• Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Haïti-culture:« Jazz racine », musique métissée et témoignages sur le vaudou

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 6
MauvaisTrès bien 

Le cinéma a été au rendez-vous au festival Etonnants voyageurs de Saint-Malo du 26 au 28 mai, à côté des littératures du monde, dont celle d’Haïti, qui foisonnaient à ce grand rendez-vous littéraire. Encore une fois, Haïti s’est taillé une place importante dans ce grand festival du livre et du film, à travers la projection du documentaire « Jazz racine ».



Réalisé par Giuseppe De Vecchi, ce film évoque l’histoire, le parcours d’Erol Josué et de Jacques Schwarz-Bart. Le premier, prêtre vaudou et interprète de chants sacrés du vaudou, et le second, grand musicien de jazz et saxophoniste.

Ce documentaire est aussi l’histoire croisée de ces musiciens dont les cultures, à matrice africaine, s’entrecroisent. Jacques Schwarz-Bart se considérait comme un musicien qui était à « la recherche de son temps perdu ». Il avoue être aujourd’hui « entier ».

L’histoire d’Haïti y est aussi racontée, non de manière exhaustive, mais avec passion, notamment par la grande femme de lettres guadeloupéenne, Simone Schwarz-Bart, la mère de Jacques. Son fils rapporte : « depuis mon enfance ma mère écoutait Martha Jean Claude et les musiques haïtiennes. »

Cette écrivaine est d’ailleurs l’auteure, entre autres, d’une pièce de théâtre sur la vie d’un coupeur de canne haïtien en Guadeloupe, intitulée « Ton beau capitaine ». Un monologue, qui d’ailleurs a été mis en scène tour à tour par Syto Cavé, Bonel Auguste (avec pour acteur Rolando Etienne) et par Angélo Destin en 2009 au festival Quatre chemins.

La synergie entre le jazz et le vaudou se dégage dans le film. Ce beau mariage en constitue l’essentiel, lui sert de trame, ce pour maintenir en haleine le spectateur. Il le transporte en effet dans l’ambiance électrisante, intense, forte des rythmes vaudou, embellis par la voix d’Erol Josué, une voix sure et maitrisée dépourvue de tout maniérisme. Jacques Schwartz-Bart produit sur cette base rythmique de magnifiques phrasés. Les répliques de son pianiste, de son trompettiste créent un vrai dialogue musical.

Les images du concert sont entrecoupées d’interventions des musiciens. Des cartons aux images de « vèvè (représentation graphique, artistique et à la dimension géométrique des divinités de vaudou) servent d’images d’illustration des témoignages d’Erol Josué.

Dans le film, il se convertit en un pédagogue et un récitant de son amour, de son attachement à sa religion, à son Haïti, qui, selon lui, est bien « l’Afrique mythique » dont rêvent beaucoup de NoirsErol Josué vante les valeurs du vaudou, explique qu’il y est né. Cet initié et prêtre se fait le chantre des chants sacrés du vaudou et de ses danses. Ses concerts en deviennent un véritable spectacle.

L’un des moments du documentaire est marqué par cette incantation au rythme de laquelle tous les musiciens marchent, défilent, comme dans une procession religieuse, vers la scène. Erol Josué, dans son allure solennelle de maître de cérémonie, chante et conduit la procession. Sur ces images empreintes d’émotion et de spiritualité se termine le documentaire.  

Le disque « Jazz racine » doit sortir en février 2013. Erol Josué et Jacques Schwarz-Bart et leurs musiciens donneront le concert de ce documentaire en novembre à l’Opéra de Limoges.

 

 

7/7 Hebdo

Actuellement Sur HPN....

Nous avons 437 invités en ligne


Facebook

FOR USA & CANADA RESIDENTS ONLY


To receive HPN tweets on your mobile
USA ---> SEND : follow hpnhaiti | to : 40404
CANADA ---> SEND : follow hpnhaiti | to : 21212

 

Follow hpnhaiti on Twitter