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Haïti-RD: « Massacre de Guayubin », 15 ans après, pas de justice pour les victimes

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Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR),  a dénoncé le fait que les autorités dominicaines refusent jusqu'à présent d’exécuter les mesures du verdict de  la Cour interaméricaine des droits de l’homme, rendu public le 29 novembre 2012, condamnant l’État dominicain pour avoir attaqué, exécuté et blessé arbitrairement une trentaine de migrants haïtiens, le 18 juin 2000.

 

Ce  18 juin 2015 ramène le 15e anniversaire du « Massacre de Guayubin » où Six Haïtiens et un Dominicain ont perdu la vie et plusieurs autres personnes avaient été blessées après que de militaires dominicains avaient ouvert le feu sur le camion qui les transportait. L’acte s’était produit à Pilate, dans le Nord du Pays.

« Certains des survivants ont été expulsés collectivement et arbitrairement de la République Dominicaine, sans formalité. Plusieurs des blessés n’avaient pas reçu d’attention médicale et les corps ont été enterrés rapidement dans une fosse commune sans souci d’identification », a rapporté  Mme Louna Francois, Coordonnatrice de projet de promotion et de citoyenneté engagée au sein du GAAR.

Les quatre militaires qui avaient commis l’acte, furent traduits, en juillet 2000, par le Conseil de Guerre, devant le tribunal militaire de Première Instance pour homicide.  Ces derniers avaient été innocentés 5 jours plus tard, malgré les demandes répétées des victimes de se faire entendre devant les tribunaux civils. Les représentants des victimes ont donc décidé de  saisir les instances du système interaméricain de protection des droits de la personne en 2005.

Avec l’appui du GARR, de la CIDDHU (Clinique Internationale de Droits Humains) de l’UQUAM et du CCDH, un long et patient travail de recherches, d’accompagnement des victimes et d’argumentation a été mené auprès de la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme durant six ans, a raconté Mme Louna Francois.

La Cour interaméricaine des droits de l’homme a rendu public, le 29 novembre 2012, un verdict condamnant l’État dominicain pour avoir attaqué, exécuté et blessé arbitrairement une trentaine de migrants haïtiens le 18 juin 2000. De plus, la Cour ordonne à l’Etat dominicain à verser 927,000 dollars américains en réparations aux victimes et à leurs représentants.

Un délai  de six mois à un an avait été accordé aux autorités dominicaines Dominicaine pour exécuter l’arrêt, mais rien n’est fait jusqu’ici, a regretté Mme Francois.

«  La Cour nous a informés, dans une lettre datée du 27 juin 2014, qu'elle avait demandé à l'État de produire son rapport sur l'état d'avancement des mesures de réparation », a indiqué la juriste.

Face au refus de l’Etat Dominicain de répondre aux exigences de la sentence, des pétitionnaires (GARR, CIDDHU - Clinique Internationale de Droits Humains de l’UQUAM et le CCDH)  ont rédigé et adressé, le 10 juillet 2014, un rapport à la CIDH, signifiant les différentes démarches effectuées et la non-exécution des mesures exigées par la sentence.

Mise à jour le Jeudi, 18 Juin 2015 16:22  

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