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Succès du troisième congrès de l’Association des écrivains de la Caraïbe

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Le 3ème congrès des écrivains de la Caraïbe s’est déroulé du 10 au 13 avril 2013 en  Guadeloupe, avec Russell Banks comme invité d’honneur. Les autorités guadeloupéennes ainsi que les  principaux dirigeants de l’association ont ouvert ce congrès mercredi 10 avril à  l’Espace Régional du Raizet.

Josette Borel-Lincertin, présidente de la Région Guadeloupe, a déclaré : « Mondialement honorées, les littératures de la Caraïbe ont besoin de dépasser les barrières linguistiques et les cloisonnements géographiques pour tenter de bâtir un espace littéraire commun. »

Marcelle Pierrot, préfète de Guadeloupe, a pour sa part loué l’initiative de réunir les pays de la Caraïbe dans l’expression intense de leur littérature.

Le président de l’Association des Ecrivains de la Caraïbe, l’écrivain et universitaire  Roger Toumson, a expliqué l’intérêt du prix qui sera décerné et exposé le rayonnement de la littérature caribéenne à l’échelle mondiale, en rappelant, fait symbolique, que plusieurs Caribéens avaient été nobélisés : Saint-John Perse (Guadeloupe) ; Gabriel Garcia Marquez (Colombie) ; V.S Naipaul (Trinidad et Tobago), Dereck Walcott (Sainte-Lucie).

Ernest Pépin, secrétaire de l’Association des Ecrivains de la Caraïbe, a, lui, insisté sur l’importance du congrès et rappelé les grandes caractéristiques de la littérature caribéenne, héritière des Carpentier, Guillen, Roumain, Alexis, Glissant, Césaire, Garcia Marquez, Perse…  

L’invité d’honneur, Russell Banks, a expliqué la portée de ses romans. Il a rappelé quelques-unes de ses œuvres majeures: The book of Jamaica (Le livre de la Jamaïque), 1980 ; The Reserve (La Réserve), 2008 ; Lost Memory of skin (Lointain souvenir de la peau), 2012.

La deuxième journée a été marquée par trois séries de conférences :
La première : « Mémoire et histoire / vérité historique et fiction romanesque », a été prononcée par Russell Banks, Aurea Maria Sotomayor, Gisèle Pineau et Joanne Hillhouse, sous la présidence de séance Roger Toumson.

La deuxième : « Les figures héroïques », a été faite par Frances Velayoudon Faithful, Delia Blanco, Velma Pollard et Catherine Le Pelletier, sous la présidence de  Earl Lovelace.

La troisième : « Les esthétiques de l’épopée collective », sous la présidence de Delia Blanco, été prononcée par Luis Britto Garcia, Madison Smartt Bell, Lawrence Scott et Alain Foix.

La journée du vendredi 12 avril 2013 a été dominée par deux autres séries de conférences : la première, « Les œuvres emblématiques de la mémoire collective caribéenne », prononcée par Esther Phillips, Griselle Merced, Alexandre Alaric et Lyonel Trouillot, sous la présidence de séance de Andres Bansart ; et la seconde, « L’épopée collective au miroir de la poésie », fut prononcée par  Mac Donald Dixon, Annick Thebia et Luisa Chiqui Vicioso.

Un grand entretien s’est déroulé autour de l’œuvre de Russell Banks, avec les professeurs d’anglais, en présence de jeunes venus écouter le célèbre écrivain.

Un autre écrivain progressiste américain, attaché à l’histoire révolutionnaire d’Haïti, Madison Smartt Bell, était parmi les invités. Bell compte à son actif quatorze romans environ, dont : Toussaint Louverture (2007), le Maitre des Carrefours (2007), La couleur de la nuit (2011).

Un forum d’écrivains a permis à d’autres créateurs de lire leurs textes ou de les faire lire par des comédiens.

La quatrième journée, qui s’est tenue le samedi 13 avril 2013, a été marquée par l’Assemblée générale extraordinaire de l’Association des Ecrivains de la Caraïbe et par l’Assemblée générale de cette Association.

Valérie Barthez, de la Société des Gens de Lettres, a réalisé un exposé suivi sur le droit d’auteur. Le congrès a ensuite rendu un émouvant hommage à Aimé Césaire à l’occasion du centenaire de sa naissance.

Enfin, Roger Toumson a annoncé l’attribution du Grand Prix 2013 de l’Association des Ecrivains de la Caraïbe à l’Haïtienne Edwidge Danticat, absente de la cérémonie. Le récipiendaire du prix 2011, le romancier Trinidadien Earl Lovelace, a témoigné avec force des talents littéraires de Danticat.

Le congrès, a précisé Toumson, se fera un jour par rotation à travers  différents pays de la Caraïbe. Trinidad et Tobago, la République Dominicaine, la République d’Haïti pourraient l’accueillir dans l’avenir.

Parmi les grandes figures historiques de la Caraïbe, les intervenants ont insisté sur celles de Dessalines, Toussaint, Delgrès, Jose Marti, Simon Bolivar, Fidel Castro. A propos de l’esthétique caribéenne, furent pris en compte la théorie de la négritude, celle du Réalisme merveilleux et les théories du Discours antillais de Glissant.

La conférence de Lyonel Trouillot, « la lumière sur Dessalines », celle d’Alexandre Alaric sur L’Espace d’un cillement de Jacques Stephen Alexis, et celle de Annick Thébia sur Aimé Césaire ont  suscité grand intérêt.

Des activités périphériques ont également été organisées : soirée dominicaine, soirée hommage à André et Simone Schwartz-Bart, soirée musiques et danses caribéennes.

Ce congrès [nécessaire] aura questionné la création littéraire en Caraïbe et l’histoire des peuples de la région.


Dominique Batraville

 

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