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Haïti-Séisme-DGI : Un ministère plutôt qu’un Mémorial !

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Deux ans après la pose symbolique de la première pierre par l’ex-président René Préval, annonçant la construction du Mémorial de Port-au-Prince, sur le site du bureau central de la Direction Générale des Impôts (DGI), où plusieurs employés et cadres de l’État eurent rendu l’âme lors du séisme de janvier 2010, aucun monument de ce genre n’a été élevé à cet emplacement, constate un reporter de Haïti Press Network. 

 

C’étaient plutôt depuis trois ans des herbes sauvages, des détritus et des rats qui ont été remarqués à cet endroit qui symbolise l’une des plus grandes instances de collecte de fonds de l’État haïtien.

 

Pourtant, une grande cérémonie réunissant des personnalités haïtiennes et étrangères, des journalistes locaux et internationaux, s’y était déroulée le mercredi 12 janvier 2011 en mémoire de toutes les victimes du séisme, notamment celles de cette institution.

 

Deux ans après, aucun suivi n’a été fait. Aucune promesse n’est tenue. Les belles paroles s’en volent vers on sait où. L’espace est en chantier actuellement, mais pour l’érection du bâtiment qui doit loger le ministère de l’Intérieur, comme l’a annoncé récemment le gouvernement Martelly/Lamothe.

 

Pas de mémorial de Port-au-Prince qui devait être dressé en souvenir des personnes disparues pendant le cataclysme.

 

« Amnésie sélective ou déficit de suivi ? », s’interroge un citoyen qui se rappelle avoir été présent le jour même de la cérémonie d’annonce.

 

Rappel

En guise d’un seul lieu de mémoire rappelant cette catastrophe naturelle tragique sans précédent, le chef de l’État d’alors, René Préval avait indiqué que : « la construction d’un mémorial, symbole de mémoire, est prévue dans chaque ville qui avait été frappée par le séisme. »

 

Le site qui abritait autrefois le bureau central de la DGI, avait-il souligné, était choisi d’une part, en mémoire de toutes les personnes décédées en ce lieu ; d’autre part, pour ce qu’il représentait en tant que symbole de la réalité économique du pays.

 

« Cet espace constitue désormais un coin de méditation et de réflexion en mémoire des disparus. Il est en même temps un monument de souvenir du séisme qui a causé la mort de quelque 300.000 âmes et jeté à la rue plus d’un million de personnes », avait souligné le premier citoyen de la nation d’alors.

 

Pour Mme Marie-Laurence Jocelyn Lassègue qui était ministre de la Culture et de la Communication à l’époque, la nécessité d’un endroit comme le Mémorial du site de la DGI qui rappelle ce passé terrifiant, est important dans la mesure où il symboliserait non seulement un devoir de mémoire mais aussi un deuil personnel et collectif.

 

Quant à l’ingénieur Gilbert Chenet qu’était chargé de la construction du monument, il avait indiqué que le Mémorial de Port-au-Prince, allait être construit en grande partie avec les matériaux issus des décombres.

 

Trois ans après le tremblement de terre, entre mémorial et un ministère, la nouvelle équipe dirigeante a de préférence choisi d’ériger à la place de l’ancien bâtiment effondré, le ministère de l’Intérieur.

 

 

Alix Laroche

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