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Haïti-RD : quel est le suivi pour le PNRE ?

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Le Bureau du Plan de Régularisation de la province d’Indépendancia a ouvert ses portes le 26 juin 2015 mais ne dispose pas d'équipement nécessaire pour orienter, aider, conseiller des migrants ou recevoir leurs documents. C’est une manœuvre du ministère de l'Intérieur et la Police dominicaine pour semer la confusion et induire en erreur l'opinion publique nationale et internationale. Cette institution a demandé aux employés de ce bureau, qui ont été nommés l'année dernière et intégrés depuis plusieurs mois sans avoir travaillé un seul jour d’ouvrir les bureaux, de respecter les heures de travail, mais de ne pas s’adresser à toute personne qui s'approche d'eux.

 

Comme le témoignent plusieurs médias, des ONG et quelques églises, 173 personnes se sont présentées hier au bureau du Plan de régularisation de Jimaní pour recevoir l’assistance de la part des fameux employés du Ministère de l'intérieur et de la police. La surprise a été qu'aucun des migrants qui sont venus au bureau n’a été suivi, bien que les portes aient été ouvertes et le personnel assis à son bureau.

Les migrants qui étaient là depuis 8h 30 du matin sont restés jusqu'à la mi-journée en attente d’une réponse de la part des autorités, réponse n’a jamais été arrivée. A ceux qui ont demandé aux représentants dominicains, pourquoi ils ont ouvert les portes de ce bureau qui étaient fermées depuis plus d’un an, ils ont répondu qu'ils avaient reçu l’ordre d’ouvrir mais n’étaient pas autorisés à répondre ou recueillir des documents des étrangers qui veulent compléter leur dossier. D’ailleurs, ils n’ont pas d’équipement approprié ni de compétences qu’il faut pour orienter la population.

Tous ces incidents ont été enregistrés par les caméras de télévision et transcrits dans un acte notarié afin de rendre publiques ces entraves administratives rencontrées par les migrants et le manque de coordination entre les différentes institutions gouvernementales.

De la même manière, les responsables du Plan de Régularisation à Santo Domingo ont demandé aux employés des bureaux de Barahona et de San Juan de la Maguana de ne plus recevoir de documents des personnes qui avaient été inscrites au plan avec l’acte de naissance d’Haïti et qui par la suite cherchaient à compléter leurs dossiers. Et ils ont donné l’ordre de les garder sans les expédier au Ministère de l’Intérieur et de la Police. S’il en est ainsi, cette décision prise par le Vice ministre Luis Manuel Fernández Valerio et le directeur du Plan National de régularisation, Samir Santos, serait de condamner à l’irrégularité plus de 78 000 personnes parmi les 288 460 inscriptions qui ont été réalisées dans tout le pays. Avec cette mesure, les 27 % des personnes enregistrées après avoir dépensé en moyenne 12 000 pesos dans le processus et effectué environ 5 voyages dans un bureau du Plan de Régularisation, ne pourraient pas opter pour un statut migratoire légal.

A noter que le GARR informe avoir rencontré une vingtaine de Comités de Droits Humains du Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS), le vendredi 26 juin 2015, en vue d’échanger sur les conditions dans lesquelles sont rapatriés au quotidien les migrant (e)s haïtiens à la frontière. Cette rencontre a permis  d’évaluer la nouvelle  forme de déportations massives mise en œuvre par les autorités dominicaines, et aussi  de renforcer leurs stratégies pour accompagner  les personnes rapatriées, poursuit le Garr dans un communiqué.

 

 

SJM-Jimani

 

7/7 Hebdo

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