permettre aux citoyens de jouir pleinement de leurs droits : sociaux-économiques et culturels, ni de leurs droits civils et politiques », a constaté Me Merzius précisant : « tous les droits sont uns, indissociables et indivisibles… ».

 

Il a cité, à titre d’exemple, la libération sans le respect des procédures judiciaires, la semaine écoulée, de Calixte Valentin, ex-conseiller du président Michel Joseph Martelly. Calixte Valentin est accusé d’assassiner, par balles, d’un citoyen.

 

Aussi, Me Merzius a fait état des conditions de vie de milliers de citoyens dans des camps de fortunes dans la région métropolitaine, ainsi que les difficultés, à cause de la cherté de la vie, qu’ont des familles pour se nourrir.

 

Le spécialiste en droit international des droits de l'homme a déploré que les gens soient constamment victimes de l’irresponsabilité des dirigeants du pays, et critiqué du coup les programmes dits ‘sociaux’ tels : Ti manman cheri, Ede pep… du gouvernement.

 

« Ces types de programmes ne peuvent pas apporter de solutions aux problèmes fondamentaux relatifs aux droits de la personne humaine comme le droit à un logement décent, à la santé, à la nourriture… ».

 

En guise de bilan sur la situation en Haïti, Me Merzius a noté –  par moment – certains progrès dans l’évolution des droits sociaux-économiques et culturels en Haïti.

 

Joinet Merzius a souligné que la célébration de la journée internationale des droits de l’homme était consacrée à la nécessité de la réforme du secteur de la sécurité, de la justice et de l’éducation en Guinée.

 

Cependant, a-t-il expliqué, le gouvernement ne manifeste pas de volonté pour garantir les droits fondamentaux mêmes de la population.

 

Il a appelé les dirigeants à prendre des mesures pour assurer un État de droit « véritable » dans le pays.

 

Il a également prôné une prise de conscience collective chez les citoyens pour forcer le gouvernement à assumer ses responsabilités : « il faut que les gens se regroupent en association, organisation pour faire passer leur revendication ».

 

Pour lui, la vitalité  des groupes de la société civile est essentielle pour le respect des droits de tous les haïtiens.

 

En plus de célébrer les droits de l’homme, cette Journée est l’occasion, chaque année, de mettre en lumière un problème particulier, et de plaider pour que chaque individu, où qu’il se trouve, puisse exercer pleinement tous ses droits fondamentaux.

 

Cette année, l’emphase est mise sur les droits de tous les individus – femmes, jeunes, personnes handicapées… –, afin que leurs voix soient entendues dans la vie publique et prises en compte dans les décisions politiques.

 

 

Sylvestre Fils Dorcilus

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Twitter : @sfdorcilus  /  @hpnhaiti

 

 

 

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