Depuis la divulgation sur Internet d’une vidéo montrant 4 casques bleus uruguayens en train de violer Johny Jean, un adolescent de Port-Salut (Sud d’Haïti), plusieurs Haïtiens vivant à l’étranger n’ont pas cessé de réclamer le retrait total des forces onusiennes.
“Nous allons déposer une plainte aux Nations unies, à New-York, pour demander à Ban Ki-moon le départ d’Haïti des soldats de l’Onu”, ont déclaré à Haiti Press Network plusieurs compatriotes résidant aux Etats-Unis.
Ils exigent par ailleurs que ces militaires soupçonnés de viol soient jugés en Haïti.
« Nous voulons le retrait du contingent uruguayen dans son ensemble, car si quatre soldats peuvent le faire, tout le groupe est coupable», estime Emilie, infirmière à Boston.
«C´est quelque chose de honteux, les Nations unies doivent le reconnaître », ajoute-t-elle.
Tandis que pour d’autres Haïtiens, la présence des soldats déployés en Haïti depuis 2004 reste nécessaire. Car selon eux, ceci a sans doute empêché la répétition de coups d’état sanglants qui pourraient aggraver la situation actuelle.
"Nous avons de graves problèmes de sécurité. La Police nationale est sous-équipée en termes de moyens, de formation, nous avons d'énormes retards et cela doit être compensé par quelque chose et ce quelque chose ce sont pour l’instant ces casques bleus", avait déclaré à Port-au-Prince le Premier ministre haïtien.
“S’ils partent définitivement, les règlements de comptes armés entre gangs de trafiquants de drogue vont s’intensifier dans le pays. On a la police, et ça ne suffit pas. Il faut des forces d'interposition, des militaires, pour empêcher les belligérants de s'entre-tuer”, affirme pour sa part un Haïtiano-américain sous couvert d’anonymat.
Depuis plusieurs années déjà, différentes affaires de corruption, de prostitution organisée, de pédophilie et de viols, entachent l’image des casques bleus et de leur administration civile et militaire à travers le monde.
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