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Haïti-Économie : La AMCHAM dresse un tableau sombre de la gouvernance haïtienne

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À l’occasion de la réunion annuelle de la Chambre de commerce haïtiano-américaine (AMCHAM), organisée dans le cadre d’un cocktail à la résidence privée de l’ambassadeur des États-Unis en Haïti, le jeudi 6 décembre, le président de cette institution, Philippe Armand a dressé un tableau sombre de la gouvernance en Haïti, a constaté Haïti Press Network.

 

 

Le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe accompagné des membres du cabinet ministériel, des représentants du corps diplomatique et consulaire, des parlementaires, des membres de l’association patronale et quelques membres de la presse, ont pris part à ce cocktail de fin d’année, au cours duquel M. Philippe Armand qui faisait le bilan annuel de la gestion de la chose de l’État, a dressé un tableau très sombre.

Si pour la Chambre de commerce haïtiano-américaine (AMCHAM), l’année 2012 a été fructueuse, pour Haïti par contre qui vient malgré elle, de connaître une légère amélioration en termes de l’indice de corruption,  selon le récent rapport de Transparency international, la bonne gouvernance est encore loin d’être une réalité.

Selon Philippe Armand qui tenait ses propos en présence du chef du gouvernement, Laurent Lamothe et l’ambassadeur Pamela White, le taux de croissance de l’économie nationale est très faible. Loin des productions annuelles de l’ordre de 8%, a-t-il ajouté, le taux de croissance de l’économie haïtienne se situe en dessous de 3% et est nul, lorsqu’on tient compte de la croissance de la population.

« Ceci est d’autant plus triste avec un produit national brut (Per capita) de moins de 1000 dollars américains par an. Nous demeurons non seulement le pays le plus pauvre des Amériques, mais aussi l’écart par rapport à nos voisins de la région ne fait que s’accroître chaque jour », déplore M. Armand.

« Cette pauvreté collective, cette misère abjecte, poursuit-il, devient encore plus inacceptable. Nous devons tous agir en partenaire, chacun en ce qui le concerne. En tant que secteur privé d’Haïti, nous devons forcer le développement, nous devons créer de la richesse pour réinvestir, produire et poursuivre une vision de croissance économique. »

Philippe Armand qui faisait une brève lecture de la situation politique surtout au Parlement, a fait remarquer qu’au cours des 18 derniers mois, seule la loi bancaire a été votée comme mesure d’accompagnement des investissements.

D’après le représentant du secteur privé, la loi sur le blanchiment d’argent, capitale dans les échanges commerciaux internationaux, est encore bloquée au Parlement. La loi relative à la protection des consommateurs est également reléguée dans les tiroirs du pouvoir Législatif depuis juillet 2012. La loi sur l’énergie électrique et celle devant punir le vol du courant électrique, sont aussi bloquées au Parlement depuis juillet 2012 aussi, fait-il savoir.

« La loi sur la signature électronique et la loi sur les communications n’ont même pas encore été débattues au Parlement, alors que des lois cadres dans ce domaine sont vieilles de plus de 40 ans, et ne gèrent évidemment les nouvelles technologies qui font partie de notre quotidien aujourd’hui », se plaint Philippe Armand, lequel dit croire que la croissance économique qui combattra la misère abjecte doit être une œuvre collective impliquant le gouvernement et le secteur privé.

Par ailleurs, M. Philippe Armand dit avoir foi dans l’avenir. Ainsi, estime-t-il, il faut œuvrer collectivement pour faire avancer les choses et propulser l’économie locale. Il s’agit, soutient-il, du Code du commerce, du Code d’assurance, du Code du travail, du Code fiscal, du Code des ports, de la loi sur les permis de construction, de la loi sur le bail, de la loi sur les exploitations minières, de la loi sur les zones économiques intégrées, de la loi sur la propriété intellectuelle.

« Tout semble bloquer. Et tout se doit d’être débloqué. Or, ces codes et lois sont indispensables au développement économique. Et leur non promulgation freine pour ne pas dire bloque, la bonne marche des affaires et décourage l’investissement local étranger », conclut-il.

 

Alix Laroche

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