Le représentant en Haïti du secrétaire général de l'ONU, le Chilien Mariano Fernandez, l'a répété ce mercredi: la Minustah n'a pas mandat pour soutenir la création d'une force armée en Haïti, mais celui de coopérer et de renforcer la police nationale.
Lors d'un point de presse, son premier depuis son arrivée en Haïti il y a près de trois mois, le nouveau chef de la Minustah a rappelé que la mission de la Minustha était de stabiliser Haïti et que sur ce point, il avait constaté des progrès, mais sans doute insuffisant pour exiger le départ des troupes onusiennes.
Interrogé sur la création annoncée d'une nouvelle armée et une éventuelle cohabitation avec les Casques bleus, M. Fernandez a refusé de commenter avant d'en parler au président Martelly. "De toutes façons, a-t-il expliqué, le président haïtien n'a pas fait de demande au conseil de sécurité pour un quelconque support à cette armée dont le plan de remobilisation circule".
"Haiti a le droit d'être autonome, mais pour cela, les Haïtiens de tous les secteurs, politique, privé, social, ont besoin de travailler ensemble", pour voir un jour le "départ sans retour de la Mission de l'ONU".
M. Fernandez a conseillé les Haïtiens de mettre les institutions en place, car "il manque beaucoup de choses à Haïti pour atteindre la stabilité".
Même s'il a constaté des progrès dans le pays qui a élu un président et des parlementaires, M. Fernadez croit que la situation reste fragile. "Si Haïti était parfaitement stable, nous serions partis".
Le représentant du secrétaire général de l'ONU a donc encouragé les Nations unies de continuer à assister Haïti deux jours avant le renouvellement du mandat de la Minustah pour une nouvelle année.
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